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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 19:21
J'ai eu l'occasion de voir récemment le film "Séraphine"
 

 

  coeur[1] Coup de coeur

 

Cela faisait longtemps que je n'avais été autant bouleversée par un film... Je l'ai trouvé magnifique, superbe... ect...

Yolande Moreau est habité par son rôle. On oublie totalement l'actrice pour ne plus penser qu'à Séraphine.

Yolande Moreau a d'ailleurs eue un césar pour ce rôle dans ce film.  (le film a remporté  7 trophées)

 

L'histoire de Séraphine de Senlis il me semble que tout le monde l'a connait depuis la sortie de ce film.

Mais je vais tout de même en dire quelques mots... Séraphine est femme de ménage, elle travaille, entre autres chez un collectionneur d'art allemand et un jour celui ci à l'occasion de voir un de ses tableaux. Dès le début il admire le travail de Séraphine. Elle n'a jamais appris à peindre... Elle n'a jamais eu l'occasion d'entrer en contact avec le monde de la peinture... Elle peint comme elle respire, peindre c'est "être" Séraphine. C'est être elle même, totalement...

 

    

 

Elle trouve ses pigments dans la nature, fait sa petite cuisine dont elle ne révèlera jamais ses secrets....

Séraphine est en contact direct avec la nature, elle est en communion avec le vent, avec la chlorophylle, elle serre les arbres dans ses bras comme s'ils étaient des êtres humains...

 

J'ai adoré le début du film pour cela, on ressent la fraicheur de l'eau qu'elle touche, on sent sur sa propre joue le souffle du vent, on admire sa facilité à fabriquer des pigments, des couleurs avec ce qu'elle emprunte à cette nature même dont elle se sent si proche...

Elle peint des fleurs, des fruits, des arbres...

On reconnait tout de suite une toile de Séraphine de Senlis, elles ne ressemblent à aucunes autres... C'est vraiment un style particulier (personnellement, moi j'adore !!!)

Le début est lumineux, incroyable... On se coule dans cet enchantement et ce bonheur de voir Séraphine créer avec une telle simplicité et une telle modestie...

 

    

 

Séraphine sera abandonnée quelques temps par ce collectionneur obligé de fuir pour sauver sa peau, par cet homme qui lui a promis d'exposer un jour ses tableaux...  Mais il finira par revenir... Pour s'apercevoir que Séraphine ne peint plus des petits tableaux sur des petits morceaux de bois... 

Non... elle peint quand il revient des toiles gigantesque... Le talent de Séraphine a explosé, il s'est nourri de lui même, n'a plus fini de grandir... Ses toiles sont grandioses !!

La fin m'a dévasté, je ne savais pas comment fini l'histoire de Séraphine avant...

J'ai quitté ce film le coeur au bord de la nausée...

Pourquoi ? Pourquoi est-ce toujours les femmes qui finissent leur vie dans un asile ??? (Camille Claudel a connu le même sort) ??? Pourquoi est-ce toujours les femmes qui se suicident alors qu'elles sont au summum de leur art (et je pense là à Sylvia Plath) ???

J'ai quitté ce film en colère, dans une rage douce d'accord mais une rage quand même...

Mais qui ne sert strictement à rien...

Quel gachis... Et quelle tristesse que la fin tragique de Séraphine...

 

Si vous n'avez pas encore vu ce film je vous le conseille absolument, c'est un film indispensable...

 

Et bien sûr je lirais forcément le livre de Florence Cloarec : Séraphine, la vie rêvée de Séraphine de Senlis  Seraphine, la vie rêvée de Séraphine de Senlis Et je vous annonce même une très bonne nouvelle : Séraphine : la vie rêvée de Séraphine de Senlis il paraît en poche début octobre aux éditions Phébus... C'est pas génial ça ???

 

Et je compte bien le lire très, très vite...

J'espère vous avoir convaincue !!!

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 14:02
Robert Doisneau - Aubade pour Manhattan - 1960 (Source)
 
Berck-Plage
"C'est donc cela, la mer, cette immensité hors d'usage
Le cataplasme du soleil ne peut rien contre ma brûlûre.
 
Dans l'air fusent les couleurs électriques de sorbets
Puisés dans la glace par les mains gercées de filles blèmes.
 
Pourquoi est-ce si calme, que veut-on nous cacher ?
J'ai mes deux jambes et le sourire pour avancer.
 
Une épaisse couche de sable étouffe les vibrations ;
Elle s'étend sur des kilomètres et des kilomètres,
 
Et les voix flottent, immatérielles, diminués de moitié.
Le regard vient heurter contre ces surfaces lisses.
 
Qui renvoient comme un boomerang leur vision blesser l'oeil,
Faut-il s'en étonner si lui porte des lunettes noires ?
 
Faut-il s'en étonner s'il a opté pour une soutane ?
Ceux qui s'occupent de rassembler leur butin de sardines.
 
Lui présentent la muraille de leurs dos.
Ils manipulent les losanges vert et noir comme les morceaux d'un corps.
 
La mer aux serpents nombreux qui avait crée ces cristaux
Se retire en rampant et siffle longuement sa détresse
 
Berck-Plage, Sylvia Plath, extrait (partie 1) Ariel. "
Bonne promenade et bon dimanche !!!
Ceci est ma participation aux dimanche poétiques de Bockworm  (liste des participantes par ici)  
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l'or des chambres - dans Poésie
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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 13:09

 

A l'occasion des vingt ans des éditions Zulma j'ai eu la chance de rencontrer Laure Leroy et c'était à la librairie Bisey, à Mulhouse. Encore une fois j'ai passé une très belle soirée... Je n'ai pas pris de note alors mon billet ne sera pas tellement complet mais j'avais, pour une fois, envie de profiter de ce moment tout simplement.

 

Laure Leroy a vingt trois ans quand elle se décide à créer sa propre société d'éditions. Pour le nom très particulier de Zulma elle s'en explique très simplement, elle recherchait quelque chose de féminin et à choisi ce prénom parce qu'elle le trouve très original et qu'il a un rapport avec Balzac (qu'elle adore) : Zulma Carraud, Au départ Zulma avait plusieurs collections, elles ont disparus et aujourd'hui il n'y a plus qu'une collection : la littérature contemporaine du monde entier.

