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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 10:19

La joueuse d'échecs      La joueuse d'échecs

Editions Le livre de Poche et en grand format Liana Levi

 

Joueuse, avec Sandrine Bonnaire et Kevin Kline

 

Le mot de l'éditeur :

" Un jeu peut-il faire basculer la vie d'une femme ? Difficile de le croire. Dans l'île de Naxos, les joueurs de trictrac sont légion, mais jamais aucune femme n'a approché les pions noirs et blancs. Quant à ceux d'un échiquier, n'y pensez même pas ! Cependant, pour Eleni, prise dans une vie sans aspérités et sans folie, le plus vieux jeu du monde sera le début d'une aventure qui la mènera jusqu'à l'émancipation. "

 

Comme pour "Je suis une légende" j'ai suivie le même chemin, j'ai commençé par lire le livre (c'est donc une relecture) puis j'ai regardé le film et j'ai lu à nouveau le livre. Si j'ai une préférence certaine pour le livre je dois avouer que j'ai beaucoup aimé le film. J'aime beaucoup Sandrine Bonnaire, forcément ça partait bien... Ce qui m'énerve un peu c'est que les scénaristes ne peuvent jamais s'empêcher de changer l'histoire. Et, souvent, ce ne sont pas seulement des détails. Le changement le plus brutal, et qui a mon sens, change toute la teneur du livre c'est que, là où dans le livre c'est son ancien professeur Kouros, un vieil homme,  qui lui apprendra toutes les subtilités des échecs,  et bien dans le film il se transforme en un homme dans la force de l'âge très séduisant. Il y a donc un rapport de séduction entre ces deux là qui n'existe pas du tout dans le livre. Alors que sa patronne dans le livre l'encourage vivement et, est une alliée efficace, elle devient dans le film un personnage presque réfractaire à son projet. Et le couple français de joueurs d'échecs qui est le lien qui lui fait se jeter avec passion dans ce jeu devient dans le film des américains (la femme en tout cas).

 Pourquoi ne pas suivre intégralement le fil de l'auteur du livre ? Je me le demande..

Dans le livre Eleni a une passion, une attirance assez grande pour la France, et surtout Paris, et pour sa langue. La France la fascine.  

 

" Eleni aligna amoureusement les produits de beauté portant des noms vaporeux dans cette langue qu'elle préférait parmi toutes celles qui glissaient sur l'île : le français.../...

 

Son approche linguistique était uniquement sonore. Parfois elle écoutait son murmure dans la salle à manger. Il lui semblait que cette langue, et c'était bien son atout majeur, manquait totalement de sérieux. Aux oreilles d'Eleni, elle n'avait aucun ancrage dans la terre. Ses mots dansaient sur un parquet ciré, faisant de petites arabesques, des courbettes, se saluant, tirant des chapeaux invisibles dans un frémissement de satin et de tulle. Ces douces glissades devaient bien avoir des significations précises, désigner de vraies choses. Eleni en convenait, et c'était justement ce paradoxe qui lui paraissait formidable. Ce déploiement ailé de danseurs d'opéra pour demander le sel ou s'enquérir du temps, n'était-ce pas le comble du luxe ?

A la télévision, elle avait vu plusieurs émissions sur Paris, et à chaque fois, elle en avait ressenti comme un pincement au coeur. Une zone un peu douloureuse dans la poitrine, engendrée par un rendez-vous qu'on aurait eu jadis et auquel on ne se serait pas rendu, jugeant l'issue trop hasardeuse.

Eleni n'était pas femme à pincements. Mais Paris constituait une exception. Sa passion rêveuse était demeurée d'ailleurs totalement inavouée. C'était son jardin secret. "

   

 

Eleni fait les chambres d'un hotel tenu par une femme sympathique et qui la respecte. Tout les matins Eleni commence par une petite tasse de café offerte par sa patronne Maria. Son travail ne lui déplait pas. Il n'empêche pas son évasion. Son travail est assez répétitif pour cela.

 

" Eleni connaissait tous les gestes par coeur et les accomplissait machinalement, les uns après les autres, dans un ordre immuable. Vingt chambres, quarante lits, quatre-vingts serviettes blanches ; les cendriers à vider étaient en nombre variable. "

 

Eleni est marié avec Panis, ils ont deux enfants.

 

" Trois ans après, elle avait épousé Panis, de cinq ans son aîné, qui travaillait au garage de son père à la sortie de la ville. Ce mariage avait été son heure de gloire. Toutes les filles de Naxos lui avaient envié ce garçon aux cheveux drus et au regard profond. Ils eurent deux enfants, Dimitra et Yannis. Même après leur naissance, Eleni avait continué à exercer son métier, car elle aimait ce travail qui lui permettait de rêvasser et d'entrer en contact avec le monde extérieur en son absence."

 

 

Ce que j'ai aimé dans le livre ? Et bien d'abord le décor magnifique, cette île de Naxos si bien décrite. Et les petits verres d'ouzo qu'ils boivent sur des terrasses ombragées dans une petite taverne donnant sur le port, franchement, on s'y croirait...

