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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 12:46

Dimanche poétique de Celsmoon 

Une fois n'est pas coutume mais ce dimanche j'ai choisi quelque chose de différent.

Cela sera de la poésie sans en être vraiment.

 

                              L'oeuvre romanesque

 

 

J'ai chaud

--------------

 

Ne me touche pas ! J'ai chaud... Ecarte toi de moi ! Mais ne reste pas ainsi debout sur le seuil ; tu arrêtes, tu me voles le faible souffle qui bat de la fenêtre à la porte, comme un lourd oiseau prisonner...

J'ai chaud... Je ne dors pas. Je regarde l'air noir de ma chambre close, où chemine un râteau d'or, aux dents égales, qui peigne lentement, lentement, l'herbe rase du tapis. Quand l'ombre rayés de la persienne atteindra le lit, je me lèverai, peut-être... Jusqu'à cette heure-là, j'ai chaud.

J'ai chaud. La chaleur m'occupe comme une maladie et comme un jeu. Elle suffit à remplir toutes les heures du jour et de la nuit. Je ne parle que d'elle ; je me plains d'elle avec passion et douceur, comme d'une caresse impitoyable. C'est elle, regarde, qui m'a fait cette marque vive au menton, et cette joue giflée, et mes mains ne peuvent quitter les gantelets, couleur de pain roux, qu'elle peignit sur ma peau. Et cette poignée de grains d'or, tout brûlants, qui m'a sablé le visage, c'est elle, c'est encore elle...

Non, ne descends pas au jardin ; tu me fatigues. Le gravier va craquer sous tes pas, et je croirai que tu écrases un lit de petites braises. Laisse ! Que j'entende le jet d'eau qui gicle maigre et va tarir, et le halètement de la chienne couchée sur la pierre chaude. Ne bouge pas ! Depuis ce matin je guette, sous les feuilles évanouies de l'aristoloche, qui pendent comme des peaux, l'éveil du premier souffle de vent. Ah ! J'ai chaud ! Ah ! Entendre autour de notre maison, le bruit soyeux, d'éventail ouvert et refermé d'un pigeon qui vole !

Je n'aime déjà plus le drap fin et froissé si frais tout à l'heure à mes talons nus. Mais au fond de ma chambre, il y a un miroir, tout bleu d'ombre, tout troublé de reflets...

Quelle eau tentante et froide...

Imagine, à t'y mirer, l'eau des étangs de mon pays ! Ils dorment ainsi tout l'été, tièdes ici, glacés là par la fusée d'une source profonde. Ils sont opaques et bleuâtres, perfidement peuplés, et la couleuvre d'eau s'y enlace à la tige longue des nénuphars et des sagittaires... Ils sentent le jonc, la vase musquée, le chanvre vert... Rends-moi leur fraicheur, leur brouillard où se berce la fièvre, rends-moi leur frisson, j'ai si chaud...

Ou bien, donne moi, mais tu ne voudras pas, un tout petit morceau de glace, dans le creux de l'oreille, et un autre là, sur mon bras, à la saignée... Tu ne veux pas ? Tu me laisses désirer en vain, tu me fatigues...

Regarde, à présent, si la couleur du jour commence à changer, si les raies éblouissantes des persiennes deviennent bleues en bas, orangées en haut ? Penche toi sur le jardin, raconte moi la chaleur comme on raconte une catastrophe !

Le marronnier va mourir, dis ? Il tend vers le ciel des feuilles frites, couleur d'écaille jaspée... Et rien ne pourra sauver les roses, saisies par la flamme avant d'éclore... Des roses... des roses mouillées, gonflées de pluie nocturne, froides à embrasser...

Ah ! Quitte la fenêtre ! Reviens ! Trompe ma langueur en me parlant de fleurs penchées sous la pluie ! Trompe moi, dis que l'orage, là-bas, enfle un dos violet, dis-moi que le vent, rampant, se dresse soudain contre la maison, en rebroussant la vigne et la glycine, dis que les premières gouttes plombées vont entrer, obliques, par la fenêtre ouverte !

Je les boirai sur mes mains, j'y goûterai la poussière des routes lointaines, la fumée du nuage bas qui crève sur la ville...

Souviens-toi du dernier orage, de l'eau amère qui chargeait les beaux soucis, de la pluie sucrée, que pleurait le chevrefeuille, et de la chevelure du fenouil, poudrée d'argent, où nous sucions en mille gouttelettes la saveur d'une absinthe fine !...

Encore, encore ! J'ai si chaud ! Rappelle-moi le mercure vivace qui roule au creux des capucines quand l'averse s'éloigne, et sur la menthe pelucheuse... Evoque la rosée, la brise haute qui couche les cimes des arbres et ne me touche pas mes cheveux... Evoque la mare cernée de moustiques et la ronde des rainettes... Oh ! Je voudrais, sur chaque main, le ventre froid d'une petite grenouille !... J'ai chaud, si tu savais... parle encore...