 

Elle donne beaucoup d'importance à l'originalité de ses couvertures, elle voulait quelque chose de différent de toutes ces couvertures françaises qui finalement se ressemblent beaucoup.

Pour ça elle a choisi un graphiste anglais : David Pearson. C'est vrai qu'elles sont superbes leurs couvertures... Elles sont tout de suite reconnaissables.

 

C'est une petite édition, ils publient une douzaine de titres environ par an. Et seulement cinq personnes sont au coeur de cet entreprise. C'est un choix. Elle préfère s'occuper de très près de chaque livre qu'elle publie. Cela ne peut être possible qu'à la condition de publier un certain nombre de livres.

Comme Sabine Wespieser c'est une passionnée par son métier. Elle est intarissable quand elle parle de ses publications... Et c'est un vrai plaisir de l'écouter.

 

Elle aime beaucoup éditer des textes étrangers et même dans des langues très mystérieuse (dont une tellement exotique que je n'arrive pas à me rappeler son drôle de nom), d'où l'importance des traducteurs.

 

Un des grands succès de Zulma est le livre "Là où les tigres sont chez eux" de Jean-Marie Blas de Roblès. Son  manuscrit avait été refusé par maintes éditeurs quand il a été découvert par Laure Leroy. Elle a été obligé d'imposer quelques coupes (le manuscrit était bien trop impressionnant) et l'a publié. Là où les tigres sont chez eux

Il a connu un succès foudroyant : Prix Fnac, Prix Jean Giono, Prix Médicis 2008 et c'est vendu à 30 000 exemplaires.

Mais c'est elle aussi qui a édité le grand succès de Marcus Malte (mon chouchou) : Garden of love  Garden of love qui a eu pleins pleins de prix aussi...

Et c'est à elle aussi que nous devons le merveilleux "Rosa Candida" de Audur Ava Olafsdottir qui a reçu également deux prix littéraire en Islande. Rosa Candida

 

Elle a parlé aussi d'une de ses dernières parutions, un livre dont elle dit qu'il l'a bouleversé et qui l'a fait pleurer :

Opium Poppy de Hubert Haddad  Opium Poppy

L'histoire d'un enfant soldat en Afghanistan. En voici les quelques mots des éditions Zulma :

"Encore et encore, on lui demande comment il s’appelle. La première fois, des gens lui avaient psalmodié tous les prénoms commençant par la lettre A. Sans motif, ils s’étaient arrêtés sur Alam. Pour leur faire plaisir, il avait répété après eux les deux syllabes. C’était au tout début, à Paris. On venait de l’attraper sur un quai de gare, à la descente d’un train…
Au fil de cette traque à l’enfant, se dessine l’histoire d’Alam. Celle d’un petit paysan afghan, pris entre la guerre et le trafic d’opium, entre son désir d’apprendre et les intimidations de toute sorte, entre son admiration pour un frère tête brûlée et l’amour éperdu qu’il porte à une trop belle voisine… Ce surprenant roman à la précipitation dramatique haletante éclaire la folle tragédie des enfants de la guerre. « Qui aura le courage d’adopter le petit taliban ? » semble nous demander avec une causticité tendre l’auteur d’Opium Poppy.

On sort infiniment dépaysé et à la fois bouleversé par ce roman de toutes les épreuves, dans la belle filiation de Palestine (Prix Renaudot Poche 2009, Prix des cinq continents de la Francophonie 2008).  "

 

J'avoue être très tentée par cette lecture...

Voilà encore d'autres titres de chez elle qui me font de l'oeil :

La dameuse d'Alina Reyes  La dameuse  Et l'écharde de Paul Wenz  L'écharde Une histoire venu d'Australie dont voici le mot de l'éditeur : "Lorsque Susie, débarquée deux ans auparavant de son Irlande natale, s’installe à la station de Tilfara comme housekeeper, son nouvel employeur ne met pas longtemps à se faire une opinion. « John Iredale appréciait tous les soins que Susie consacrait au ménage, mais elle lui donnait de plus en plus l’impression vague de danger qui s’attache à un fusil chargé dans la maison. Un bonjour, quelques mots pour un ordre, c’était là toute la conversation échangée entre eux ; mais il sentait qu’il aurait dû parler de la manière dont ses chaussettes avaient été reprisées, ou la remercier d’un mot d’avoir frotté avec tant d’éclat les cadres d’argent qui contenaient les photographies dans sa chambre à coucher. Elle n’avait jamais donné le moindre signe de familiarité ; elle avait gardé les distances et n’était pas un instant sortie de son rôle de domestique. John avait cependant surpris une fois ou deux les grands yeux bruns le fixant d’un regard intense et lointain à la fois, et comme inconscient. » Pour sa position, Susie est trop intelligente, possède de trop beaux cheveux, de trop beaux yeux et monte trop bien à cheval. À Tilfara, tous s’accordent sur ce point : elle a « des airs de duchesse qui aurait mis un tablier pour aider à une œuvre charitable. » Et parce que John ne comprend pas que Susie est follement éprise de lui, elle devient « l’écharde » qui va empoisonner son existence, des années durant. Roman magistral à la maîtrise peu commune, L’Écharde révèle la vigueur exceptionnelle du style de Wenz, injustement tombé dans l’oubli. "                  

 

C'est un détail mais je suis rentrée avec quelques marque-pages magnifiques :

 

                                                  

 

Voilà, je crois vous avoir dit tout ce que j'ai pu retenir de cette soirée très réussie.

Merci à la librairie Bisey.