Mais surtout cette histoire de femme qui s'émancipe, qui se découvre une passion qui lui donnera un nouveau souffle. Cette folie douce dans laquelle elle se glisse, elle se perd...

Une femme de plus en plus heureuse, tenant tête à son mari et même à tout un village. Elle ne lâchera pas prise...

 

" Le lendemain, le travail sembla se faire tout seul, Eleni poussa son lourd chariot en chantonnant, salua les clients chaleureusement et fit les chambres avec le même dévouement que d'habitude. La seule ombre au bonheur qui la transportait de la sorte fut l'impossibilité de le partager avec quelqu'un. Une victoire ignorée perd toute sa saveur. L'immense joie qui habitait Eleni ce matin-là avait besoin de se répandre et d'exulter, comme l'oiseau recherche une branche où se poser pour chanter. "

 

Ce que j'ai aimé dans le film ? A peu près la même chose, avec un petit peu moins de charme. Mais le décor est sublime et le jeu de Sandrine Bonnaire, comme d'habitude, impeccable.

Laissez vous tenter par les deux...

Et encore une nouvelle participation au challenge de Fashion : "Lunettes noires sur Pages blanches "

  logolunettesnoires.jpg  

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l'or des chambres - dans Littérature
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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 14:19

Pour commencer voilà mes deux choix suivants, pour challenge 1% de la rentrée littéraire, qui rejoignent les deux autres ici.

 

- Ouragan de Laurent Gaudé   Ouragan

Le mot de l'éditeur :

" Au coeur de la tempête qui dévaste la Nouvelle-Orléans, dans un saisissant décor d'apocalypse, quelques personnages affrontent la fureur des éléments, mais aussi leur propre nuit intérieure. Un saisissant choral romanesque qui résonne comme le cri de la ville abandonnée à son sort, la plainte des sacrifiés, le chant des rescapés. "

 

- La ballade de Lila K de Blandine Le Callet    La ballade de Lila K

Le mot de l'éditeur :

" La ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge. Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue.
Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité. Au cours d’une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu’est devenue sa mère. Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels un maître érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué, une violoncelliste neurasthénique en mal d’enfant, une concierge vipérine, un jeune homme défiguré, un mystérieux bibliophile, un chat multicolore... Roman d’initiation où le suspense se mêle à une troublante histoire d’amour, La ballade de Lila K est aussi un livre qui s’interroge sur les évolutions et possibles dérives de notre société. " 

 

Et maintenant passons à mes tentations. Elles sont nombreuses cette année et le choix

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ne va pas être évident.

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Alors :

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- Purge de Sofi Oksanen   Purge

Le mot de l'éditeur :

" En 1992, l'union soviétique s'effonder et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes. Ainsi, lorsqu'elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l'occupation soviétique et l'amour qu'Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu'au bout, quel qu'en soit le prix.../...."

 

- L'amour est une île de Claudie Gallay   L'amour est une île

Le mot de l'éditeur :

" Alors que le Festival d'Avignon 2003 s'enlise dans la grève des intermittents, une actrice célèbre retrouve sa ville natale, après dix ans d'absence. Elle y a vécu un amour passionnel avec le directeur d'un théâtre du festival off, qu'elle a quitté pour faire carrière. Ce dernier met en scène une pièce d'un auteur inconnu, sorte de poète maudit décédé dans des circonstances obscures...
Après "Les Déferlantes", qui lui a amené la consécration (Prix des lectrices de Elle 2009), Claudie Gallay explore avec toujours autant de singularité les mystères enfouis au creux de chaque vie. "

 

- Le coeur régulier d'Olivier Adam    Le coeur régulier

Le mot de l'éditeur :

"  Vu de loin on ne voit rien », disait souvent Nathan. Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là « si parfaite ». Le coeur en cavale, elle s’enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises.

Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d’un certain Natsume. En revisitant les lieux d’élection de ce frère disparu, Sarah a l’espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c’est sa propre histoire qu’elle va redécouvrir, à ses risques et périls.

Grâce à une écriture qui fait toute la place à la sensation, à l’impression, au paysage aussi bien intérieur qu’extérieur, Olivier Adam décrit les plus infimes mouvements du coeur et pose les grandes questions qui dérangent. "

 

- Vivement l'avenir de Marie-Sabine Roger     Vivement l'avenir

Résumé :

" Dans une petite ville de province, trois trentenaires paumés vont se rencontrer et prendre en charge un jeune homme handicapé physique et mental, considéré par tous comme un monstre. "



- Rosa candida d'Audur Ava Olafsdöttir    Rosa Candida

Le mot de l'éditeur :

" Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljótur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte.

