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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 14:01

Commençons tout d'abord par deux coup de coeur trouvés chez vous.

Tout d'abord cette toile trouvée chez Cagire :

 

L'étreinte d'amour de l'univers - Frida Kahlo

(Quel symbolique extraordinaire n'est ce pas...)

 

Cette chanson trouvé chez Lali, allez l'écouter chez elle, je n'ai pas réussi à l'intégrer.

C'est ici-même... Il s'agit du titre d'Anne Marie Gélinas, Intermède (fabuleux !!!)

 

Passons à mes lectures maintenant :

 

Deux coups de coeur :

 

- Cent ans de Herbjorg Wassmo  Cent ans

 

- Un certain vertige d'Amanda Lohrey 

Une lecture qui m'a vraiment enthousiasmé !!!

 

Deux lectures de vacances sympathiques mais sans plus :

 

- Avant d'aller dormir de ST Watson   Avant d'aller dormir

 

- Nos pires meilleures vacances d'Agathe Colombier Hochberg    Nos pires meilleures vacances

 

 

 

 

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l'or des chambres - dans Bilan du mois
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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 15:11
 
Un petit rayon de soleil pour un été bien gris...
 
Bon dimanche !!!!
 
 
 
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l'or des chambres - dans Peintures
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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 19:20

Genesis Lecture commune avec Anne (qui a déclaré forfait)

 

Cette lecture est une relecture. Puisque je ne vois pas ce que je pourrais rajouter... parce que je crois en avoir fait un tour complet et que j'en ai dit vraiment tout ce que je pouvais en dire voilà tout simplement mon billet en entier de ma lecture du 22 décembre 2009. La seule chose que je pourrais rajouter c'est que c'est une lecture que je conseille, une lecture "paire de claques" et la fin est vraiment percutante.  Même si, bien sûr, pour une deuxième lecture l'effet surprise a disparu.

 

N'hésitez plus pour lire cet excellent livre jeunesse : 

 

" Anax est prête à affronter le jury. Pendant cinq heures, face à trois examinateurs, elle va montrer qu'elle connaît parfaitement son sujet. Mais plus elle en dit, plus elle referme son propre piège..."

Ce roman se passe dans l'avenir.
Anaximandre passe un examen d'entrée pour entrer à l'académie. Le livre est concentré sur les cinq heures d'examen d'Anax. Presque toute la population est décimée par des guerres et des maladies.

La population qui reste s'est retrancher sur un petit coin du globe et n'y laisse penêtrer personne. Et les mesures sont draconniennes : quiconque à le malheur de s'approcher est abattu sans le moindre sommation. Le sujet de la thèse d'Anax est sur Adam Forde, un homme qui se révolte et refuse d'abattre une jeune femme qui arrive vers les terres sur un fragile bateau. Plutôt que d'être executé il sera enfermé avec un dénomné "Art" qui n'est pas un homme mais un prototype, une intelligence artificielle, une machine pensante...
Pour vous faire une idée, voilà à quoi il ressemble :

" Il avait un corps métallique et trapu qui arrivait à hauteur des genoux d'adam, et il était monté sur trois roulettes rétractables, comme celles qui avaient été développées pour le traitement des déchets. Ses deux longs bras hydrauliques se terminaient par des mains à trois doigts -un clin d'oeil au comique pré-classique que le Philosophe William adorait. La plus grande plaisanterie était toutefois la tête d'Art : il avait les traits d'un orang-outang, des yeux écarquillés et une bouche tombante. Il avait aussi le regard fixe et un sourire denté toujours moqueur. Le tout surmonté d'une profusion de cheveux orange. "

Mais ce n'est pas son physique qui est important : Art veut convaincre Adam qu'il est aussi humain que lui et peut-être même plus. Ce huis clos prend alors une place importante dans le roman.



Voilà pour le sujet.
Si j'ai aimée ce roman ? En tout cas ce que je peut dire c'est qu'il a été comme une claque : il m'a vraiment interrogé.

C'est un avenir glaçant, dont nous n'avons aucune envie...
Est-il vraiment adapté pour les ados ? Ce qui est sûr c'est que ceux qui n'ont pas une bonne maitrise de la philo seront perdus.
C'est un roman qui aborde beaucoup de thèmes philosophiques :
Qu'est ce que qu'un être humain ?...
Qu'est ce que l'âme ?....
Qu'est ce que la pensée ?...
J'avoue qu'à la page 130 j'ai commencée à décrocher un peu.

Peut-être que trop de philo tue la philo...
Mais heureusement le livre m'a tout de suite repris dans se filets.
Les dernières pages sont un sacré final, époustouflant.
Une fin étouffante que l'on lit un peu le coeur au bord des lèvres.

C'est un roman qui m'a mise mal à l'aise, au bord de la nausée.
Je suis peut-être d'une sensibilité exacerbée mais je crois que je suis comme Clarabel, je ne lis pas mes livres, je les vit !!!
Ce livre là souligne des questions qui restent sans réponse. Il est comme une bombe qui explose en faisant naître le chaos.

C'est un livre qui se dévore... On se bouche le nez et on y plonge, comme en apnée,en retenant son souffle. Et lorsqu'on en ressort, on est mouillée jusqu'aux os.
On est vacillante, étonnée de rouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure.

Ce livre là est à lire parce qu'il vous bouscule et que c'est peut-être utile d'être bousculé de temps en temps.

Quand on arrive au bout de ces pages une question surplombe toutes les autres : avons nous le moindre espoir ? Y'a t'il vraiment de l'espoir en l'avenir de notre humanitée ?

Un livre comme un uppercut !