Parle encore, guéris ma fièvre ! Crée pour moi l'automne : donne-moi, d'avance, le raisin froid qu'on cueille à l'aube, et les dernières fraises d'octobre, mûres d'un seul côté... Oui, il me faudrait, pour l'écraser dans mes mains sèches, une grappe de raisins oubliés sur la treille, un peu ridée de gelée... Si tu amenais, auprès de moi, deux beaux chiens au nez très frais ? Tu vois, je suis toute malade, je divague.

Ne me quitte pas ! Assieds-toi, et lis-moi le conte qui commence par : " la princesse avait vu le jour dans un pays où la neige ne découvre jamais la terre, et son palais était fait de glace et de givre..." De givre, tu entends ? de givre !... Quand je répète ce mot scintillant, il me semble que je mords dans une pelote de neige crissante, une belle pomme d'hiver façonnée par mes mains... Ah ! J'ai chaud !...

J'ai chaud, mais... quelque chose a remué dans l'air... Est-ce seulement cette guêpe blonde ? Annonce-t-elle la fin de ce long jour ? Je m'abandonne à toi. Appelle sur moi le nuage, le soir, le sommeil. Tes doigts sous ma nuque y démêlent un moite désordre de cheveux...

Penche-toi, évente, de ton souffle, mes narines, et presse, contre mes dents, le sang acide de la groseille que tu mords... Je ne murmure presque plus, et tu ne saurais dire si c'est d'aise... Ne t'en va pas si je dors : je feindrai d'ignorer que tu baises mes poignets et mes bras, rafraîchis, emperlés comme le col des alcarazas bruns...

 

"J'ai chaud"

texte tiré du recueil " Le voyage égoïste " 1922 de Colette

 

 

Candace Lovely - Cat on a porch

 

Alors n'est ce pas là de la poésie ???

Cela s'appelle simplement le talent...

 

Edelwe, Mango, Abeille, Emmyne, Chrestomanci, Mariel, Laurence , Ankya, Herisson08, Anjelica , George, Uhbnji , Fleur, Esmeraldae, Armande, Satya, Zik, Lystig, Amos, Bookworm, Emma, Julien, Marie, Yueyin , Soie , Alex , Hambre , Katell , Mathilde, Schlabaya, Hilde, Saphoo,

La plume et la page, Tinusia, Chrys, Roseau, MyrtilleD, Cagire.

 

Colette en costume de Faune pour le spectacle L'Amour, le Désir et la Chimère de Francis de Croiset et Jean Nouguès ,; ses débuts au Théatre des Mathurins en février 1906
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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 10:23

Le soir autour des maisons    Sortie poche avril 2010 en Pocket

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Voilà donc ce petit livre, très vite lu, un peu plus de 110 pages...

Là encore un style impertinent, très original, une atmosphère très particulière.

Toute l'histoire se passe dans un tout petit village qui s'appelle "La Garde". Il y a là Brune-Olive  et Solange qui se découvre une belle et grande amitié ; Roland et Paulet leurs époux et tout un petit monde qui gravite autour d'eux. Par exemple Josepha et Diane. Diane dont le mari est parti, et qui séquestre gentiment Josepha, qui a l'esprit un petit peu perturbé suite à un évènement "tout à fait choquant"... (Barate est un miraculé... Une histoire de gomme, de mots croisés et d'une remorque qui se détache d'un camion... rien que pour cet épisode complètement loufoque, le livre vaut d'être lu). Cela n'est pas pour plaire à Baratte, le mari de Josepha :

 

" Depuis qu'elle l'avait recueillie, elle ne voulait pas la rendre à Baratte, qui, lui, voulait la convaincre de revenir chez eux. Baratte mécontent, parlait de séquestration. Diane, de longue concalescence. Josepha lui avait été confié le temps que le choc reçu ne laissât plus de traces. Mais ce temps-là n'en finissait pas de passer. "

 

Mais Diane a trouvé là une ménagère parfaite, une cuisinière excellente. Elle n'a aucune envie de la laisser partir.

 Là aussi une belle branche de personnages atypiques et assez loufoques.

C'est un roman tout en douceur, tendresse et humour compris.

L'auteur se rapproche un peu de Barbara Constantine je trouve.