En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile. "



- Un bûcher sous la neige de Susan Fletcher    Un bûcher sous la neige

Le mot de l'éditeur :

" Au cœur de l'Ecosse du XVIIe siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher. Dans le clair-obscur d'une prisonputride le Révérend Charles Leslie, venu d'Irlande espionner l'ennemi,l'interroge sur les massacres dont elle a été témoin.
Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s'élève au-dessusdes légendes de sorcières, par-delà ses haillons et sa tignasse sauvage. Peu àpeu, la créature maudite s'efface ; du coin de sa cellule émane une lumière,une sorte de grâce pure. Et lorsque le révérend retourne à sa table de travail,les lettres qu'il brûle décrire sont pour sa femme Jane, non pour son roi.
Chaque soir, ce récit continue, Charles suit Corrag àtravers les Highlands enneigés, sous les cascades où elle se lave sa peau  poussiéreuse des heures de chevauchéesolitaire. Chaque soir à travers ses lettres, il se rapproche de Corrag, lacomprend, la regarde enfin et voit que son péché est son innocence et le bûcherqui l'attend le supplice d'un agneau. "

 

- Un autre amour de Kate O'Riordan   

Le mot de l'éditeur :

" Connie et Matt Wilson sont parvenus à réaliser leur rêve : ils vivent avec leurs trois enfants dans une charmante maison londonienne. Alors qu'ils profitent d'un week-end pour passer un séjour romantique à Rome, tout bascule : Matt annonce à Connie qu'il ne rentrera pas avec elle. Elle retourne à Londres, retrouvant ses trois garçons, seule.
Un autre amour est le récit intense du désespoir d'une femme dont l'heureux et paisible mariage se trouble. L'auteur explore les sentiments tumultueux de cette épouse qui s'emploiera à faire revenir celui qu'elle aime depuis l'enfance. Kate O'Riordan analyse l'ambiguïté et la fragilité des sentiments à travers l'évocation du passé duquel on ne peut réchapper. Elle fait intervenir des personnages poignants, singuliers ou drôles qui croisent le destin des protagonistes et révèle les failles de la vie qu'ils ont cru se construire. "



- Crépuscule irlandais de d'Edna O'Brien    Crépuscule irlandais

Le mot de l'éditeur :

" Edna O’Brien écrit ici le roman tumultueux et enfiévré de l’amour maternel. Il faudra un long chemin à Eleanora pour comprendre la vraie nature de sa mère, Dilly, qui pour elle avait toujours représenté le poids de la morale et de la tradition.
Dilly avait eu beau vouloir dans sa jeunesse échapper à son destin de fille d’Irlande, elle était revenue au pays, résignée, et s’était mariée, après sa tentative avortée de fuite aux États-Unis. Sa fascination pour New York, son premier travail comme bonne à tout faire, et puis le rêve qui tourne court et, dès son retour, l’installation à Rusheen, cette campagne perdue où elle a vécu la majeure partie de sa vie : elle a tout le temps de se les remémorer dans l’hôpital de Dublin où elle attend un diagnostic. Âgée et malade, elle ne désire plus qu’une visite de sa fille, à qui elle n’a jamais cessé d’envoyer des lettres aimantes et fascinées.
Eleanora, elle, a fui très jeune pour Londres l’étouffante campagne irlandaise. Elle y est désormais célèbre et détestée pour ses romans sulfureux. Quand enfin elle se rend au chevet de sa mère, c’est en coup de vent : elle prétexte un rendez-vous, et part retrouver un amant. Dans sa précipitation, elle oublie son journal intime…
Quand elle s’en aperçoit, sa panique est vaine : la vie affranchie et passionnée qu’elle y consigne a sans doute tendu à sa mère un troublant miroir où celle-ci a pu reconnaître l’ombre de ses désirs passés. Eleanora découvrira, trop tard, la dimension de l’amour que lui vouait Dilly. "



Voilà, il y aura peut-être une suite à ce billet... Peut-être d'autres tentations se rajouteront-elles... Si vous avez des suggestions ou un coup de coeur pour cette rentrée qui ne serait pas dans ma sélection, n'hésitez pas à m'en parler...

Comme l'année dernière, si cela vous tente, vous pouvez vous amuser un peu et essayer de deviner ceux que je vais choisir... Dites moi ça dans vos commentaires... (les deux premiers ; Ouragan et La ballade de Lila k sont déjà sur ma PAL)

Tout en sachant que je ne sais pas encore moi même ceux que je vais choisir...

Et vous, avez vous déjà fait votre choix ???

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 14:40

Carl Larsoon - Karin And Brita

 

 

Une mère (extrait)

 

Une mère
Ca travaille à temps plein
Ca dort un œil ouvert
C’est d’garde comme un chien
Ca court au moindre petit bruit
Ca s’lève au petit jour
Ca fait des petites nuits.
C’est vrai
Ca crève de fatigue
Ça danse à tout jamais une éternelle gigue
Ça reste auprès de sa couvée
Au prix de sa jeunesse
Au prix de sa beauté.

Une mère
Ca fait ce que ça peut
Ca ne peut pas tout faire
Mais ça fait de son mieux.

.../...


Une mère
C’est plus comme les autres filles
Ca oublie d’être fière
Ca vit pour sa famille

Une mère
Ca s’confie nos bercails
C’est pris comme un noyau dans l’fruit de ses entrailles

 

Parole et musique Lynda Lemay

Extrait de l'album " Une signature" 2006 Warner

 

Ceci est ma participation aux dimanche poétiques et c'est Bookworm qui a pris le relais.

La liste des participantes ici.