Quelques extraits :

" EXAMINATEUR : Etes-vous en train de soutenir qu'une société ravagée par la peste vaut mieux qu'une société ravagée par l'indifférence ?
ANAXIMANDRE : c'est une bonne manière de poser la question.
EXAMINATEUR : Et quelle est votre réponse ?
ANAXIMANDRE : Je pense qu'en aucune circonstance, on ne peut justifier le romantisme d'Adam, même si, au vu de notre histoire, nous avons toutes les raisons de le remercier. "

Extrait d'une conversation entre Adam et Art :

" - La conscience artificielle, ça n 'existe pas
- Je suis conscient.
- Non, tu ne l'es pas. (Les yeux d'Adam brillaient de rage.) Tu es un assemblage complexe de puces électroniques. Je fais du bruit, ça entre dans ta banque de données, c'est comparé au mot correspondant, et ton programme choisit une réponse adéquate. Et alors ? Je te parle, tu produis un son. Je donne un coup de pied dans ce mur, ça produit un son aussi. Où est la différence ? Peut-être que tu vas me dire que le mur aussi est conscient ?
- Je ne sais pas si le mur est conscient, répliqua Art. Pourquoi tu me demandes ça ?
- Va te faire foutre, grogna Adam, ce qui ne découragea pas Art.
- Je pense que je suis conscient. Qu'est ce qu'il te faut de plus ?
- C'est comme ça qu'ils t'ont programmé, c'est tout.
- Je ne le nie pas. Et toi, comment sais-tu que tu es conscient ?
- Si tu pensais vraiment, tu n'aurais pas besoin de le demander. Si tu avais une conscience, tu le saurais.
- Je pense vraiment que j'en ai une, dit Adam. Et je pense que tu le sais.
- Le temps est écoulé, déclara Adam. "

Anaximandre face à un examinateur :

"ANAXIMANDRE : Il y a trois aspects. Le premier, c'est l'aspect intellectuel. Adam ne ment pas en disant que pour lui, Art n'est qu'une machine. Or, rationnellement, une machine ne peut penser, elle peut seulement calculer. C'est l'opinion d'Adam, et il croit qu'il a raison de se comporter de la sorte. Il a été élevé en Philosophe. Selon lui, la pensée prime sur les sentiments."

Anaximandre :

".../... Adam avait commencé à parler à Art. c'était son erreur. Il ne pouvait à la fois parler à Art et continuer à ne voir en lui qu'une machine.
A chaque phrase qu'ils échangent, l'illusion de la vie se fait plus grande../..."

Adam et Art :

" - Alors, qu'est ce que tu as que je n'ai pas ? le défia Art. A part ta tendance à te faner ?
- Je suis vivant, répondit Adam. Ce que, je pense, tu apprécierais si tu savais de quoi je parle.
- Définis-moi le fait d'être en vie, demanda Art, avant que je décide que tu es trop bête pour que je te parle.
- Tu me tentes, rétorqua Adam.
- Tu en es capable, non ?
- Une définition ne t'aiderait pas à comprendre. Elle ne peut contenir de sentiment.
- C'est une réponse de piètre qualité.
- La vie crée l'ordre à partir du désordre. La vie, c'est la capacité à extraire l'énergie du monde extérieur, à créer la forme. A grandir. A se reproduire. Tu ne peux pas comprendre.
- Mais je fais tout ça ! protesta Art
- Sauf comprendre. Et te reproduire. A moins que tu me dises maintenant que tu te construis toi-même.
- Je peux construire un autre moi-même. Je sais comment faire. C'est prévu dans mon programme.../...
Plus loin :
" Adam :
- Dans mon corps, au moment où je te parle, des centaines de milliards de cellules sont en train de se reproduire. Chaque cellule est en soi une minuscule usine, plus complexe dans sa structure que ton corps tout entier. Et tandis que certaines de mes cellules consolident mes os et contrôlent ma circulation sanguine, d'autres ont fait quelque chose d'encore plus remarquable. Elles ont construit mon cerveau.
A l'intérieur de mon cerveau, le nombre de connexions potentielles entre neurones excède le nombre de particules dans l'univers. Alors excuse moi si je ne me prosternes pas devant tes misérables circuits électriques, ou que je ne m'éverveille pas devant le kitsch de ton corps en ferraille. Tu n'es, en ce qui me concerne, qu'un jouet, un petit gadget amusant. Alors que moi, mon ami, je suis un miracle."






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l'or des chambres
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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 18:19
 
Coucou les filles (et les gars que je n'oublie pas). Un petit mot rapide pour vous dire que je suis là, de retour de vacances. Encore une fois, cette année, nous sommes partis au Lac Léman. Le temps n'a pas été au rendez-vous (mais je pense que ce n'est pas un scoop, le temps à été pareil partout en France) et je n'ai pas eu mon compte de baignades (snif et re-snif...) en tout : deux jours sur la plage... Mais c'était tout de même très sympa...
 
Mon homme est en congé encore pour une semaine, je ne serais donc pas très présente encore pour les sept jours qui suivent... Mais quelques photos de mes vacances suivront et je donnerais le compte rendu de nos lectures aussi... Pas de grandes lectures (et pas en grand nombre non plus) mais les enfants ont fait quelques belles découvertes...
 
Je vous embrasse et à très vite...
 
 

P6260030.JPG

Lac Léman - Bébés cygnes - Photo personnelle (plutôt marrante non ??)