Pour ma part j'ai trouvé ces pages absolument délicieuses et j'aurais bien lus quelques pages de plus. Mais tout d'abord, parlons de La Garde :

 

" Pendant longtemps, La Garde n'avait été qu'un hameau isolé. A travers l'herbe reine, on comptait tout juste huit maisons, peut-être neuf, peut-être dix, tout dépendait de la taille de l'herbe, et si on se tenait accroupi ou sur la pointe des pieds. C'est discrètement que la ville s'était approchée. Une maison, puis deux s'étaient posées le long de la route, puis d'autres encore, par troupeau (on dit lotissement pour les maisons), envahissant les champs, dessouchant les arbres, faisant reculer la campagne, plus loin, dans le fond. Bientôt, le hameau devint un huitième de ville. Un quartier, pour se donner une idée par rapport aux mandarines. Toutefois, même citadine, La Garde était restée bucolique car autour des maisons, pour faire joli, on avait laissé de l'herbe, et derrière il y avait encore des chemins de promenade au détour desquels restaient des bois, des près, une mare ici, une clairière là, et, sur le bord des fossés, des fleurs sauvages, et cela, c'était bien gentil de laisser de la place aux fleurs sauvages. "

 

Les premières lignes du roman commence par la représention d'un parfait goujat, le mari de Solande, Paulet :

 

" Ni Solange, ni Paulet ne s'était habitué au réveil de l'autre. Il était lève-tôt, elle voulait dormir encore. Paulet, tenant à trouver son petit-déjeuner prêt sur la table, exprès pour lui, par ses soins à elle, poussait Solange hors du lit, d'une main, de deux mains, de tout son poids, et Solange s'agrippait à lui, le retenait sous les draps avec force et grognements. Cela durait cinq bonnes minutes jusqu'au moment où l'esprit de Solange, lassé de ces remuements, remontait à la surface et commençait à s'éparpiller dans le petit matin. Alors elle se levait et, à pas somnolents, se dirigeait vers la cuisine. "

 

Le mari de Brune-Olive lui, a l'obsession des portes :

 

" Mais elle aimait Roland, malgré son défaut d'ouvrir toutes les portes. Dès qu'il en voyait une, il était fasciné. Il l'observait longuement en se demandant quelle ouverture elle pouvait bien offrir, s'il arrivait, en l'actionnant, à pousser la porte. Car c'était cela, surtout, qui le captivait, l'horizon qu'elle scellait, et était-ce le même horizon à chaque fois ? Toutes les portes, il finissait par les ouvrir, et les rouvrir encore. "

 

Cela finira par lui jouer quelques surprises puisqu'il fera quelques séjours en prison à cause de cela :

 

" En amitié, il était fidèle et serviable, à la déraison, et comme ses amis étaient des individus louches, intéressés par la facilité qu'il avait à ouvrir toutes les portes, ils l'entraînaient avec eux devant des coffres-forts. Il les suivait fidèlement, et tous finissaient par se retrouver ensemble en prison. "

 

Cela vaudra d'ailleurs, sur ce sujet de portes et de prison, quelques lignes très drôles. Comme quand les gendarmes reviennent le chercher chez lui, pour quelque porte qu'ils auront laissé, malencontreusement, ouverte...

 

Mais l'histoire ne s'arrête pas là (nous n'en sommes là qu'aux toutes premières pages), Brune-Olive apprend qu'elle est très malade et qu'elle va mourir. Elle entreprend donc d'écrire quelques lettres pour les habitants de La Garde et cela pour chaque cas qui pourrait se présenter. Quelques lignes superbes sur les mots sauvages :

 

" Elle prit un stylo et commença par regarder le plafond d'un air concentré comme si elle lui posait des questions. Puis elle pencha la tête et se mit à écrire. Longtemps. Les mots vinrent difficillement d'abord, car ils étaient méfiants, et elle allait les chercher loin, au pays des mots sauvages, qui se présentent comme ils sont - tout nus - et qu'ils n'aiment pas les regards.

Le pays des mots sauvages est une forêt vert et brun, plusieurs verts, plusieurs bruns, et même ces couleurs changent à la lumière selon la courbe du soleil. On ne sait rien sur cette forêt, et tant qu'on n'y entre pas, on se trompe sur elle. On la croit petite d'abord, mais c'est illusion d'optique, une illusion provoquée par les buissons de parenthèses qui la bordent. Ces arbres, aux racines pointées, qui s'exclament et s'interrogent, ils n'en finissent pas, on peut les suivre plus loin qu'ils ne vont, on peut s'y perdre... Ces clairières parsemées de virgules, font hésiter. Laquelle choisir ? Lesquelles ? Et ces points finals que les mots mettent sous le stylo, comme des cailloux dans la chaussure, faut-il y croire ? Ces mots, fiers, chapeautés, qui demandent l'arrêt, le froissage des feuillets, saura-t-on les dompter ? Les faire siens ? "

 

Il y a des passages très émouvants comme celui où Roland et Brune-Olive, transportant leur lit dans le jardin, passent des nuits d'été dehors et se réveillent le matin couverts de rosée.