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 12:07
 Françoise Lefèvre

L'or des chambres (extrait)

 

"Je suis rentrée dans la saison. J'oublie que la vie est bonne parfois, et le langage aussi simple qu'un chant d'oiseau, l'hiver derrière la fenêtre. La vie est bonne et bouillante comme les joues des enfants qui ont joué dehors. Comme le vin que je bois. Oui, j'oublie que la vie est bonne parfois. J'entre dans la saison, cette autre part de la vie où je descends. Cette autre part de moi où j'ai des secrets pour moi-même. Les écrivant, je te les livre.

Dans ce puits où je descends, c'est toujours l'hiver. La beauté du lieu n'a d'égal que son austérité. Il est pareil à une abbaye où jamais la messe n'est chantée. On y fait silence. Chacun écoute en soi."

 

" Il faut savoir qu'elle est incurable celle qui écrit : elle n'aime ni commencer, ni achever son livre. Et n'en veut rien garder. Elle écrit, comme on caresse avant la fin celui qui met si grand temps à s'éteindre. Elle n'écrit que pour en être aimée."

 



Soleil caché sur le lac



Vous savez ce que je pense de Françoise Lefèvre...

Pour moi la plus grande écrivain, la best, la number one...

C'est comme ça, il n'y a rien à y changer...

Entre elle et moi c'est une histoire qui dure...

Il n'y a rien à dire de plus...

 

Ceci est ma participation aux dimanches poétiques de Celsmoon (qui malheureusement se met en pause très longue durée).

Je compte continuer à participer mais de façon non systématique..

Cela sera donc de temps en temps, selon l'envie

Pascale va continuer, Lystig et Cagire aussi...

Qui d'autres ?

 

Très bon dimanche à vous tous et toutes



(Si vous voulez en savoir un peu plus sur Françoise Lefèvre, faites un petit tour ici.)

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 12:19

Edward Hopper

 

Un bilan plutôt sympa pour ce mois d'Août.

 

J'ai beaucoup aimé :

 

- Sous les cahiers, la mort de Caroline Chabrol   Sous les cahiers, la mort

Un petit texte, comme un café fort et serré, dont on sort la gorge nouée. Un petit texte d'une tristesse tenu, que je n'oublierais pas de sitôt. Une histoire d'amour et de haine, toutes deux étroitements entrelaçées dans une valse d'amertume. Une agréable surprise.

 

 

- Je suis une légende de Richard Matheson  Je suis une légende

Un livre d'une belle qualité, qui m'a bousculé. Un livre noir de chez noir mais extrêmement prenant. J'en retiens surtout l'histoire d'une solitude lourde, terrible, bouleversante. Une lecture que je conseille.

 

- Les tendres plaintes de Yoko Ogawa  Les tendres plaintes

Un petit livre moelleux et paisible. Une atmosphère tranquille et sereine dans laquelle il fait doux se couler. Une petite parenthèse ouatée. Une lecture très agréable. (Billet à suivre)



Une lecture détente et très très prenante, limite addictive :

 

- Fièvre rouge de Karen Marie Moning  Les chroniques de Mackayla Lane - Les chroniques de Mackayla Lane, T2

Un page-turner tout simplement !!! (billet à suivre)

 

Une lecture sympa et amusante :



- Comment dormir du Dr Ralph Y. Hopton et Anne Balliol   

(billet à suivre)



Et le dernier, une déception :

 

- La rivière du crépuscule de Lee Gil-Won     

 

Un petit point négatif tout de même : je n'ai lu que des nouveautés, pas une seule lecture sortie de ma PAL... Le mois prochain, il faut que je remédie à cela...



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l'or des chambres - dans Bilan du mois
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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 17:16

 

 

 

Présentation de l'éditeur : (folio SF)

 

"Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil...
Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu'aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.
Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l'ultime survivant d'une espèce désormais légendaire."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noir, c'est noir.

Si vous cherchez un livre "remonte moi le moral", ce n'est vraiment pas le livre idéal.

Il n'y a pas d'espoir dans ces pages, pas un gramme d'optimisme...

A côté, le film paraît (presque) joyeux... Ok, j'exagère certainement.

J'ai commençé par voir le film (le dernier, celui avec Will Smith), puis j'ai lu le livre et j'ai encore un fois visionné le film. Ils sont extrêmements différents, la fin du film n'a absolument rien à voir avec celle du livre. Et le titre n'a plus du tout la même dimension.

Bien sûr le livre est certainement d'une plus belle qualité. Mais je suis certainement une petite chose au coeur trop sensible. Le livre m'a vraiment bousculé, alors que le film n'a fait que me divertir (et en passant me faire admirer la plastique parfaite de Will Smith, oui je sais, c'est un détail). D'ailleurs la première différence sensible est que (et je ne vous apprends rien) dans le film Neville est noir, alors que dans le livre il est blond au yeux bleus (et là, encore une fois, je vous l'accorde, la différence n'est pas d'une importance capitale...) mais bon, ça surprend un peu lors de la lecture des premières pages.

Ce que je retiendrais surtout de ce livre c'est la détresse et la dramatique situation de Neville qui se retrouve seul survivant. Sa solitude est lourde, terrible, bouleversante... Qui oserait s'imaginer dans une telle situation ?