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l'or des chambres - dans Humeurs
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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 22:45

Les plumes du dinosaure Traduit du danois par Max Stadler et Magali Girault

 

Le mot de l'éditeur (source Serpent à plumes) :

 

"Anna Bella, une jeune maman et chercheuse, élève seule la petite Lily. Elle vient de rendre son mémoire de maîtrise à Lars Helland et Erik Tybjerg, les deux professeurs qui vont lui faire passer l’examen final. Dans son mémoire, elle met en question la théorie du chercheur américain Clive Freeman, qui, malgré la découverte de nombreux squelettes de dinosaures à plumes, se refuse à affirmer que les oiseaux descendent des dinosaures.

Son monde s’écroule lorsque Lars Helland est retrouvé mort dans son bureau. Plusieurs milliers d’œufs de cestodes ont été déposés dans son corps et dans ses muscles pour paralyser son système nerveux. Puis c’est son confident et ami, Johannes, que l’on trouve assassiné, le crâne défoncé. Pour clore le tout, Anna Bella découvre que sa propre mère lui a caché un secret de famille très lourd à porter.

Pourquoi ces meurtres et ces secrets ? La réponse se trouve-t-elle dans l’objet de son mémoire ? Anna Bella va puiser au fond de ses ressources les plus intimes pour tenter de démêler ces sombres histoires. Et seconder bien malgré elle l’agaçant commissaire Søren Marhauge."

 

 

«  Un enfant aime à partir du moment où il est lui-même aimé »

 

Je continue mon tour du monde avec bonheur. Après la Russie, la Norvège, le Pays de Galles je fais un petit tour vers le Danemark. (et ma dernière lecture que j’ai fini hier soir m’a emporté très loin en Australie… Je peux vous dire que c’était magnifique…)

 

 

Je lis de moins en moins de thriller mais je dois dire que celui-ci en est un très bon exemplaire. Plus pour l’atmosphère et les personnages que la partie policière peut-être…

Mais avec cette brochette de personnages vous allez vous régaler. Ils sont tous plus intéressants les uns que les autres. Ce que j’ai vraiment apprécié c’est qu’il n’y a pas que l’instant présent (c’est-à-dire ce qui se passe après la découverte du corps du scientifique) qui est décrit. Non, l’auteur s’intéresse aux protagonistes depuis leur enfance. Toute leur vie, ou presque, en fait.

J’ai beaucoup aimé suivre Anna et sa vie plutôt agitée. Elle vit seule, avec sa petite fille Lily et sa mère est très (trop) envahissante (et l’on comprendra pourquoi plus tard)

 

J’ai aimé aussi le personnage du policier ; Soren. Lui non plus n’a pas une histoire facile. Son mariage s’est soldé par un échec et il mettra des longues années à avouer à sa femme un évènement qu’il a toujours choisi de taire.

En fait tous les personnages ont ceci en commun ; ils ont tous vécu un drame dans leur enfance. Et ils sont, eux aussi, comme pour mon livre précédent : « La terre fredonne en si bémol » englués dans des secrets de famille qui les empêchent d’avancer correctement.

C’est un très bon thriller, le milieu scientifique, où se situe l’action, est passionnant et il n’y aucun détail ennuyeux.

C’est vraiment un livre bien fichu, au fur et à mesure de la progression dans ses pages, on y voit de plus en plus clair. Tout ce qui nous paraissait sombre et nébuleux s’éclaire, un peu comme les pièces d’un puzzle qui se mettrait doucement en place. Les personnages ont vraiment du corps et on est aspiré par leurs vies avec grand plaisir.

Mais c’est un policier et, comme il serait dommage d’en dévoiler de trop, je serais assez brève (pour une fois !!!).

Ce que j’ai surtout retenu de ce livre c’est le voyage exaltant que ’j’y ai fait au Danemark.

J’en ai conclu aussi qu’une enfance désastreuse à toujours des répercussions et qu’elles sont parfois dramatiques.

Mais aussi, qu’à force de jouer à des jeux très dangereux, et avec le feu, on finit forcément par se brûler.

Une de ses qualités, s’il en a besoin d’encore une, c’est d’être très bien écrit. (et encore une fois ses prénoms vous enchanterons !!!)

 



Odense Danemark

 

Extraits :

 

«  Pour le Nouvel ans, Vibe et Soren allèrent passer quatre jours en Suède. L’associé de Vibe leur avait loué une ferme isolée. Il avait l’intention de tout avouer à Vibe et, à leur retour, Knud devait lui aussi apprendre l’existence de Maja. La forêt derrière la maison était immense et la neige ruisselait entre les arbres comme du cristal lorsqu’un écureuil faisait un bond ou que le vent se mettait à souffler. Soren coupait du bois pour la cheminée et observait la forêt, il rêvait de pouvoir échanger sa vie contre une autre moins compliquée, plus ordinaire. Vibe et lui jouaient à des jeux de société et lisaient, ils parlaient d’Elvira, c’était le premier Noël sans elle. Knud était confiant et avait insisté pour qu’ils partent. A deux reprises, Soren avait essayé de l’appeler, mais il était tombé sur le répondeur. Il commençait à s’inquiéter jusqu’à ce qu’il trouve un message sur son portable disant que tout allait bien. Vibe et Soren parlèrent très peu de leur relation, comme s’ils avaient tacitement signé un armistice. On est un peu comme un frère et une sœur, dit Vibe en penchant le livre qu’elle était en train de lire. Soren regardait le jardin sauvage, il pensait à Maja, à la façon dont il allait bien pouvoir annoncer la nouvelle à Vibe. Le moment semblait bien choisi. Maintenant. Mais Vibe était confortablement enveloppée dans une couverture, les joues rougis par la chaleur du poêle et le thé posé sur la table, elle avait l’air si sereine. Pour la première fois depuis longtemps. Ils firent l’amour une fois. Le soir de la Saint-Sylvestre. Après avoir mangé beaucoup de saumon et bu beaucoup de vin. Ce fut un moment intime et beau. Le 2 janvier, ils se mirent en route tôt le matin. Soren ne lui avait toujours rien dit. » (p68 et 69)

 

«  Le jeudi matin, Soren se réveilla beaucoup trop tôt. Il abandonna l’idée de se rendormir et se leva. Il alluma la lumière dans le salon, mit des petits pains surgelés au four et s’imposa dix minutes de vie privée sans penser à l’enquête. A 7h20, le jour commença à se lever. Soren enfila des chaussettes épaisses et se dit que pour un mois d’Octobre, il faisait déjà très froid. Cela annonçait peut-être un hiver particulièrement rigoureux.