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l'or des chambres - dans Rencontres
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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 21:10

Les femmes du braconnier  coeur[1] Gros coup de coeur

 

Lecture commune avec

Valérie, Théoma , Aifelle

Aymeline, Miss Orchidée et Hélène (petite précision : je poste ce billet ce soir, avec quelques heures d'avance parce que je ne serais pas là, demain, de la journée)



Mot de l'éditeur :

"C’est en 1956, à Cambridge, que Sylvia Plath fait la connaissance du jeune Ted Hughes, poète prometteur, homme d’une force et d’une séduction puissantes. Très vite, les deux écrivains entament une vie conjugale où vont se mêler création, passion, voyages, enfantements. Mais l’ardente Sylvia semble peu à peu reprise par sa part nocturne, alors que le “braconnier ” Ted dévore la vie et apprivoise le monde sauvage qu’il affectionne et porte en lui. Bientôt ses amours avec la poétesse Assia Wevill vont sonner le glas d’un des couples les plus séduisants de la littérature et, aux yeux de bien des commentateurs, l’histoire s’achève avec le suicide de l’infortunée Sylvia.
Attentive à la rémanence des faits et des comportements, Claude Pujade-Renaud porte sur ce triangle amoureux un tout autre regard. Réinventant les voix multiples des témoins – parents et amis, médecins, proches ou simples voisins –, elle nous invite à traverser les apparences, à découvrir les déchirements si mimétiques des deux jeunes femmes, à déchiffrer la fascination réciproque et morbide qu’elles entretiennent, partageant à Londres ou à Court Green la tumultueuse existence du poète.
L’ombre portée des oeuvres, mais aussi les séquelles de leur propre histoire familiale – deuils, exils, Holocauste, dont elles portent les stigmates –, donnent aux destins en miroir des “femmes du braconnier” un relief aux strates nombreuses, dont Claude Pujade-Renaud excelle à lire et révéler la géologie intime. "

 

 

«  Écrire : lécher, panser ses plaies, interminablement, sans jamais cicatriser ? »

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Ma fascination pour Sylvia Plath n’est pas du tout nouvelle… Je me rappelle avoir déjà été attiré par sa vie, pas son œuvre à l’adolescence déjà. Alors, évidemment, je ne pouvais qu’être attiré par ce titre là. Même si je n’avais jamais rien lu de l’auteur Claude Pujade-Renaud, je dois dire que j’ai beaucoup apprécié son écriture, sa fluidité. Les chapitres coulent tout seul. Et même si plusieurs personnages prennent leurs voix on est jamais perdu.

J’ai adoré ce livre… Et plus encore…

Il fait partie de ces livres dont on a du mal à se détacher même hors de la lecture. Il ne me quittait pas. Quoi que je fasse de ma journée, dans mon quotidien, mes heures… Il ne me quittait pas… J’y restais accroché comme une moule à son rocher. J’y pensais constamment…

Alors que le sujet n’est pourtant pas franchement joyeux (le destin de ses personnages n’est pas tellement enviable) il n’est en rien plombant… A aucun moment.

Et pourtant au départ j’étais un peu sceptique. Je l’ai déjà dit lors de ma lecture de Loving Frank, les lectures prenant source dans de vrais personnages me met mal à l’aise. Qu’en auraient pensés les protagonistes ? Que pouvons nous savoir de leurs vies, de leurs aspirations, de leurs sentiments alors que nous n’avons que des évènements, des dates, des faits pour le deviner…

Mais malgré cet a priori, je me suis laissé embarquer…

 

Il y a beaucoup de voix qui se font entendre dans ce livre. Celle de Sylvia, de Ted mais aussi de la mère de Sylvia, le frère de Ted, la sœur d’Assia, bref je pourrais continuer ma liste encore longtemps…

Tous ses personnages prennent corps et nous les suivons avec grand intérêt.

 

Je me rends compte que ce n’est , finalement, pas évident de faire ce billet, de parler de ce livre.

Peut-être qu’il touche trop de choses en moi.

Sylvia était une femme incandescente, elle brûlait la vie de toutes les façons, ne vivait que, et pour, la passion. Elle était vibrante, incroyablement vivante malgré la douleur et le noir qui dormait en elle. Elle était entière, et se donnait à fond en tout ce qu’elle croyait. Mais ceci n’est finalement que ma propre version personnelle de Sylvia.

Que pouvons nous vraiment savoir, nous, simples spectateurs tout à fait extérieur à sa vie, de ses envies, de son ressentie personnel. Comme nous est personnel à chacun notre propre intériorité… Parce que personne ne sait, au fond, ce qui se nous sommes vraiment. Et à cela se rajoute encore ce que pensons de nous même…

Alors que la réalité est simplement multiples avec de nombreuses facettes.

Mais je m’égare un peu là…

 

L’auteur quand elle fait parler le petit ami de Sylvia, juste avant Ted :

«  Sylvia dévorait tout. Il m’est arrivé de ne pas me sentir au diapason de sa voracité, de son exaltation. »

Et quand elle fait parler la mère de Sylvia

«  Sylvia avait joint un autre poème, évoquant une traversée tumultueuse de la Manche, où elle parlait de mer affamée. Un fauve affamé, une mer affamée, de quoi a-t-elle faim, ma fille, ma Sivvy ? De quoi ne l’ai-je pas nourrie, comblée ? Quel est ce manque, qu’est-ce qui la dévore ? »

 

Il y a aussi dans leurs œuvres à tous deux, à Sylvia et Ted, un rapport extrême avec la nature, les animaux.

" Tous deux sont d'excellents marcheurs. Ils avalent les miles à grandes enjambées, quittent la route de Grantchester pour prendre à travers prés. S'arrêtent afin d'écouter leur respiration spongieuse. Traversent une haie d'aubépines, lumineuse. Ted aide Sylvia à se dégager des ronces. Tout l'émerveille : les fleurs fragiles, la chute des pétales, les traces d'insectes qu'il lui signale. Tiens, ici, un passage de renard. Comment le sais-tu ? L'odeur, et cette minuscule touffe rousse accrochée aux épines. Magicien, il lui désigne un univers inconnu, là, juste à côté. Par la naiveté de son regard, elle le luii renvoie, plus frais, plus vrai. Il le savoure d'autant plus."