Sa femme, sa fille sont mortes dans des conditions épouvantables, il a vu ce virus détruire ceux qui l'entourait les uns après les autres... Comment a t'il trouvé la force de survivre à tout cela ? Et pourquoi ? Je veux dire, est ce que cela vaut vraiment le coup de survivre si l'on doit se retrouver seul ? C'est certainement la question que je me poserais.

Dans le livre et dans le film il y a la présence d'un chien mais les circonstances de leur rencontre ne sont pas du tout les mêmes... Dans le livre c'est à peine si Neville a le temps de profiter de cette présence réconfortante...

Il y a aussi la rencontre avec une femme mais là aussi, tout est différent... Mais je ne dirais rien de plus, à vous de le lire, si cela vous tente...

Dans l'un comme dans l'autre les raisons de ce chaos sont les mêmes, c'est un virus qui transforme les hommes. C'est un virus qui est la cause de tout... Et dans le film comme dans le livre Neville essaye d'éliminer le plus possible de mutants.

Mais finalement pour quel résultat ? Le monde, tel qu'il le connaissait, n'existe plus...

Bien sûr c'est un livre dérangeant, angoissant...

Neville se saoûle beaucoup dans le livre (et franchement qui ne le comprendrait pas...) et il écoute Brahms et Bernstein pour oublier... (à la différence du film où il écoute Bob Marley). Mais il ne fait pas que ça. Il cherche aussi, fait quelques découvertes intéressantes... Bien sûr il y a quelques clichés ; l'aïl tout d'abord et les pieux qu'il utilise pour tuer ces créatures...

En bref c'est tout de même un livre dont je vous conseille la lecture, à condition de savoir où vous allez mettre les pieds.

Et je vous conseille aussi de voir le film. C'est un film qui captive et en plus il y la présence de Will Smith (comment ça je l'ai déjà dit ???).

 

Je suis une légende

 

Dans cet extrait Neville est saoûl, voilà le genre de pensées qui le traversent quand il est saoûl : (et je vous laisse y méditer...)

 

" Ma thèse tient en quelques mots : les vampires sont victimes d'un préjugé. Or, le source des préjugés raciaux réside dans le postulat que la peur engendre la haine.

Il alla se verser un whisky ; un grand.

En des temps reculés, disons, jusqu'à la fin du Moyen Age, le pouvoir du vampire était aussi grand que la terreur qu'il inspirait. C'est pourquoi on jeta l'anathème sur lui. La société ressent à son endroit une haine irrationnelle.

Pourtant, en quoi ses habitudes sont-elles plus révoltantes que celles des autres hommes et animaux ? Ses crimes sont-ils plus graves que ceux des parents qui étouffent la personnalité de leur enfant ? Son seul nom provoque des réactions d'effrois. Mais est-il plus monstrueux que les parents d'un gosse névrosé, futur homme politique ? Que l'industriel distribuant à des oeuvres l'argent qu'il a amassé en fournissant en bombes et en fusils des terroristes kamikazes ?

(je vous laisse juger la pertinence de ces deux dernières phrases !!!)

Que le producteur de l'infâme tord-boyaux avec lequel s'abrutissent de pauvres types déjà incapables d'aligner deux idées à jeun ('Mande pardon ; je suis en train de dénigrer le sein qui m'abreuve) ? Est-il pire enfin que le patron du torche-cul qui souille les présentoirs d'un flot de calomnies et d'obscénités ? Examinez bien vos consciences, mes petits coeur, et dites-moi si le vampire est tellement épouvantable. "

 

 

Les billets de Biblioblog, Buzz littéraire, Actu du noir, Baba, Mes imaginaires

 

Ceci est ma deuxième participation au challenge de Fashion " Lunettes noires sur pages blanches

 

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l'or des chambres - dans Littérature
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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 20:57

Elle faisait partie de mon or de l'année 2009 pour La relieuse du gué.

Oui, la voilà de retour pour la rentrée 2010 : Anne Delaflotte Mehdevi.

Son dernier titre ? Fugue

 

Fugue

 

Le mot de l'éditeur :

Madeleine s'enfuit de l’école le jour de la rentrée. Sa mère, folle d'angoisse, crie sa terreur le long de la rivière. Sa fille est saine et sauve mais Clothilde y perd la voix. Elle consulte, refuse les traitements, se heurte à l’incompréhension des proches, mari père amie. Sa voix perdue, c'est le chant lyrique qui la lui redonnera. Car la voix chantée de Clothilde est d'une beauté peu commune, sublime.