 

Soren ne se souvenait que d’un seul hiver glacial au cours duquel le Danemark et la Suède avaient été reliés par une plaque de glace pendant deux mois. C’était en 1987, Soren avait dix-sept. Knud l’avait emmené pêcher sous la glace. Ils avaient pris la route par un froid sibérien et sous un soleil radieux et avaient roulé sur la glace jusqu’en Suède à bord de la Citroën de Knud équipée de chaînes. L’état d’urgence régnait sur les routes improvisées. Les voitures se croisaient avec prudence, les parents tiraient leurs enfants sur des luges, certains faisaient du patin à glace, l’écharpe au vent. Alors qu’ils approchaient de la Suède et qu’ils étaient de nouveau sur la terre ferme, ils avaient bifurqué vers le Nord. Knud avait emprunté la cabane d’un ami située sur une île.

 

- Comment on va faire pour pêcher si le lac est complètement gelé ? Avait demandé Soren.

 

Knud s’était contenté de lui faire un clin d’œil. Ils n’avaient rien fait de tout le week-end. Ils étaient restés dans la cabane à jouer aux cartes et au Mastermind et à manger du chocolat. Ils entretenaient le feu dans la cheminée. Knud avait apporté des fléchettes et ils avaient accroché une cible devant la maison. Ils jouaient jusqu’à ce que le soleil se couche. Ils portaient des gants pour pouvoir boire de la bière sans avoir les doigts gelés. Knud avait demandé à Soren à quoi il pensait. Au début, Soren trouva cette question bizarre, puis il avait eu envie de tout raconter à son grand-père. De lui confier à quoi et à qui il pensait. Il lui avait parlé de ceux qu’il considérait ses amis, de ceux qu’il n’aimait pas. »

 

Si vous avez envie d’un thriller un peu différent et exceptionnel jetez-vous sur ce livre…

Lystig l'a lu aussi et c'est elle, la première, qui m'a donné envie de lire ce livre.

Un grand merci aux éditions du serpent à plumes et à Anne.

 

Challenge voisins voisine de Kathel  Logo_1



Challenge scandinavie noire de Prune   pour le Danemark

Challenge Petit bac catégorie "Animaux"  laurier_couronne_fdb39

 

Par ailleurs ce blog se met en pause à partir d'aujourd'hui alors à bientôt...

A mon retour je vous parlerais de "Un certain vertige" qui était magnifique !!!

 

 

 

«  Il arrivait à Cécilie de se comporter comme si Anna était un objet dont elle pouvait disposer. Elle ne le faisait pas méchamment ou de manière calculatrice mais certaines situations ou confrontations se terminaient souvent par le même refrain : Oui, mais nous sommes mère et fille. Comme si la relation mère-fille justifiait tout. Cela ne voulait pas dire qu’on était autorisé à emprunter des raccourcis et à sauter par-dessus des barrières, ni qu’on pouvait intervenir dès qu’on en avait envie. »

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l'or des chambres - dans Littérature
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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 13:31

coeur[1] Coup de coeur

 

 

 

«  C’est comme si une force puissante nous avait retournés et secoués un bon coup avant de nous remettre sur nos pieds…»

 

Ce qui m’a donné envie de lire ce livre d’abord c’est que l’auteur vient du Pays de Galles… On ne lit pas si souvent de la littérature du Pays de Galles…

 

Et puis il y a eu les billets de Moustafette et de Myarosa qui ont fini de me convaincre

 

Quelques mots sur l’auteur : (source des éditions du Nil)

«  Mari Strachan a toujours été entourée de livres. Elle a été bibliothécaire dans des écoles privées, publiques, des institutions et même des prisons. Elle a également été lectrice, traductrice et éditrice. Elle vit avec son mari la moitié du temps dans une petite maison perchée sur les collines de Ceredigion, à l’ouest du pays de Galles, et l’autre moitié sur une étroite péniche amarrée à un canal de Londres, où elle a écrit une bonne partie de son premier livre « la terre fredonne en si bémol »  



    Pays de Galles

 

La terre fredonne en si bémol c’est d’abord ce personnage de petite fille grandiose… En effet, Gwenni est très originale, son imagination est débordante. Elle a une personnalité très développé.

Elle a dix ans et vit dans un petit village du pays de Galles.

Je l’ai beaucoup aimé cette petite fille là… vraiment…

Elle est très, très, attachante…

     

Il y a dans ce roman un mélange de magie, de poésie, un monde de contes… mais aussi une réalité très noire. Cela donne un mélange plutôt détonnant.

 

Gwenny a plusieurs particularités, la première c’est qu’elle vole pendant son sommeil.