Et ce passage délicieux où l'amour et la musique se fondent et deviennent Jazz, percussions, clarinette, tambour, ect... Un très, très jolie passage. Je voulais le mettre en extrait mais il me faut m'arrêter là sous peine d'écrire, encore une fois, tout le livre.... 

 

Il y a des passages très drôles aussi, comme je vous l'ai déjà dit, dont celui avec un rond-point, Solange et un gendarme... (on se croirait dans le sketch de Raymond Devos).

 

Bref, j'espère vous avoir convaincu de lire ce livre, j'ai passé un très bon moment en sa compagnie. Et il a l'avantage d'être mon premier livre lu dans le jardin, au soleil, ce qui n'est pas rien !

Un livre lu par : Clarabel,  Cuné et Yv

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 15:04

Battement d'ailes

 

Lecture commune avec Sandy 

 

" Vivre bien et vivre heureux, voilà deux choses différentes. Et sans un peu de magie, il est certain que je ne connaîtrai pas la seconde."

 

Le roman s'ouvre sur ces quelques lignes de Wolfgang Amadeus Mozart. Je trouve que une très bonne introduction pour ce livre, le mot "magie" lui est bien assorti.

 

Ce que j'ai ressenti pour ce livre est plutôt étrange. Durant presque toute la première partie c'est à peine si je ne devais pas me forcer pour lire ses pages et puis, d'un coup la magie s'est enclenché. Le plaisir de lecture a pris forme, pour ne plus s'évanouir.

C'est une lecture très forte, qui laisse une empreinte vraiment réelle.

Un livre qui ne s 'oublie pas.

 

L'histoire, à mon sens, peine un peu à démarrer. Et il m'a fallu quelques pages pour m'habituer au style de Milena Agus mais l'effort en valait vraiment la peine. Et je ne regrette pas d'avoir persévéré. L'histoire nous est narrée par une gamine de quatorze ans, son père a disparu et sa mère ne quitte plus guère son lit. La figure marquante de son environnement c'est son grand-père, un homme d'une forte personnalité. Dans son entourage il y a également Madame, voisine proche de la jeune fille. Madame est un personnage atypique, très spécial.

Tout ce petit monde vit en Sardaigne. Sur une colline qui domine la mer :

 

" Notre position est 39°9' au nord de l'équateur et 9°34' à l'est du méridien de Greenwich. Ici, le ciel est transparent, la mer couleur saphir et lapis-lazulli, les falaises de granit or et argent, la végétation riche d'odeurs. Sur la colline, dans les lopins de terre arrachés au maquis qu'on cultive entre leurs murets de pierre sèche, le printemps resplendit du blanc des fleurs d'amandiers, l'été du rouge des tomates et l'hiver de l'éclat des citrons."

 

Madame a fait de sa propriété une maison d'hôtes, "  une maison d'hôtes pour huit personnes, pas plus."

Elle est harcelé par des promoteurs qui voudraient s'emparer de ses hectares. Elle ne veut pas vendre. Les voisins, si ! Mais elle détient la toute puissance, son terrain se trouve en plein milieu des autres. Le grand-père et Madame sont  très amis :

 

" Ils connaissent les sentiers de mûriers, d'arbousiers et de fougères qui conduisent derrière la montagne jusqu'aux grandes cascades à trois, voire quatre niveaux, où l'eau forme de petits lacs limpides entourés de lauriers-roses et où nous nous sommes baignés très souvent en nous amusant follement entre grand-père qui, à son âge, frime en restant sous la cascade et Madame qui chante de sa voix mélodieuse.

Dans les collines, sur le versant sud-est à l'abri du mistral, nous avons des amandiers, et nous tirons un petit profit des amandes, qui se vendent à bon prix pour la pâtisserie sarde, et des fruits et des légumes de nos potagers, surtout des tomates de Madame que les gens s'arrachent en été au marché de Cagliari, car tout le monde s'étonne qu'elles n'aient pas le goût de l'eau, mais un vrai goût de tomate, et ça parait impossible, mais ses tomates et ses conserves rapportent plus à Madame que les clients de sa maison d'hôtes. "

 

" Madame est très attentive au bonheur des gens, elle croit à la magie et lit dans les tarots pour tous les clients de sa maison d'hôtes afin de connaître leurs besoins et de les satisfaire, sauf que les cartes donnent des réponses trop difficiles, alors elle n'utilise que la valeur des nombres. Par exemple, pour des couples, elle dresse la table selon le nombre quatorze, la Tempèrance, l'union entre deux élements séparés, quatorze raviolis, quatorze gâteaux, quatorze louches de potage. "

 

Madame est trop gentille, surtout avec ses deux amants (je dirais même plutôt trois) qui profitent d'elle dans tous les sens du terme et cela met le grand-père dans des colères noires...