Beaucoup de leurs textes, à tous deux, auront rapport avec la nature...

 

Ted était un chasseur, il voyait des proies en toute chose, même, et surtout (il me semble) avec les femmes.

Sylvia, quand à elle, avait une passion pour les abeilles et d’ailleurs, dans leur maison de Court Greeen, elle aura des ruches. Mais cela, bien sûr, est en rapport avec son père.    

Père dont elle n’a jamais pu se détacher d’ailleurs, elle l’a perdu trop tôt, n’a jamais pu (ou voulu) faire son deuil…

Il y a leurs longues promenades, l’osmose avec la forêt… Et entre ces deux là aussi, avant que ça ne se corse.

Il y a aussi un épisode plutôt drôle, avec des rencontres avec les ours de Yellowstone

«  familiers, urbains…/… les ours ressemblaient à d’énorme gadgets en caoutchouc, ils se faufilaient avec agilité et rebondissaient, véloces, au milieu des tentes, des caravanes, des boutiques et des installations sanitaires »

dont un en particulier, venu se restaurer dans leur voiture en pleine nuit (Sylvia fera d’ailleurs de cet épisode une nouvelle).

La rencontre avec un tamia, un écureuil d’Amérique qui a le même « regard ambré » que Sylvia.

Celle avec un cerf majestueux, prince de la forêt « cet être parfait, surgi de quels ailleurs ? »

 

Il y a aussi tout le long de ce livre une résonance avec l’œuvre de Sylvia Plath. Beaucoup de pages se rapportent à ses poèmes, son roman, ses écrits. Et il me semble que c’est un très bon choix (et tellement juste) de l’auteur.

Et puis il y a cette maison de Court Green, les nombreuses pommes du verger, les mûres, les fraises d’un jardin nourricier et les truites que ted pêche dans la rivière avoisinante.

Mais il y a aussi l’humidité d’une région froide

«  Bien que se balader soit devenu quasiment impossible, l’automne est excessivement pluvieux et les chemins boueux. Nuages bas, l’ardoise sombre des toits luisant de la dernière averse, gouttières débordantes, crépitements métalliques et ruissellements sur les vitres à longueur de journée, l’obscurité nocturne avant même l’heure du thé, bottes, parapluies et mackintoshs en permanence, laisser s’égoutter, faire sécher…»

et les difficultés à se faire accepter dans un petit village. Et ses habitants « qui ne peuvent concevoir que pondre des poèmes soit un travail » Habitants qui acceptent mal une femme qui s’offre les services d’une femme de ménage trois fois par semaine et qui en plus dispose d’une machine à laver. Mais avec tout de même la chaleur, l’amitié et de la sage femme, Winifred Davies, qui s’occupera de son accouchement, lors de la naissance du petit Nicolas. Et qui lui assurera un soutien réel.

 

Mais dans ce livre j’ai aussi découvert Assia, qui vivra dans l’ombre de Sylvia, dans le souvenir de Sylvia… Qui subira l’asphyxie, à vivre dans sa maison…

Pour un dernier passage : Ted, qui se refugie souvent, après la mort de Sylvia dans son bureau :

 

«  Un bureau bien ajustée à se taille. Où elle éprouverait de la joie à écrire. Au calme, feuillages et pierres anciennes devant sa fenêtre. Une chambre à soi, enfin, et une table, rien que pour elle. Où enfanter ces poèmes qu’il admirait. Solide, épaisse de deux pouces, conçue pour durer toute la vie et, de fait, elle avait duré toute la vie de celle à laquelle elle avait été destinée…/…

Car sur ce bureau, écrit-il maintenant que la douleur a aiguisé la lucidité, la femme aimée se penchait « comme un animal à l’écoute de son propre mal ». Écrire lècher, panser ses plaies, interminablement, sans jamais cicatriser ?"

 

Voilà, mon billet se commence et se finit par cette phrase qui dit tout il me semble…

Je n'ai pas du tout  l'impression d'avoir donné toute la pleine mesure de ce livre magnifique...

J'espère tout de même avoir été suffisament persuasive...

Un indispensable à mes yeux…

Bien sûr, je ne vais pas m’arrêter là dans ma découverte de Sylvia Plath.

J’ai dans ma PAL bien au chaud : Froidure et Son mari



Et ce week end je me suis offerte, avec un bon qui me restait, ceci : 

Vous n'avez pas fini d'entendre parler de Sylvia Plath par ici !!!

 

Femmes du mondel ogo Challenge littérature au féminin.

 

laurier_couronne_fdb39 Challenge petit bac, catégorie métier

 

 

                 

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l'or des chambres - dans Littérature
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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 19:49

 

«  Chaque homme est seul et nos douleurs sont une île déserte »

 

Quelques mots sur l’auteur :

Lise Benincà, née en 1974 près de Saint-Étienne, vit et travaille à Paris. Elle est l'auteur de Balayer fermer partir, un récit paru en 2008 aux Éditions du Seuil. (source éditions Joëlle Losfeld) »

 

Quelques mots sur le livre :

 

«  En voyage professionnel au Brésil, Samuel meurt subitement dans le taxi qui le conduit à l'aéroport où il devait prendre l'avion pour Paris et retrouver sa compagne. À travers le récit de cette dernière, le lecteur est confronté à la poignante épreuve de la perte d'un être cher, depuis le coup de téléphone fortuit qui fait basculer la vie, jusqu'à la lente reconstruction de soi pour redevenir «le plus vivante possible». Ainsi prostrée dans la douleur, comme absente d'elle-même, la narratrice tente, sans démonstration excessive, mais comme une dernière tentative pour cerner l'inacceptable, d'approcher le corps dans sa composition anatomique et organique. Dans une langue d'une bouleversante sobriété, Lise Benincà raconte le retour à l'existence et au sentiment rassurant de faire partie d'un mouvement où les oiseaux partent en hiver et reviennent toujours au printemps. »

 

Cette fois c’est Antigone qui m’a donné envie de lire ce livre.