" Je veux m'envoler pour regarder les étoiles scintiller à travers ce bleu. Orion le chasseur avec sa puissante épée. La Voie Lactée qui déverse ses étoiles ma tête. La nuit dernière, je n'ai pas voulu regarder en bas. Ni vers la ville ni vers la mer. J'ai plané sur le dos pour écouter le chant de la terre, les yeux perdus dans le ciel. Je me demande où il s'arrêt. Et où où se trouve le paradis ? Je n'ai jamais rencontré d'esprits là-haut. Je me demande s'il y a d'autres gens qui vivent aussi loin que les étoiles. Des extraterrestres. Les extraterrestres sont toujours des monstres dans les films. Mais s'ils étaient comme nous ? Est-ce qu'ils seraient quand même des monstsres ?"   p123 

 

Il faut bien dire qu’elle a bien besoin d’un peu d’évasion puisqu’elle dort dans le même lit que Bethan et que cette proximité lui pèse un peu.

Et puis, il y a sa mère, qui n’est pas un modèle de douceur et de bonté (et ça ne va pas s’arranger au fil des pages, au contraire…)

Il n’y a que son père pour lui apporter un peu de tendresse, ainsi que sa grand-mère.

 

Dans ce livre il y a encore une fois la trame de secret de famille, plusieurs même… Et c’est du lourd… Et douloureux…

Mais Gwenny a de la ressource… Comme je l’ai dit, elle a d’autres particularités…

Elle ne fait pas que voler… (ce qui est déjà pas mal)

Non, Gwenny entend aussi la terre fredonner

Elle voit des visages sur la détrempe (peinture) verte de la réserve de la cuisine. « Des visages aux yeux sournois, les lèvres scellés sur des secrets. »

 

Elle donne vie à des pichets Toby qui observent sa famille avec sévérité. (pichets traditionnels en forme d’homme assis coiffé d’un tricorne anglais, une chope de bière dans une main et une pipe, ou un verre, dans l’autre. Note de la traductrice).

Elle supporte très mal la vue de la viande et du gras (et encore moins de les manger…) et a « l’estomac fragile des Morgan »

Bon, je crois avoir fait le tour des spécificités de Gwenny

 

 Ceredigion, Pays de Galles

 

Par ailleurs vous trouverez dans ce livre en vrac :

Un chat qui s’appelle John Morris

Un jeune homme, Guto, qui a la mentalité d’un tout petit enfant mais « qui ne ferait pas de mal à une mouche »

Une recherche du lapin blanc d’Alice au pays des merveilles

Une poursuite d’oiseau, nommé Lloyd George (j’adore les prénoms dans ce bouquin), la nuit dans le brouillard, sous la pluie qui se terminera par les cris stridents d’une mère qui se fait des idées.

Un oiseau que l’on retrouve par après et qui refusera désormais de quitter sa cage

Un autre oiseau, appelé « oiseau mort », qui, celui-là, fait peur au possible et que personne ne veut entendre chanter.

 

Mais il y a aussi une disparition, d’un certain Ifan Evans.

Une enquête que conduit la petite fille à sa façon.

Une amitié entre Gwenny et Mme Evans (la maîtresse d’école) et ses deux petites filles : Angharad et Catrin. Petites filles que Gwenny gardera tous les mardis et jeudi après-midi, après l’école malgré l’avis plus que négatifs sur cela de la mère de Gwenny.

Catrin à qui Gwenny écrira une histoire pour la consoler de l’échec de la recherche du lapin blanc.

Et pour finir, un renard mort, devenu fourrure, à qui Gwenny veut offrir une dernière demeure… (et cela donnera une série d’évènements qu’elle ne maîtrisera en rien…)

 

Au final cela donne un livre incroyable que j’ai adoré… Une histoire vraiment originale et prenante que l’on lit à vitesse grand V…

Une histoire pas très joyeuse mais qui n’est en rien plombante puisqu’elle est menée par une petite fille qui est une vraie battante, qui a de l’énergie à revendre, et qui cherche la fantaisie, la magie et la poésie en toute chose…

Je ne l’oublierais pas de sitôt cette petite Gwenny !!!

Il vous faut le lire… Absolument…

 

Merci aux éditions du Nil et à Cécile

 

Challenge Voisins voisines  Logo_1 

Challenge Femme du monde    Femmes du mondel ogo

Challenge des mots et des notes   pour la terre qui fredonne

Challenge petit bac catégorie « lieu géographique »   laurier_couronne_fdb39

 



 

 

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l'or des chambres - dans Littérature
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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 21:02

http://www.leslecturesdeliyah.com/wp-content/uploads/2011/07/59285811.jpg

 

Et c'est toujours chez Liyah que ça se passe !!!

 

"Le concours S.T.A.R. (Stop Talking And Read) se déroulera du 15 juillet au 14 aout 2011, minuit, et il consiste tout simplement à lire le plus de pages possible durant toute cette période."

 

Pour plus d'info ici.

Vous avez jusqu'au 14 juillet minuit pour vous inscrire, alors pas de temps à perdre... Je suis déjà inscrite bien sûr !!!

Même si je risque de faire un score riquiqui...

Parce que je pars dans quelques jours...

Parce que mon homme sera en congé encore la première semaine d'Août et que l'on risque de beaucoup vadrouiller...

Mais incapable de résister je suis....  

Rien n'est trop fort pour faire descendre nos P.A.L. n'est ce pas...

 

A demain pour un billet sur "La terre fredonne en si bémol".

A suivre jeudi et vendredi  :  (normalement...)

- un billet sur ma sélection de livres d'été

- un billet sur "Les plumes des dinosaures"

 

Très belle semaine à vous tous et toutes !!!

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 16:46

geoffrey_smith

Eté - Geoffrey Smith

 

Petit bilan mais de très, très belles lectures...