Mais malgré ses deux amants, Madame se sent seule :

 

" En ce qui concerne le sien de bonheur, Madame dit que s'il tarde encore, après un certain âge il  a peu de chances d'arriver. Certes, ce n'est pas impossible. Le pire, c'est la solitude. Quand elle déjeune seule, ce qui est presque toujours le cas, sans nappe et avec une serviette en papier, elle sent un fantôme lui taper sur la tête et lui plonger le nez dans son assiette. "

 

Madame n'a pas confiance en elle, elle a une piètre opinion d'elle même et a même des tendances sado-masochiste. Ce livre d'ailleurs n'est pas à mettre entre toutes les mains, il y a quelques scènes de sexe, scènes par ailleurs plutôt tristes voires carrément malsaines (bon, faut pas exagerer quand même, c'est tout à fait supportable). Mais je ne vais tout de même pas tout vous raconter...

 

Il y a d'autres personnages qui gravitent autour de Madame.

Il y a Pietrino, le dernier né des voisins, gamin délaissé :

 

" Pietrino aussi voit des choses que les autres ne voient pas. Il crie comme un disque rayé  "Mamaaannn mamannnnn, papaaa, papaaaa ! " et soit ils ne sont pas chez eux, soit ils ne bronchent pas, trouvant normal qu'un gosse passe son enfance à appeler sans obtenir des réponse. "

 

Pitrieno qui reçoit de dieu toute l'aide qu'il demande et qui les guidera avec ses cailloux lumineux lors d'une recherche ultime.

Pietrino qui est mon personnage préféré. Il y a beaucoup de magie, de poésie, de douceur en ce petit garçon. 

Il y a aussi le fils ainé des mêmes voisins qui joue de la trompette de jazz à Paris mais ce n'est guère bien vu par sa famille.

J'ai oublié aussi de parler de l'ange (qui donne au livre son titre) que la narratrice voit et qu'elle pense être son père :

 

" J'ai senti un courant d'air comme si quelqu'un s'amusait à m'éventer. Je ne voyais pas qui c'était, mais mon père me taquinait souvent comme ça. Le vent a soulevé les draps jusqu'au plafond, formant deux grandes ailes, une avec le drap du dessous, et l'autre avec le drap du dessus et on les distinguait parce que celui du dessus est festonné, et pas l'autre. "

 

Ouh la la je m'emballe, je m'emballe mais il faudrait que je m'arrête là, sinon je serais bien capable de vous recopier tout le livre.

Une dernière scène pour le plaisir, entre la narratrice et le joueur de jazz.

 

" L'hiver est arrivé, lui ai je dit en enlevant les glaçons de ses cheveux et de son dos. Il a éclaté de rire. Il riait et il pleurait. La mer était un miroir traversé d'un long sillage lumineux, comme une patinoire d'argent. Alors, il a soudain eu une inspiration et il a composé séance tenante une version jazz du "Clair de Lune" de Debussy, on n'entendait que sa trompette et même les ailes de papa sont restées immobiles dans le ciel, à écouter. "

 

Un livre que je vais reprendre du début dès ce soir pour pouvoir encore m'imprégner de sa petite musique (une heure et demie de lecture environ).

 

Il ne me reste plus qu'à aller lire l'avis de Sandy.

Les billets de Papillon, BMR et MAM, le blog des livres, Leiloona, Sylvie et Nina

  42823900 p[1]   Objectif PAL

 

 

Battement d'ailes

Milena Agus

Editions Liana Levi

 

 

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 15:00

C'est une chose étrange à la fin que le monde

Un jour je m'en irais sans en avoir tout dit

ces moments de bonheur, ces midi d'incendie

la nuit immense et noire aux déchirures blondes

 

Rien n'est si précieux peut-être qu'on le croit

D'autres viennent ils ont le coeur que j'ai moi même

Ils savent toucher l'herbe et dire je vous'aime

et rêver dans le noir où s'éteignent des voix

 

D'autres qui feront comme moi le voyage

D'autres qui souriront d'une enfant rencontré

Qui se retourneront pour leur nom murmuré

D'autres qui leveront les yeux vers les nuages

 

Il y a toujours un couple frémissant

Pour qui ce matin là sera l'aube première

Il y aura toujours l'eau le vent la lumière

Rien ne passe après tout si ce n'est le passant

 

Louis Aragon

Que la vie ne vaut la peine (extrait)

 

    

Louis Aragon

 

Les aigles d'Enoshima

 

Dimanche poétique avec  Celsmoon 

et 

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 10:01

 

Exactement le livre qu'il me fallait pour ma sortie de la clinique...