 

Mon deuxième choix :

 

L'effet Larsen de Delphine Bertholon

 

L'effet Larsen

 

Mot de l'éditeur :

 

Depuis plus d’une décennie, Nola vit avec une zone d’ombre au sein de son histoire. Mais voilà : on ne peut pas fuir éternellement… Elle décide alors, l’année de ses trente ans, d’enfin trucider son fantôme. Elle rembobine, jusqu’à cet été-là, l’été le plus marquant de son existence. 
Août 1998. Il fait 37 degrés, Paris est vide, les Bleus sont champions du monde. Nola a dix-huit ans et vient de perdre son père, Jacques. Sauvée de la solitude par un job d’été dans un bistrot où les hurluberlus imbibés se succèdent plus vite que les petits ballons de rouge, la jeune fille gère avec les moyens du bord le chagrin de Mira, sa mère, et sa propre colère. Contraintes d’emménager dans l’« immeuble-mutant », reflet architectural de leurs vies décrochées, les deux femmes espèrent se reconstruire. Mais, à peine un pied posé dans le nouvel appartement, Mira présente d’étranges symptômes. Le bruit du monde lui devient intolérable : un papier froissé sonne comme une explosion, un robinet qui goutte suffit à la faire disjoncter. Nola assiste, impuissante, à la lente descente aux enfers de sa mère,et s’interroge sur ce que tout cela signifie. L’hyperacousie est-elle le simple contrecoup de la mort de Jacques, ou la matérialisation de quelque chose d’autre ? Cet abominable immeuble serait-il une sorte de catalyseur ? Peut-être, mais de quoi ? Et surtout, comment soulager Mira de ce poids infini, qui semble se situer bien au-delà du deuil ? Commence alors pour la jeune Nola une (en)quête insolite au cœur de la mémoire familiale.

 

Et je suis ravie parce qu'il vient tout juste de paraître (il faut absolument que je trouve le temps d'aller le voir au cinéma ) :

 

L'arbre du père

 

Et pour finir j'ai craqué pour la BD :

 

Tamara Drewe, le film

 

Voilà donc mes futures lectures.

Et les vôtres ???

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 15:44

 

Présentation de l'éditeur :

 

L'intrigue de ce roman nous amène à découvrir l'histoire douloureuse d'une famille détruite par le secret. Laure Théligny est venue passer quelques jours seule dans la maison héritée de ses parents. Après une rupture amoureuse, elle espère trouver un peu de quiétude et de repos dans le village de son enfance. Mais des événements étranges vont bouleverser sa vie : la découverte de manuscrits dans une décharge publique et la disparition d'une amie. Tandis qu'elle recherche le propriétaire des écrits anonymes, Laure est confrontée au comportement intriguant de l'entourage de son amie. Bientôt, la police la suspecte d'être mêlée à la disparition.

 

Je dois dire que ce livre a été pour moi une très agréable surprise. Je me suis vraiment laissée prendre dans ses filets.

C'est un petit texte très court, très vite lue, mais c'est du concentré.

C'est un petit texte, comme un café fort et serré, dont on sort la gorge nouée.

Un petit texte d'une tristesse tenu, que je n'oublierais pas de sitôt.

Il y a là les prémices d'un talent.

Il y a là les premiers balbutiements d'un auteur et ils sont prometteurs.

C'est une petite musique qui coule toute seule et j'ai suivi les yeux fermés, conquise...

C'est une histoire d'amour et de haine, toutes deux étroitements entrelaçées dans une valse d'amertume.

Je crois que je suis même à deux doigts du coup de coeur...

En tout cas, pas très loin...

 

Page 10, déjà, ça commence fort. Voilà quelques lignes de l'un des premiers cahiers dont Laure commence la lecture :

 

" Comme il est difficile de vivre quand on s'accuse toujours d'avoir mal fait et mal dit. La hantise de faire du mal. Je m'en veux toujours. Je me méprise. "Tu ne t'aimes pas" disait Nathalie Sarraute. Je répondrais que je m'aime encore trop."

 

Ces quelques mots me touchent énormément...

 

Laure a trouvé ces cahiers dans une boite, dans une décharge publique. Ces cahiers sont anonymes mais Laure a très vite une idée de celle qui pourrait avoir écrit ces lignes.

Elle est à peine arrivé qu'elle apprend que Lou Anne a disparu.

Quand elle avait quinze ans, la voisine, et amie de ses parents, avait perdu son mari dans un accident mortel. Laure s'est alors occupé de leurs enfants, la voisine est infirmière donc souvent absente. Elle demande donc à Laure de faire du baby-sitting :

 

" Quand elle avait quinze ans, elle s'occupait de Lou Anne et de ses frères. C'était après la mort de leur père. Lou Anne et Matthieu, son frère jumeau, faux jumeau, avaient alors dix ans. Franck en avait cinq. Elle les emmenait à l'école le matin avant d'aller au lycée. Elle allait les chercher le soir après l'étude si ses cours étaient terminés. Sinon, elle les retrouvait chez eux et attendait leur mère avec eux. Parfois, lorsque celle-ci travaillait de nuit, elle passait la soirée et la nuit avec les enfants. "

 

La teneur des cahiers inquiète Laure :

 

Extrait de la lettre du 10 févier 2003 :

 

" L'écriture est l'aveu de mes défaites, de mon manque à dire et à comprendre et en dernière analyse, de ma conscience de la vie en train de se défiler. C'est le sable entre mes doigts échappé. "

 

Elle décide donc d'apporter ces cahiers à la police. Très vite elle se sent elle aussi surveillée, menaçée. Quelqu'un pénêtre chez elle. Ses notes, prises à la lecture des cahiers lui ont été volées. Elle trouve des messages haineux sur son lit, accompagné d'extraits des cahiers.