 

Un coup de coeur :

- Le blues des grands lacs de Joseph Coulson   Le blues des grands lacs

Une lecture magnifique... (billet à suivre)

 

J'ai beaucoup aimé :

- Les plumes des dinosaures de Sissel Jo Gazan  Les plumes du dinosaure

Un thriller que j'ai vraiment apprécié

 

- Le canapé rouge de Michèle Lesbre  Le canapé rouge 

Un très beau texte que je recommande chaudement

 

A suivre, bientôt, un billet sur ma sélection d'été... Je vais très peu lire cette semaine... (préparer des vacances et faire les valises pour cinq c'est pas simple...). Pour l'instant j'ai laissé de côté mes lectures de "J'ai nom sans bruit" et "Colomb de la lune".

Avant de partir j'aimerais beaucoup avoir le temps de vous parler des "Plumes des dinosaures" et de "La terre fredonne en si bémol". J'espère en avoir le temps !!!

Je vous souhaite à toutes et à tous un été magnifique...

A la hauteur de ce que vous désirez....

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l'or des chambres - dans Bilan du mois
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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 12:35

Cent ans Lecture commune avec Pascale (avec une petite journée de retard). Anne et Cécile feront leurs billets plus tard. 

 

Le mot de l'éditeur :

" Sara Susanne, Elida et Hjordis, sont respectivement l'arrière-grand-mère, la grand-mère et la mère de la narratrice. Cent ans " est le roman de leurs vies, des hommes qu’elles voulaient et des hommes qu’elles ont eus, des enfants auxquels elles ont donné naissance. C’est aussi l’histoire d’une petite fille qui se cache au grenier pour l’éviter, lui. Elle a un crayon jaune qu’elle taille avec son couteau de poche et qui lui sert à écrire. À survivre."

 

Le mot de l'auteur extrait de l'entretien de Herbjørg Wassmo avec Pascale Frey, pour le magazine Elle, n°3402  (Source les éditions Gaïa)

« J'ai convié à un destin fictif ma mère, ma grand-mère et mon arrière-grand-mère pour leur demander ce qu'elles pensaient de mon roman. J'ai dressé une jolie table, j'ai parlé à leurs fantômes, je leur ai servi du vin et j'ai bu tous les verres ! Vous comprendrez que je ne me souvienne plus de la fin de la soirée à l'exception d'une chose, une remarque de ma mère : "Il était temps que tu écrives cette histoire." (...) Il fallait que ce livre existe, et il ne pouvait pas être écrit par une autre que moi. »





« Non, je n’ai pas peur de perdre mon temps ici. J’ai plutôt peur de perdre l’autre temps, celui qui s’accumule et devient des années… » (page 213)

 

Herjorg Wassmo est née en Norvège en 1942, ses livres ont beaucoup de succès, ils sont d’ailleurs récompensés par de nombreux prix. C’est une auteur que j’apprécie énormément depuis ma lecture de : « Le livre de Dina » que j’ai vraiment beaucoup aimée. Dina est un sacré personnage. Elle est envoûtante libre et sauvage.

 

La première partie du livre m’a vraiment enthousiasmée, elle a réussie à m’emporter tout comme Dina l’avait fait. La deuxième, peut-être un peu moins, ma lecture s’est un peu ralentie.

 

Tout comme « Le cœur cousu » c’est vraiment une histoire de femmes, de mères, de filles et de sœurs. Elles sont fortes et courageuses. Elles sont déterminées à ne pas se laisser avoir par le destin. Elles se battent la rage au ventre et les yeux farouches. Elles refusent de baisser les bras.

 

Dans ce livre il y a d’abord tout ce que j’aime dans la littérature Nordique. La beauté grandiose de la Norvège, son atmosphère vivifiante et les embruns.



«  Arrivés au détroit de Raftsund, ils n’eurent plus qu’une jolie brise et cela prit du temps. De part et d’autre de l’étroit passage, ils touchaient presque le paysage. Les rochers luisaient de verglas mais les champs semblaient encore verts sous leur fine couche de glace. Les sommets des montagnes étaient blancs au-dessus du noir des à-pics et du gris des éboulis. Elle était installée, bien au chaud, sous une couverture en fourrure, à l’abri des embruns et des flocons de neige humide qui commençaient à tournoyer. Il était juste devant elle et tenait la barre. Le gamin s’était réfugié sous la voile (p39). »

 

La mer, mais pas celle des touristes, sage et disciplinée. Non, une mer contre laquelle il faut parfois se battre. Une mer qui a la couleur de la colère. Mais qui, parfois, sait être plus calme.

 

Alors que je redoutais au départ les changements de narration de l’auteur, qui passe de Sara-Suzanne à Elida et à la sienne aussi, j’ai trouvé que, finalement, ça donnait une certaine dynamique au livre.

 

Mais je vous cacherais pas que mes passages préférés sont ceux concernant Sara-Suzanne, l’arrière grand-mère de l’auteur.

 

Sara-Suzanne qui fera un mariage imposé mais qui se transformera en mariage d’amour.

«  Ses sentiments envers lui avaient changé quand il l’avait portée jusqu’aux maisons. Personne ne l’avait portée ainsi depuis son enfance. Serrée contre lui, elle avait senti la chaleur de son corps à travers les vêtements. Cette curieuse force avec laquelle il l’emportait, sans vantardise, sans un seul verre pour se donner du courage. Qu’elle le veuille ou non, cela lui inspirait confiance » (p42)

 

Sara-Suzanne qui posera pour le pasteur Jensen pour représenter un ange.

Sara-Suzanne qui se fera lectrice pour ne pas vaciller.