Un livre facile à lire, qui coule tout seul !!!

J'ai la série " Twilight " qui m'attend sur ma PAL mais je n'y ai pas encore plongé. Je dois avouer que Stephenie Meyer sait ce qu'elle fait. Ses pages sont entraînantes et les pages se tournent presque toutes seules (presque). C'est ce que vous appelez, je crois, un  excellent page-turner. Un vrai livre détente qui vous emporte et qui se lit très facilement. Malgré les 800 pages et plus (en poche) je n'ai pas ressenti d'ennui ni de lassitude.

Évidemment il ne faut pas non plus s'attendre à un livre très intellectuel.

Mais la lecture ça peut être cela aussi : juste de la détente, du plaisir... une histoire qui vous captive et vous capture pour ne plus vous lâcher...

Et je dois dire que ce livre vous offre tout cela.

La base de l'histoire c'est de la science fiction.

La terre est envahie par des âmes qui nous volent nos corps pour se les approprier. Ce sont des espèces de mille pattes argentés, qui s'introduisent dans nos nuques pour se connecter à nos cerveaux. Raconté comme ça c'est vrai que ça n'apparaît pas très joyeux. D'autant plus que notre conscience à nous, êtres humains, est totalement contrôlée voire complètement effacée.

Ces âmes sont complètement pacifistes, douces et tout ce qui est de plus raisonnable (bon faut pas exagérer, elles nous volent quand même notre planète et notre corps).

Mais franchement ne vous attendez pas à un roman de science fiction pure et dure.  Pour moi c'est surtout un livre romanesque et c'est encore une histoire triangulaire (ça vous dit quelque chose ?).

On y parle d'amour à chaque page ou presque.

Le livre se concentre surtout sur une âme appelé "vagabonde" et sur Mélanie qui fait partie des dernières humaines qui restent. Le livre commence par l'insertion de Vagabondes par un "soigneur" dans le corps de Mélanie. Les âmes ont toutes des spécificités, elles sont "soigneuses", "traqueuses" ect... et elles se tiennent à leurs rôles.

L'insertion est violente pour Vagabonde, elles se prend de plein fouet les ressentis, les souvenirs, les sensations passés de Mélanie :

 

" Grâce à l'instinct spécifique à mon espèce, je suis parvenue à me lier étroitement au système du corps, me lovant de façon irréversible dans chaque réflexe organique, jusqu'à ne faire plus qu'un avec lui. Ce n'était plus son corps à elle, ni un corps quelconque. C'était MON corps.

L'effet des sédatifs s'est peu à peu dissipé, la lucidité a repris ses droits. Je me suis raidie, prête à recevoir de plein fouet le premier souvenir, qui était en fait le dernier, les derniers instants que le corps avait connus, la mémoire de la fin. On m'avait expliqué en détail ce qui allait se produire. Les émotions chez les humains étaient plus violentes, plus organiques que chez les autres espèces hôtes. Je me suis préparée tant bien que mal au choc...

La réminiscence est arrivée. Et cela a dépassé en force tout ce que j'avais pu imaginer.

C'était flamboyant de couleurs et de sons. Le froid sur la peau de la fille, la douleur irradiante dans ses membres, le feu qui ronge ses chairs. Il y avait un goût métallique dans sa bouche. Et il y avait également ce sens inconnu de moi, ce cinquième sens qui captait des particules dans l'air pour les transformer en sensations mystérieuses, comme autant de messages de plaisir ou de mises en garde, on appelait ça l' "odorat". C'était dérangeant, étrange, troublant, mais pour elle. Sa mémoire alors n'avait pas le temps de s'attarder sur ces odeurs. Sa peur phagocytait tous ses sens.

La peur était partout ; elle aiguillonnait ses jambes pour les faire se mouvoir en avant, plus vite, et en même temps, elle les empêtrait. Fuir, courir... elle n'avait pas d'autre choix...

 

J'ai échoué.

 

Ce souvenir n'était pas le mien ! Il était si fort, si terrible qu'il m'a transpercée, il a jailli en moi, fusant dans mes connexions, abattant mes défenses, au point de me faire oublier qu'il s'agissait d'un ultime engramme dans le cerveau, que je n'avais rien vécu de tout ça. J'ai été emportée dans le cauchemar qu'avait enduré cette créature à ses derniers instants. J'étais elle et nous courions toutes les deux vers la mort... "

 

Dans les premières pages Vagabonde revît beaucoup les souvenirs de Mélanie. Mélanie n'est pas comme les autres humains, elle résiste, essaye à tout prix de survivre, elle refuse de se faire effacer. Vagabonde entendra même, assez vite, la voix de Mélanie à l'intérieur d'elle même.