Je m’attendais à être bouleversée par ce livre, j‘ai juste été remué. Bizarrement je suis restée quelque peu extérieure à ce livre, je n’en connais pas les raisons, mais c’est un fait. Peut-être la brièveté de ce texte y est pour quelque chose, je ne saurais le dire. Pourtant la délicatesse de l’écriture était là.

Mais il m’a semblé qu’elle ne faisait qu’effleurer les choses…

Je l’ai déjà constaté, mais, pour une raison obscure, certains styles me sont hermétiques. Je ne fais que survoler les mots, sans vraiment me sentir « intégrée » dans le texte.

Et inutile de chercher le pourquoi et le comment c’est comme ça.

Pour autant je voudrais tout de même vous donner envie de lire ce livre, je suis sûre que ce n’est qu’une approche personnelle. De plus je ne peux même pas dire que je n’ai pas aimé ce livre, ce serait faux, mais j’ai juste eu cette impression désagréable d’être restée à « l’extérieur ». De rester sur le bord, refusée, pas intégrée par les mots. Par ailleurs, le nombres de passages que j’ai noté prouve que j’ai beaucoup apprécié certains passages. Certaines phrases, très belles, m’ont même vraiment interpellés…

 

Je suis confuse ? Et bien c’est exactement ce que retiens de ma lecture, une certaine confusion à l’idée de savoir ce que j’ai vraiment ressenti en lisant ce livre.

 

Samuel part pour cinq petits jours, sans envie, aucune, pour un voyage d’affaire.

Il ne reviendra pas.

Alors qu’elle l’attend, un coup de fil l’informe de cela : Samuel est mort avant même de prendre l’avion, dans le taxi qui le conduisait à l’aéroport pour revenir à Paris.

 

 Il y le choc, l’absence, le chagrin pour la narratrice.

 

«  j’ai tant de mal à me situer, je m’évapore, l’esprit voletant au loin dans les souvenirs et les avenirs rêvés, de Samuel et moi, je rassemble les images en un petit baluchon qu’il me faudra porter, noué très serré au bout d’un long bâton sur une épaule puis l’autre, d’un côté puis de l’autre, changeant d’épaule dès que la douleur se fera trop aiguë. Je pense à ce que j’y déposerai, mes pensées de Samuel une à une, mes souvenirs de Samuel et de sa voix qui me lisait des phrases, tandis que la mère de Samuel est recroquevillée sur sa chaise, de plus en plus petite et maigre et de plus en plus recroquevillée…/… »

 

Elle aura à faire également avec le chagrin des parents de Samuel, surtout de sa mère, ainsi que celui de sa sœur, Flavie, personnage très émouvant.

Flavie qui a la manie de noter dans un carnet, certaines phrases de banales conversations.

Flavie qui a la particularité de poser nue pour des étudiants aux Beaux-Arts.

 

«  Il m’est arrivé de l’accompagner jusqu’aux Beaux-Arts, ou bien de l’attendre après une séance de pose. Elle dit : c’est épuisant d’être ainsi nue pendant des heures. Il ne suffit pas de monter sur l’estrade et de se tenir là. Il faut se rendre lisible. Le corps doit cesser d’être un corps nu exposé aux regards. Il doit devenir un modèle, l’essence d’un corps. Je suis en mouvement dans l’immobilité. Je suis un modèle vivant figé dans une position de vie pour l’éternité. Je me tiens sous leurs yeux, buste tendu, jambes fléchies en position de course mais je reste immobile, ma course est infinie, aussi longtemps que dure la pose je ne suis pas une femme nue, je suis un corps qui court. Les jours où je suis fatiguée, les jours où je me sens fragile, lorsque j’ôte mon peignoir, je ne donne à voir que ma nudité. C’est terrible alors de sentir les regards fixés sur moi, exposée, maladroite, démunie. Lorsque mon corps trouve enfin sa place, lorsqu’il redevient le lieu qui m’abrite, lorsque je suis à l’intérieur de lui comme dans un navire que je dirige à ma guise, alors je retrouve toute ma puissance. »

 

Pour le sujet, il n’y a rien à dire de plus.
Plus tard la narratrice se décidera à donner les vêtements de Samuel.

Plus tard elle recommencera à sortir, à l’occasion des trente cinq ans de sa sœur et c’est à ce moment là que le titre du livre deviendra clair à vos yeux.



Je déteste cette impression d’être passée à côté d’une lecture qui paraissait, pourtant, avoir tous les atouts pour me plaire.

Et si je le relisais ???

 

Un dernier passage, magnifique... (vous constatez que j'ai vraiment apprécié l'écriture et le style finalement)

 

«  Ce n’est pas rien d’avoir quelqu'un à ses côtés, vivre l’échange jusque dans le corps, partager cet effroi de vivre et décider de le faire côte à côte, alors que tant de gens autour nous restent étrangers, nous nous sommes choisis et je marche à côté de toi, tu m’accompagnes dans la vie et je marche vers la mort avec toi, puis voilà soudain que tu passes la frontière tandis que je suis encore sur le chemin, et je ne le supporte pas, même si je sais d’instinct que rien n’aurait pu empêcher cette séparation, chacun est seul face à la mort, celle des autres et la sienne, chaque homme est seul et nos douleurs sont une île déserte. Mais notre rencontre. Je ne supporte pas que notre rencontre prenne fin. »

 

  Challenge 1% littéraire 1/7

 

laurier_couronne_fdb39Challenge petit bac, catégorie animaux

 

 

 

 

 

 

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l'or des chambres - dans Littérature
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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 14:11

Ils étaient dans ma LAL d'où ils stagnaient un peu les pauvres... Et finalement, leurs sorties poche sont venus avant même que j'ai eu le temps d'attendre...

Ils devraient passer rapidement, et évidemment, dans ma PAL !!!