«  Le jour même, dans l’après-midi, elle déclara à la maisonnée qu’elle lirait à haute voix le soir. Après la traite et le coucher des enfants. Tous ceux qui en avaient envie étaient les bienvenus au grand salon. Maintenant, en pleins préparatifs de Noël. Elle mélangea elle-même du sirop et de l’eau dans une grande cruche et demanda à sa sœur Ellen, actuellement gouvernante chez eux, de préparer un grand repas de crèpes. lls vinrent tous. Les garçons de ferme de l’annexe, Kristoffer et Daniel de la boutique, les servantes. On ne pouvait pas laisser passer cette occasion. Celle de venir dans le grand salon prendre un verre de sirop de framboise et manger quelques pâtisseries ! Quand à la lecture, ce n’était pas si grave, on aurait toujours la patience de l’écouter (p385) »

 

Comme d’habitude il y a chez Wassmo des scènes de cuisine et de repas qui donnent l’eau à la bouche.

«  En juin quand le petit lieu noir fit son apparition, Karsten et Erda le prirent à la traîne et Annie se chargea de le faire cuire. La gamine de quatorze ans se sentit fière comme Artaban quand la vapeur salée et parfumée de laurier emplit la maison. Ils n’avaient que des vieilles pommes de terre comme accompagnement. Mais arrosées du bouillon de foies, elles prenaient un goût d’été et de mer (p106) »

 

Des descriptions de la Norvège qui donnent envie de courir faire ses valises pour y partir au plus vite.

Kjopsvik - view from the beach

Source panoramio 

 

Des scènes familiales qui dorlotent et d’autres qui vous malmènent.

Des prénoms imprononçables et les difficultés qui vont avec pour les retenir.

 

Mais parlons maintenant des passages concernant l’auteur, qui sont les plus touchants. Il y est question d’ombres, tout droit venu de son enfance, d’un certain « il » (son père), du mal et de l’empreinte qu’il a laissé dans sa vie.

Il est question d’un petit poisson, trouvé dans une source, qui devient un ami et avec qui elle a des conversations irréelles.

Mais aussi d’un arbre, qui porte le nom étrange de « Tremble » qui parle à Herbjorb en murmurant, qui a des feuilles en forme de cœur et qui aime les secrets.

 

Pour finir les quelques mots de la voix de l’auteur, encore, qui nous chuchotent au creux de l’oreille et qui nous en apprennent beaucoup.

«  Avec les cousins, on court beaucoup. Et on joue au ballon, ce que je n’aime pas trop. Je n’aime pas ce qui arrive brusquement à travers les airs. Je n’aime pas craindre l’inévitable. Ce qui est décidé par les autres.  J’aime mieux jouer à la marelle. C’est un sentiment extraordinaire que de tout maîtriser soi-même, et sur un seul pied. Sauter à la corde. Ou bien grimper. S’agripper. Décider soi-même du moment où on lâchera. J’aime faire ce que je suis capable de maîtriser. Personne n’a besoin de savoir ce que c’est. » p348)

 

Une lecture vraiment très émouvante…

 

Une superbe incursion dans le cœur des femmes.

 

Un superbe passage aussi p56 que je ne vous donne pas parce que Pascale l’a déjà fait (et oui, encore une fois Pascale, nous avons notés les mêmes passages). Je vous conseille fortement d’aller le lire chez elle.

 

Lu aussi par Kathel, Sandrine, Papillon, Dominique, Clara, Nina, Keisha et Margotte.

 

   La plage de Ramberg aux Lofoten. Photo: CH / Innovation Norway

   La plage de Ramberg aux Lofoten. . Photo: CH / Innovation Norway (source site officiel Norvège)

 

Petit rajout : j'ai failli oublier les challenges  

Logo_1 Challenge voisins-voisines de Kathel.  Scandinavie blanche de Prune: Norvège Femmes du mondel ogo Challenge littérature au féminin d'Anis

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l'or des chambres - dans Littérature
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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 16:04

Depuis la visite chez moi de Margotte, m'inscrire à son challenge me titillait... Comment résister en effet à une auteure que j'adore (voir par ici) et que j'aimerais découvrir plus en avant ???

Alors voilà, ma décision est prise, ça sera avec moi...

J'ai en ma possesion une compilation de ses livres éditée par "Bouquins" (Robert Laffont)avec quelques titres que je n'ai pas encore lue. Je pense notamment à " La naissance du jour", "Bella-Vista", "Voyage égoiste" et au " Toutounier" 

Ce qui m'a décidé également c'est la date limite : 23 septembre 2012. Ce qui laisse largement assez de temps.

Il y a quatre niveaux possible, j'ai choisi pour ma part le niveau Bel-Gazou (évidemment !!!) qui demande à lire de un à trois romans.

Pour plus d'info c'est par ici.

Je vous donne tous les logos parce qu'ils sont plus beaux les uns que les autres. Je crois bien que les utiliserais tous, au gré de mes billets.... Challenge Colette

    

 

Un petit extrait de son talent ? Voilà un morceau de "J'ai chaud" tiré des textes du "Voyage égoiste" :

 

"Ne me quitte pas ! Assieds-toi, et lis-moi le conte qui commence par : " la princesse avait vu le jour dans un pays où la neige ne découvre jamais la terre, et son palais était fait de glace et de givre..." De givre, tu entends ? de givre !... Quand je répète ce mot scintillant, il me semble que je mords dans une pelote de neige crissante, une belle pomme d'hiver façonnée par mes mains... Ah ! J'ai chaud !...