Mélanie est une forte tête (oui, on peut le dire comme ça...).

Les souvenirs de Mélanie tournent autour de Jared et de Jamie. Jared est l'homme dont elle est follement amoureuse (vous en doutiez ?) et Jamie, son petit frère, compagnon de sa fuite.

Très vite Vagabonde ne sait plus reconnaître ses propres sentiments de ceux de Mélanie et elle ressent tout l'amour que Mélanie ressent pour ces deux êtres. Elle se laisse donc entraîner et finit par atterrir (après une longue errance dans le désert) dans une communauté de survivants, réfugiés dans des cavernes souterraines. Mais évidemment, elle n'y est pas du tout la bienvenue, c'est bien le corps de Mélanie qui est là, mais elle a été prise par un parasite. En fait les humains envahis par les âmes vagabondes sont facilement reconnaissable par la couleur de leurs iris, qui deviennent argentés et phosphorescents.

 Bien sûr il y a là Jared mais il y a aussi Ian...

Et c'est là tout le sel du livre...

Je ne vous en dit pas plus, à vous de lire la suite.

Je dois dire que j'ai été charmé et conquise par ce livre,  bien plus que je ne le pensais.

 

Un petit exemple du romanesque poussée à l'extrème de Stephenie Meyer, une scène (très drôle à mon goût) entre Jared et Ian : (Gaby est le nom donné à Vagabonde)

 

" - Tu vas déjeuner ? a demandé Jared.

- Je vais rester ici un moment... et toi ? a répondu Ian

Jared n'a rien répondu.

- Tu as quelque chose à me dire ? Vas-y, je t'écoute.

- Cette fille... cette fille à l'intérieur... a articulé lentement Jared.

- Oui ?

- Ce corps ne lui appartient pas.

- Explique toi...

La voix de Jared s'est durcie :

- N'y touche pas.

Il y a eu un petit rire.

- Jaloux ?

- Ce n'est pas la question.

- Ah oui ?

- Gaby fait plus ou moins équipe avec Mélanie. C'est comme si elles étaient amies. Mais, à l'évidence, c'est Gaby qui décide. Si tu étais à la place de Mélanie, que ressentirais-tu ? Si tu étais celle qui était "occupée" ? Si tu étais pris au piège et que quelqu'un disait quoi faire à ton corps ? Si tu ne pouvais t'exprimer par toi-même ? Ne voudrais-tu pas que tes souhaits, autant que tu puisses les formuler, soient respectés ? Au moins par les autres humains ?

- D'accord. D'accord. Un point pour toi. Je m'en souviendrai.

- Comment ça, tu t'en souviendras ?

- Je veux dire que j'y réfléchirai.

- C'est tout réfléchi ! a repliqué Jared. (Au simple son de sa voix, je me representais son expression - les dents serrés, les mâchoires crispéees.) Le corps et la personne enfermés là-dedans sont à moi !

- Tu penses que Mélanie ressent toujours pour toi...

- Mélanie est à moi pour la vie ! Et pour la vie, je suis à elle..."

 

Absolument adorable, non ???

 

Les âmes vagabondes

Stephenie Meyer

Editions JC Lattès

et Le livre de poche

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 14:56

Deuxième participation au dimanche poétique de Celsmoon.

  

Les lilas de tes cheveux qui annoncent le printemps

Ce sont les sanglots et les cris que jettent les mourants

Le vent passe au travers doux comme nos baisers

Le printemps reviendra, les lilas vont passer

 

Ta voix, ta voix fleurit comme les tubéreuses

Elle enivre la vie ô voix ô voix chérie

Ordonne ordonne au temps de passer bien plus vite

Le bouquet de ton corps est le bonheur du temps

Et les fleurs de l'espoir enguirlandent tes tempes

Les douleurs en passant près de toi se métamorphosent

- Ecroulement de flammes, morts frileuses, hématidroses-

En une gerbe où fleurit La Merveilleuse Rose

 

Guillaume Apollinaire

Tarascon 25 janvier 1915

 

 

La liste des participantes :

Edelwe, Mango, Abeille, Emmyne, Chrestomanci, Mariel, Laurence , Ankya, Herisson08, Anjelica , George, Uhbnji , Fleur, Esmeraldae, Armande, Satya, Zik, Lystig, Amos, Bookworm, Emma, Julien, Marie, Yueyin , Soie , Alex , Hambre , Katell , Mathilde, Schlabaya, Hilde, Saphoo,

La plume et la page, Tinusia, Chrys, Roseau, MyrtilleD, Cagire.