 

Elle qui venait pour se reposer et se ressourcer, c'est réussi.... Heureusement elle trouve des moments de sérénité et de paix dans ses promenades :

 

" La beauté des paysages nus l'apaise. Ce dont elle souffre le plus à Paris, c'est du manque d'horizon. Le regard se cogne aux murs. Il manque parfois d'espace comme les poumons peuvent manquer d'air. Ici, elle voudrait étreindre les nuages, recouvrir de son corps le sommet des montagnes. Le contact avec la nature est à chaque fois brutal et salutaire. La ville et ses sollicitations, la ville et ses distractions lui font oublier qu'elle est perdue. Ici, ce savoir la sauve."

 

Un dernier morceau d'un cahier, juste pour le plaisir, extrait de la lettre du 05 septembre 1992 :

 

" Je ne suis à personne. Dans tes poèmes, je ne m'appartiens plus.

Ce que tu fais avec ton stylo, c'est prélever un peu de ma matière. Tu la modèles à ta manière et tu me la rends sous une forme belle et terrible que tu me forces à regarder. C'est pourtant moi qui suis vivante, mais ce sont tes mots qui existent. Ils sont plus forts que moi. Tu trouves ta force en eux. Je reste stérile. Car je me refuse à me servir de toi. "

 

Un grand merci à B.O.B. et aux éditions Le manuscrit.

 Et un grand merci à l'auteur pour m'avoir vraiment emporté...

 

D'autres billets :

 

Liyah, Stef, Esmeraldae, Emile et Lili     

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l'or des chambres - dans Littérature
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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 13:36

Immense coup de coeur que je viens d'avoir chez Pascale.

 

 

Je ne saurais trop vous conseiller d'aller faire un petit tour chez elle... Elle nous offre en prime un extrait de Femmes damnées de Charles Baudelaire.

Je viens de vivre un grand moment en écoutant Saez et en lisant les mots de Baudelaire...

Un moment très fort...

Prenez quelques minutes de votre temps et écoutez cette splendeur !

Pascale est une grande admiratrice de la poésie...

Bisous Pascale et merci pour cette découverte !

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 14:56

 

Quatrième de couverture :

 

Suivre l’exemple de la rivière du crépuscule, méditer sur un nuage, écouter le conte de la fleur, les avertissements des cigales, ou dire simplement ce qu’on a sur le coeur.

À travers sa poésie Lee Gil-won observe le quotidien avec un humour et un franc-parler particulier, un peu à part de la mouvance naturaliste moderne. Il aime célébrer les beautés de la nature, visibles ou mystérieuses comme autant de manifestations organiques de la société.
Avec ce recueil, il convie le lecteur à se nourrir d’une poésie de l’instant vivant, des connivences tristes, des vérités de l’existence ou de la joie hédoniste.

La rivière du crépuscule se compose de cinquante poèmes de Lee Gil-won, traduits pour la première fois en français, illustrés par une trentaine de photographies d’Antoine Coppola.

 

Bon, autant vous le dire tout de suite la poésie contemporaine n'est pas vraiment pour moi. En fait je n'ai pas vraiment été sensible à ces poèmes.

C'est dommage, mais bon, c'est ainsi.

Une poésie pour moi un peu  trop "terre à terre", trop réaliste... Je n'ai pas trouvé assez d'évasion dans ses mots... Un humour un peu trop noir pour moi en plus... Et voilà tout les ingrédients réunis pour que ma lecture soit un échec.

Bien sûr cela ne prouve pas du tout que votre avis ressemblera au mien.

La lecture est quelque chose de tellement subjectif...

Je ne saurais trop vous conseiller de vous faire votre propre avis.

Pour vous y aider je me propose de vous en donner deux extraits, à vous de voir donc !

 

Clair de lune

 

Ce déplorable clair de lune

Me rend fou

J'aimerais pouvoir le broyer,

L'enfoncer dans un grand bol,

Et l'avaler cul sec

En y ajoutant

Quelques étoiles

Qui scintillent comme ses yeux.

 

Adieu chaque jour

 

Ce n'est pas seulement la fleur dans le pré

Que les vents agitent.

J'ai rencontré le brin d'herbe aujourd'hui.
Les vents qui ont commençé à parcourir le monde,

Un millier d'années de cela.

Se souviennent encore du parfum de résine

Du pin penché.
Aimer quelqu'un profondément

Est aussi pénible que le haïr.
A travers les nuages sombres

Qui pleurent et la pluie qui tombe

Le ciel bleu n'était-il pas

Toujours là ?

Un peu plus joyeux,

Un peu plus triste.

Fais-le ainsi.

Depuis un millier d'années, le vent

Dit adieu chaque jour,

Dit adieu chaque jour.

 

Lee Gil-won

 

Je vais juste rajouter une petite chose mais ma première déception en ouvrant ce livre est de constater que les photos qui l'illustrent sont en noir et blanc. Les photos de la nature s'accompagnent mal de noir et blanc. Cela me semble dommageable. La nature ne puise t'elle pas ses plus beaux atous dans la couleur ?

La déception était d'autant plus grande que la photo de la couverture était magnifique !!!