- Le coeur régulier d'Olivier Adam des Editions de l'Olivier Le coeur régulier Le coeur régulierpasse en Editions Points et j'ai très envie de le lire appréciant en général ce que fait cet auteur. Le premier billet qui m'avait accroché c'était celui de Clara 

Voici quelques mots de son billet : "Il y a d’abord l’écriture d’Olivier Adam, une écriture puissante qui nous submerge. Comme quand l’on se tient debout sur le sable et que l’on se prend des vagues fortes ou déstabilisantes qui nous font vaciller. On se ressaisit en attendant la prochaine plus tempétueuse ou plus calme, nous léchant seulement les mollets."

 

- L'antartique de Claire Keegan des éditions Sabine Wespieser L'Antarctique passe aux éditions 10/18 L'Antarctique Et Kathel en parle ici.

Voici quelques uns de ses mots : " Histoires de familles, histoires d’amour, dans la campagne irlandaise ou aux Etats-Unis, je les ai toutes trouvées parfaitement construites et maîtrisées. Rien de trop n’est dit, l’écriture est sobre pour des sujets qui commencent dans la vie quotidienne et dérapent vers des conclusions souvent sombres et qui, en quelques phrases, vous coupent le souffle."

 

- Plage de Marie Suzin  des éditions Arlea  Plage Plage passe en éditions Arlea poche en septembre. George l'avait lu et beaucoup aimé.

Voici quelques mots de son billet : "C’est un roman sur l’enfance, sur le couple, sur l’amour et ses difficultés, sur la séparation, la difficulté d’être seule, la difficulté d’être soi, mais tout cela se marie si bien ensemble, que nous avons là un roman simple et beau, fait de petits riens et qui pourtant sont capables de nous changer profondément… la couverture est (pour une fois) à la hauteur du contenu du livre…

 

- Sommeil de Haruki Murikami des éditions Belfond   Sommeil Sommeil passe en éditions 10/18. Virginie en parlait très bien.

Voici ce qu'elle en dit : "C’est une nouvelle étrange, subtile et effrayante à la fois, assez représentative de l’univers de Murakami, où conscient et inconscient, vie, rêve et mort sont souvent intimement mêlés, à l’image de la narratrice de cette nouvelle, toute en retenue et comme en retrait de sa vie et de celle des autres."

 

- En un monde parfait de Laura Kasischke des éditions Bourgois  En un monde parfait  En un monde parfait devrait passer en éditions livre de poche en octobre. Encore une fois c'est Virginie qui, la première, m'avait donné envie de découvrir ce livre.

Voici quelques mots de son billet : " Pas vraiment conte de fées, pas vraiment roman d'anticipation, In a perfect world possède pourtant de nombreux atouts. Il fait pour l'instant partie des romans que j'ai vraiment aimés cette année et conforte la place de Laura Kasischke dans la liste de mes auteurs à suivre."

 

- Hors saison de Sylvain Coher aux éditions Actes Sud et qui passe en

éditions Babel Hors saison Je ne crois pas avoir lu un billet sur ce livre mais le résumé des éditions Babel m'a vraiment accroché : "Après avoir traversé la France en diagonale jusqu'à une falaise sur l'Atlantique, Elia loue une maison décrépite qu'elle semble connaître. Elle fuit le passé, redoute les souvenirs et cache une valise. Celui qui partage son quotidien et ses angoisses tient le journal de ses errances. Un premier roman étrange, envoûtant, habité, publié par Joca Seria en 2002 (Prix du Pouliguen)."

 

- Sobibor de Jean Molla des éditions Gallimard Scripto  Sobibor   passe en Folio en septembre. Pour celui-ci c'est Cynthia qui m'avait tenté. Voici quelques uns de ses mots : "Ce livre montre à quel point l'histoire familiale peut constituer un poids non seulement pour les personnes qui ont vécu directement les faits mais aussi pour les générations suivantes qui en héritent malgré elles. Les psychologues parlent de "transmission générationnelle".

Clara en parlait aussi ici.

 

- Une catastrophe naturelle de Margriet de Moor des éditions Maren Sell  Une catastrophe naturelle  passe en éditions 10/18  Une catastrophe naturelle  Cette fois c'est Lily qui m'a convaincu de noter ce livre sur ma LAL.

Voici un petit morceau de son billet : " Voilà un roman tout à fait magnifique, profondément bouleversant, émouvant, cruel. J’ai beaucoup aimé (et j’ai aussi beaucoup appris - je ne connaissais rien de cette terrible catastrophe qui s’abattit sur les Pays-Bas, il y a 57 ans, tout juste… )"

 

- Si peu d'endroits confortables de Fanny Salmeron Si peu d'endroits confortables passe aux éditons "J'ai lu "  Si peu d'endroits confortables  et c'est Cathulu qui m'avait tenté avec son billet.

Voici quelques uns de ses mots : " Alternant les points de vue, sécrétant une poésie à la fois douce et mélancolique, Si peu d'endroits confortables est un de ces textes un peu magique, qu'il faut prendre le temps de savourer pour se glisser dans son atmosphère si particulière. Une écriture qui prend le temps de réinventer le monde . "

 

Et voici le dernier (et pour celui-là je n'avais besoin de personne pour avoir très très envie de le lire... Cela faisait bien longtemps que j'avais envie de découvrir l'auteur :

- Eloge de la faiblesse d'Alexandre Jollien des éditions Cerf  Eloge de la faiblesse Eloge de la faiblesse  passe en éditions Marabout.

Pascale en parlait ici.

Keisha en parlait là. En voici quelques mots : "Il a choisi de présenter le récit de sa vie sous forme d'un dialogue avec Socrate. Il parle de ses camarades à l'instuitution, des éducateurs, du handicap, du regard des autres et de la place de la philosophie dans sa vie et son évolution."

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 11:53
Un extrait du nouvel album de Camille qui sortira en octobre.
Encore une fois un coup de coeur pour cette chanson.
Et cette fois, c'est à Nadaël que je dois cette découverte.
Merci à toi Nadaël !!!
Bon dimanche.
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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 15:20

Avant d'aller dormir

 

Le mot de l'éditeur :

"A la suite d’un accident survenu une vingtaine d’années plus tôt, Christine est aujourd’hui affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu’elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent."