J'ai chaud, mais... quelque chose a remué dans l'air... Est-ce seulement cette guêpe blonde ? Annonce-t-elle la fin de ce long jour ? Je m'abandonne à toi. Appelle sur moi le nuage, le soir, le sommeil. Tes doigts sous ma nuque y démêlent un moite désordre de cheveux...

Penche-toi, évente, de ton souffle, mes narines, et presse, contre mes dents, le sang acide de la groseille que tu mords... Je ne murmure presque plus, et tu ne saurais dire si c'est d'aise... Ne t'en va pas si je dors : je feindrai d'ignorer que tu baises mes poignets et mes bras, rafraîchis, emperlés comme le col des alcarazas bruns..."





Candace Lovely - Cat on a porch

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l'or des chambres - dans Challenges
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  • : Je suis une jeune femme passionnée de littérature... Mon blog sera surtout un concentré de ma plus grande passion : la lecture... Il y aura aussi quelques touches de peintures, de cinéma, de musiques et un peu de ma vie aussi... L'Or des Chambres pour un hommage à la très grande Françoise Lefèvre dont j'emprunte le titre d'un de ses livres.
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Challenges 2013

tour-du-monde-1

Le tour du monde en 8 ans

 

Challenge Irlande : illimité !!

 

Fin : 31 Juillet 2013

 

objectif-pal-001[1]

Objectif PAL Noire by L'Or et George ; illimité

 

http://img15.hostingpics.net/pics/279733ILEDESERTE2.jpg

Fin : 01 Août 2013 (ou plus)

 

   

Fin : 30 septembre 2013

 

Fin : 30 juin 2013

 

Il viaggio

Fin : 31 Octobre 2013

 

Fin : Décembre 2013 (prolongation) 

 

Challenge littéraire

Repris par Anne 

Fin 31 décembre 2013     

 

Liste des participants

Fin : novembre 2013  

 

challenge gilmore girls 2013

Repris par Touloulou

Date de fin : 08 octobre 2014 

 

challengeQuatreSaisons    

Prolongation jusqu'au 21 décembre 2013

 

dc3a9fi_scandinavie_blanche

            3/5 Ici et  et

Fin : 31 décembre 2013 Repris par Lystig 

 

Fin : 28 Juillet 2013

 

logonaturewriting1 

-/5

Fin : décembre 2012 (Folfaerie m'a donné une prolongation pour cette année, merci à elle !!)

 

  Challenge Colette

-/3

Fin : 23 Septembre 2013 (Prolongation) 

 

Ici, et là 

3/3

Fin : 21 Juin 2013

 

Femmes du mondel ogo  

Cent ans Wassmo

La terre fredonne en si bémo l- Strachan

Les femmes du braconnier - Pujade Renaud

Fin : décembre 2012 (renouvelable)    

 

2/10 Re-Prolongation du challenge :

Fin : 05 avril 2014  

 

Prolongation du challenge

Fin : 30 septembre 2013    

Index auteurs


Agus Milena - Battement d'ailes

Ahern Cecelia - Un cadeau du ciel

Beckett Bernard - Genesis

Benameur Jeanne - Les insurrections singulières

Bertholon Delphine - L'effet Larsen

Brisac Geneviève - 52 ou la seconde vie

Cabasson Armand - La reine des mots

 Calvetti Paola -L'amour secret

Chabrol Caroline - Sous les cahiers, la mort

Cohen Welgryn Myriam - Mères - Myriam Cohen Welgryn
Constantine Barbara - A mélie, sans mélo

Delaflotte Mehdevi Anne - Fugue

Dickens Charles - Un chant de Noël
Divakaruni Chitra Banerjee -Ma soeur, mon amour

Donovan Gérard -Julius Winsome

Estibal Sylvain - Le dernier vol de Lancaster
Ferney Alice - Paradis conjugal
Giraudeau Bernard - Cher amour

Girerd Jacques Rémy, Benoît Chieux - L'enfant au grelot  (album enfant)
Glass Julia - Jours de juin

Guelfenbein Carla - Le reste est silence

Haasse Hella S. -La source cachée
Hannah Kristin - La magie du bonheur

Henrichs Bertina -La joueuse d'échecs 

Herry Jeanne - 80 étés

Hobbie Holly - Juste à temps pour Noël - Holly Hobbie (album enfant) 
Holder Eric - Mademoiselle Chambon

Kamimura Kazuo - Lorsque nous vivions ensemble 1
Kamimura Kazuo - Lorsque nous vivions ensemble 2

Kingsolver Barbara - Un été prodigue

Kortepeter Paul et Susan Wheeler - Youpi, pas d'école  (album enfant)
Lemoine Annie - Les heures chaudes

Lethielleux Maud - Dis oui, Ninon
Levraud Murielle - Le soir autour des maisons 

Malte Marcus - Garden of love

Martinez Carole - Le coeur cousu

Matheson Richard - Je suis une légende

Mazurel Claire et Marie H. Henry - Demain c'est Noël (album enfant)
Mégnin Jean-Philippe - La voie marion

Meyer Stephenie - Les âmes vagabondes

Miller Rebecca - Les vies privées de Pippa Lee 

Moning Karen Marie - Fièvre noire

Mosse Kate - Les fantômes d'hiver

Picasso Marina - Grand-père
Rice Luanne - Les carillons du bonheur
Ryan Carrie -La forêt des damnés

Sampioro Dominique - La petite présence
Scholes Katherine - Les amants de la terre sauvage

Setterfield Diane - Le treizième conte
Sigurdardottir Steinnunn - Le Cheval Soleil
Tardieu Laurence - Comme un père

Vann David - Sukkwan Island   
Vigan Delphine De - No et moi

Woolf Virginia - Mrs Dalloway