 

Je remercie Blog O Book pour l'envoi de ce livre ainsi que les éditions Sombres Rets

 

Le lac

 

Juste une toute petite question pour finir. Vous qui avez l'habitude des partenariats avec B.O.B. faut-il leur signaler quand le billet est en ligne ???

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l'or des chambres - dans Poésie
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  • : Je suis une jeune femme passionnée de littérature... Mon blog sera surtout un concentré de ma plus grande passion : la lecture... Il y aura aussi quelques touches de peintures, de cinéma, de musiques et un peu de ma vie aussi... L'Or des Chambres pour un hommage à la très grande Françoise Lefèvre dont j'emprunte le titre d'un de ses livres.
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Challenges 2013

tour-du-monde-1

Le tour du monde en 8 ans

 

Challenge Irlande : illimité !!

 

Fin : 31 Juillet 2013

 

objectif-pal-001[1]

Objectif PAL Noire by L'Or et George ; illimité

 

http://img15.hostingpics.net/pics/279733ILEDESERTE2.jpg

Fin : 01 Août 2013 (ou plus)

 

   

Fin : 30 septembre 2013

 

Fin : 30 juin 2013

 

Il viaggio

Fin : 31 Octobre 2013

 

Fin : Décembre 2013 (prolongation) 

 

Challenge littéraire

Repris par Anne 

Fin 31 décembre 2013     

 

Liste des participants

Fin : novembre 2013  

 

challenge gilmore girls 2013

Repris par Touloulou

Date de fin : 08 octobre 2014 

 

challengeQuatreSaisons    

Prolongation jusqu'au 21 décembre 2013

 

dc3a9fi_scandinavie_blanche

            3/5 Ici et  et

Fin : 31 décembre 2013 Repris par Lystig 

 

Fin : 28 Juillet 2013

 

logonaturewriting1 

-/5

Fin : décembre 2012 (Folfaerie m'a donné une prolongation pour cette année, merci à elle !!)

 

  Challenge Colette

-/3

Fin : 23 Septembre 2013 (Prolongation) 

 

Ici, et là 

3/3

Fin : 21 Juin 2013

 

Femmes du mondel ogo  

Cent ans Wassmo

La terre fredonne en si bémo l- Strachan

Les femmes du braconnier - Pujade Renaud

Fin : décembre 2012 (renouvelable)    

 

2/10 Re-Prolongation du challenge :

Fin : 05 avril 2014  

 

Prolongation du challenge

Fin : 30 septembre 2013    

Index auteurs


Agus Milena - Battement d'ailes

Ahern Cecelia - Un cadeau du ciel

Beckett Bernard - Genesis

Benameur Jeanne - Les insurrections singulières

Bertholon Delphine - L'effet Larsen

Brisac Geneviève - 52 ou la seconde vie

Cabasson Armand - La reine des mots

 Calvetti Paola -L'amour secret

Chabrol Caroline - Sous les cahiers, la mort

Cohen Welgryn Myriam - Mères - Myriam Cohen Welgryn
Constantine Barbara - A mélie, sans mélo

Delaflotte Mehdevi Anne - Fugue

Dickens Charles - Un chant de Noël
Divakaruni Chitra Banerjee -Ma soeur, mon amour

Donovan Gérard -Julius Winsome

Estibal Sylvain - Le dernier vol de Lancaster
Ferney Alice - Paradis conjugal
Giraudeau Bernard - Cher amour

Girerd Jacques Rémy, Benoît Chieux - L'enfant au grelot  (album enfant)
Glass Julia - Jours de juin

Guelfenbein Carla - Le reste est silence

Haasse Hella S. -La source cachée
Hannah Kristin - La magie du bonheur

Henrichs Bertina -La joueuse d'échecs 

Herry Jeanne - 80 étés

Hobbie Holly - Juste à temps pour Noël - Holly Hobbie (album enfant) 
Holder Eric - Mademoiselle Chambon

Kamimura Kazuo - Lorsque nous vivions ensemble 1
Kamimura Kazuo - Lorsque nous vivions ensemble 2

Kingsolver Barbara - Un été prodigue

Kortepeter Paul et Susan Wheeler - Youpi, pas d'école  (album enfant)
Lemoine Annie - Les heures chaudes

Lethielleux Maud - Dis oui, Ninon
Levraud Murielle - Le soir autour des maisons 

Malte Marcus - Garden of love

Martinez Carole - Le coeur cousu

Matheson Richard - Je suis une légende

Mazurel Claire et Marie H. Henry - Demain c'est Noël (album enfant)
Mégnin Jean-Philippe - La voie marion

Meyer Stephenie - Les âmes vagabondes

Miller Rebecca - Les vies privées de Pippa Lee 

Moning Karen Marie - Fièvre noire

Mosse Kate - Les fantômes d'hiver

Picasso Marina - Grand-père
Rice Luanne - Les carillons du bonheur
Ryan Carrie -La forêt des damnés

Sampioro Dominique - La petite présence
Scholes Katherine - Les amants de la terre sauvage

Setterfield Diane - Le treizième conte
Sigurdardottir Steinnunn - Le Cheval Soleil
Tardieu Laurence - Comme un père

Vann David - Sukkwan Island   
Vigan Delphine De - No et moi

Woolf Virginia - Mrs Dalloway