 

Il faut avouer que j'ai un peu été déçu par ce polar... Je m'attendais à vraiment frissonner... angoisser, trembler... Et puis finalement bof, bof...

Je me suis même ennuyée pas mal les 100 premières pages, il ne se passe pas grand chose finalement.

Christine se réveille le matin, elle est dans le flou complet. Dans les brumes...

Alors elle voit son psy (qui l'appelle et se déplace pour finir chez elle parce qu'évidemment elle ne se rappelle être suivie par un psy). Elle lit son journal, elle parcoure la maison qu'elle ne reconnait pas. Elle essaye d'apprivoiser la présence d'un mari qu'elle ne se rappelle même pas avoir aimé...

On passe de la chambre au salon, de la salle de bain au bureau. C'est un peu statique et il manque certainement un peu d'énergie.

Alors, oui, c'est vrai, elle va de surprise en surprise. Et vers la moitié du livre l'action se réveille enfin et j'ai dévoré la fin. Mais ce n'est pas un livre qui me laissera un grand souvenir.  

 

Le début :

" La chambre à coucher est étrange. Inconnue. Je ne sais pas où je me trouve, ni comment je suis arrivée ici. Je ne sais pas comment je vais rentrer à la maison.

J'ai passé la nuit ici. J'ai été réveillée par une voix de femme, au début, j'ai cru qu'elle était dans le lit avec moi, puis j'ai compris qu'elle donnait des informations, qu'elle sortait d'un radio-réveil, et, quand j'ai ouvert les yeux, je me suis découverte ici. Dans cette chambre, que je ne connais pas.

Mes yeux s'habituent à la pénombre et je l'explore du regard. Une robe de chambre est suspendue à la porte d'une armoire, une robe de chambre de femme, mais d'une femme bien plus agée que moi, et un pantalon bleu marine est soigneusement plié sur le dos d'une chaise devant la coiffeuse, mais je ne parviens pas à distinguer d'autres choses. Le réveil a l'air sophistiqué, mais je trouve le bouton qui a des chances de l'éteindre. Effectivement.

C'est alors que j'entends la vibration d'une inspiration derrière moi, et je me rends compte que je ne suis pas seule. Je me retourne. Je vois un morceau de peau et des cheveux noirs, parsemés de gris. Un homme. Son bras gauche est posé sur la couverture et une alliance en or entoure l'annulaire de sa main gauche. Je réprime un grognement. Celui-ci est non seulement vieux et grisonnant, me dis-je, mais en plus il est marié. " 

 

A lire par curiosité surtout.

 

Pour vous donner un peu plus envie de le lire voilà quelques billets plus positifs : 

Pimprenelle, Emeraude et Virginie,

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 19:21

L'île

 

Le mot de l'éditeur :

"En vacances avec des amis sur une île du midi de la France, Laure attend un coup de téléphone de son amant. De la terrasse de l’hôtel à la plage, elle guette son appel, pense à lui en comptant les jours, oscille entre espoir et désespoir… Les rêves et les inquiétudes d’une femme amoureuse racontés avec sensibilité et tendresse par l’auteur de Jeune fille. "

 

Je n'avais encore rien lu de cet auteur. Pas très attirée il est vrai avant ce titre là. Je dois dire que je n'en garderais pas un grand souvenir mais tout de même c'était une lecture assez sympathique. Idéale pour une (très) chaude journée d'Août.

Laure est en vacances avec sa meilleure amie, le mari de celle-ci et la fille de celui-ci : Pomme(vous me suivez ?). Laure ne profite pas pleinement de ses vacances, pas autant qu'elle le devrait en tout cas. Elle est en attente d'un coup de fil de son amant et ne parvient guère à penser à autre chose... 

J'avoue que le sujet n'a pas une originalité folle. Ceci n'aurait pas été bien grave si l'écriture avait eu plus de corps, plus de présence. Ce n'est pas le cas, je n'ai donc pas été touché plus que ça... Mais je ne peux pas dire non plus que la lecture était désagréable ou que j'ai ressenti de l'ennui. J'ai bien aimé le personnage de Pomme, l'ado. Je trouve qu'elle est super sympa par rapport aux ados d'aujourd'hui (inutile d'insister, je ne donnerais aucun nom :0) J'ai même trouvé certaines scènes pas très réalistes. Une ado aussi patiente est-ce que ça existe vraiment ???

Ce que j'ai apprécié aussi, c'est de me laisser porter par des scènes de douces langueurs ; le soleil tape, on se baigne, on va à la plage, on boit du champagne, on déguste des langoustes, bref on coule des jours tranquilles...

Son amie Jeanne est enceinte et elle forme un couple amoureux et serein avec Jean. Leur amitié à tous est sincère et tendre. Laure est bien entourée, couvée je dirais même...

Elle m'a un peu agacée par moment cette Laure qui attend désespérement, au lieu de prendre son courage à deux mains et d'appeler elle même, comme une grande...

 

Au final, une lecture sympathique, mais sans plus... 

 

Jeffrey T Larson - Sandcastle

 

" Laure se déchaussa. Il était encore tôt, les semaines précédentes avaient été fraîches et le sable lui parut presque froid. Jeanne qui portait des sandales en plastique avançait d'un bon pas le long de l'eau et chantonnait un air à la mode. Un grand chapeau de paille protégeait son visage du soleil, chapeau qui avait appartenu à la grand-mère de Laure, morte deux ans auparavant.

- A quoi penses-tu ? demanda Jeanne

Elle s'était immobilisée au bout de la plage et installait sur le sable une grande serviette couleur lavande.

- A ce chapeau de soleil... Imagine un peu... Entre les deux guerres, il a dû se balader à Deauville, à Monaco.

- Tu ne regrettes pas de me l'avoir donné ?

Laure sourit et étala à son tour une serviette près de celle de son amie.

- Parce qu'il est très vieux, ce chapeau, très usé, il risque de finir ici...

- Eh bien, ce sera une belle fin. "

 

Deux avis, l'un positif, l'autre beaucoup moins : Sophie et Bel-Gazou 

 

Et deux challenges :

laurier_couronne_fdb39 Lieu géographique 5/7

 

Celui de Cynthia : Challenge 2 euros

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l'or des chambres - dans Littérature
commenter cet article
13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 21:24

Voilà mes prochaines lectures communes :

- Les femmes du braconnier de Claude Pujad-Renaud Les femmes du braconnier pourle 25 septembre avec 

Valérie, Théoma , Aifelle

Aymeline, Miss Orchidée et Hélène



- Nous nous connaissons déjà par Anne Marie Garat Nous nous connaissons déjà pour le 11 octobre avec

Claudia Lucia

 

- L'or des chambres de Françoise Lefèvre  pour le 20 octobre avec

Claudia Lucia



- Le rocher de Montmartre de Joanne Harris  pour le 08 novembre avec

Soukee et Tiphanie (et peut-être Mango et Manu)



Alors... Quelques-uns, quelques-unes pour se joindre à nous ???

J'attends vos inscriptions avec impatience !!!



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  • : Le blog de l'or
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  • : Je suis une jeune femme passionnée de littérature... Mon blog sera surtout un concentré de ma plus grande passion : la lecture... Il y aura aussi quelques touches de peintures, de cinéma, de musiques et un peu de ma vie aussi... L'Or des Chambres pour un hommage à la très grande Françoise Lefèvre dont j'emprunte le titre d'un de ses livres.
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Les tendres plaintes

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Challenges 2013

tour-du-monde-1

Le tour du monde en 8 ans

 

Challenge Irlande : illimité !!

 

Fin : 31 Juillet 2013

 

objectif-pal-001[1]

Objectif PAL Noire by L'Or et George ; illimité

 

http://img15.hostingpics.net/pics/279733ILEDESERTE2.jpg

Fin : 01 Août 2013 (ou plus)

 

   

Fin : 30 septembre 2013

 

Fin : 30 juin 2013

 

Il viaggio

Fin : 31 Octobre 2013

 

Fin : Décembre 2013 (prolongation) 

 

Challenge littéraire

Repris par Anne 

Fin 31 décembre 2013     

 

Liste des participants

Fin : novembre 2013  

 

challenge gilmore girls 2013

Repris par Touloulou

Date de fin : 08 octobre 2014 

 

challengeQuatreSaisons    

Prolongation jusqu'au 21 décembre 2013

 

dc3a9fi_scandinavie_blanche

            3/5 Ici et  et

Fin : 31 décembre 2013 Repris par Lystig 

 

Fin : 28 Juillet 2013

 

logonaturewriting1 

-/5

Fin : décembre 2012 (Folfaerie m'a donné une prolongation pour cette année, merci à elle !!)

 

  Challenge Colette

-/3

Fin : 23 Septembre 2013 (Prolongation) 

 

Ici, et là 

3/3

Fin : 21 Juin 2013

 

Femmes du mondel ogo  

Cent ans Wassmo

La terre fredonne en si bémo l- Strachan

Les femmes du braconnier - Pujade Renaud

Fin : décembre 2012 (renouvelable)    

 

2/10 Re-Prolongation du challenge :

Fin : 05 avril 2014  

 

Prolongation du challenge

Fin : 30 septembre 2013    

Index auteurs


Agus Milena - Battement d'ailes

Ahern Cecelia - Un cadeau du ciel

Beckett Bernard - Genesis

Benameur Jeanne - Les insurrections singulières

Bertholon Delphine - L'effet Larsen

Brisac Geneviève - 52 ou la seconde vie

Cabasson Armand - La reine des mots

 Calvetti Paola -L'amour secret

Chabrol Caroline - Sous les cahiers, la mort

Cohen Welgryn Myriam - Mères - Myriam Cohen Welgryn
Constantine Barbara - A mélie, sans mélo

Delaflotte Mehdevi Anne - Fugue

Dickens Charles - Un chant de Noël
Divakaruni Chitra Banerjee -Ma soeur, mon amour

Donovan Gérard -Julius Winsome

Estibal Sylvain - Le dernier vol de Lancaster
Ferney Alice - Paradis conjugal
Giraudeau Bernard - Cher amour

Girerd Jacques Rémy, Benoît Chieux - L'enfant au grelot  (album enfant)
Glass Julia - Jours de juin

Guelfenbein Carla - Le reste est silence

Haasse Hella S. -La source cachée
Hannah Kristin - La magie du bonheur

Henrichs Bertina -La joueuse d'échecs 

Herry Jeanne - 80 étés

Hobbie Holly - Juste à temps pour Noël - Holly Hobbie (album enfant) 
Holder Eric - Mademoiselle Chambon

Kamimura Kazuo - Lorsque nous vivions ensemble 1
Kamimura Kazuo - Lorsque nous vivions ensemble 2

Kingsolver Barbara - Un été prodigue

Kortepeter Paul et Susan Wheeler - Youpi, pas d'école  (album enfant)
Lemoine Annie - Les heures chaudes

Lethielleux Maud - Dis oui, Ninon
Levraud Murielle - Le soir autour des maisons 

Malte Marcus - Garden of love

Martinez Carole - Le coeur cousu

Matheson Richard - Je suis une légende

Mazurel Claire et Marie H. Henry - Demain c'est Noël (album enfant)
Mégnin Jean-Philippe - La voie marion

Meyer Stephenie - Les âmes vagabondes

Miller Rebecca - Les vies privées de Pippa Lee 

Moning Karen Marie - Fièvre noire

Mosse Kate - Les fantômes d'hiver

Picasso Marina - Grand-père
Rice Luanne - Les carillons du bonheur
Ryan Carrie -La forêt des damnés

Sampioro Dominique - La petite présence
Scholes Katherine - Les amants de la terre sauvage

Setterfield Diane - Le treizième conte
Sigurdardottir Steinnunn - Le Cheval Soleil
Tardieu Laurence - Comme un père

Vann David - Sukkwan Island   
Vigan Delphine De - No et moi

Woolf Virginia - Mrs Dalloway