 

 

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l'or des chambres - dans Poésie
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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 14:01

 

Montre-nous quelque chose de beau

 

Encore une très bonne idée de Chrys. Il s'agit de montrer un tableau, une reproduction, une affiche que l'on aime particulièrement et qui décore nos murs.

Je participe avec joie.

Voilà la reproduction d'une affiche de Bilal pour le ballet de Roméo et Juliette du chorégraphe Angelin Preljocaj.

Elle orne les murs de mon salon et je l'adoreeeee !

 

 

Voilà... Après mon peintre préféré, vous connaissez maintenant mon dessinateur préféré.

Je l'ai aimé bien avant qu'il ne soit à la mode...

Je l'avais découvert pour la sortie de sa BD "la femme piège" paru en 1986... que j'ai adorée !

Cela fait donc un bon moment qu'il fait parti de mon univers.

 

Vous avez jusqu'au 20 avril pour participer.

N'oubliez pas d'informer Chrys pour votre participation. Elle fera un billet récapitulatif de nos propositions.

Alors, partant(e) ???

 

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l'or des chambres - dans Peintures
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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 18:08
Version entière (dans le clip, il manque la dernière strophe)
 
"Feuille blanche, à l'heure qu'il est j'suis en instance de divorce
Une fois de plus, j'ai foutu en l'air un homme et son désir d'avoir des gosses
J' t'ai connu, j'avais le sourire et j' t'aimais grave
6 mois après, je ne te veux plus dans mes bras
J'ai beau te trouver des défauts, créer des conflits
Tu dis que j' suis skyso et que c'est ça qui nous détruit
C'est vrai, t'es un mec en or, et toutes les filles te veulent
J'suis désolée mon coeur, mais tu n'est rien devant ma feuille
J'ai beau me dire que j'ai passé l'age des passades
Qu'il faut que je me case, car une femme c'est stable, mais nan
Je fais semblant d'être belle, semblant de te plaire
Peut être que je recherche un père plutôt qu'un mec
J' en sais rien, mais ce que je sais, c'est que je vais tout foutre en l'air
Toi, ta belle bouche, et tout l'amour que tu me fais
Laisse-moi tranquille, s'il te plait pars en silence
Tu n'est plus l'homme de ma vie, face a ma feuille blanche

{Refrain: x2}
J'ai juste envie de tout foutre en l'air
Peu importe l'amour qu'il y a sur terre
Au diable le bonheur des gens
Plus rien me tente, face a ma feuille blanche

J'ai toujours désiré l'amour, celui qui te rend fou
Même après les coups, j'ai tout donné pour qu'on me couve
J'ai vue en l'homme le seul remède a mon malheur
J'ai vue en toi un peu de bonheur, le baby boom de mon coeur
Alors j' t'ai fais la cour, et j'ai voulu que tu me gardes
J'ai voulu que tu crames ma triste vie a coup de flammes
Tu sais, je t'admire, les autres ne te valent pas
Toi tu me parles pas de filles, toi tu ne parles que de moi
Et je m'en veux de nous détruire, mais je m'envole
Parce que j'ai ce besoin d'écrire et de leur dire que je suis folle
Mon amour, tu n'as pas ta place au milieu de mes mots
Tourne la page et tu verras comme tu es beau!
Va! déteste-moi, cherche une autre femme
Je ne mérite pas tes larmes, ni même la haine que tu m'épargnes
J'ai tout fait pour qu'on se plante, tout pour qu'on se mentes
Tout pour qu'enfin je puisse noircir ma feuille blanche

{au Refrain}

J'ai juste envie de tout foutre en l'air
Peu importe la haine qu'il y a sur terre
Au diable le malheur des gens
Plus rien me tente, face a ma feuille blanche
Toi tu as rongés mes ongles, tu as détruis mon ombre
T'es la clé de mes songes, tu as balayé mes décombres
Jamais un homme ne pourra nous séparer
T'es parfait, tu m'as épargner la douleur d'être née
C'est passionnel entre nous, j'ai le stylo sous la gorge
Passionnel, t'es ma goutte d'eau même si je déborde
T'as ma vie entre tes lignes, je le sais si tu me fuis
Je n'ai plus qu'a dire adieu a mon public et ma musique
Si tu me laisses, je suis plus rien
J'n'ai plus de raison d'être, je n'ai plus qu'a vendre mes biens et a retourner chez ma mère
Je n'ai plus qu'a trouver du taff, mais sans diplôme je serais que dalle!
Je n'aurai plus qu'a tourner la page et oublier qui était Diam's
Je n'aurai plus trop d'amis, j' aurais honte de ce que je suis
Une chose est sur, c'est que je ferai tout pour qu'on m'oublie
Puis je chercherai de l'amour
Et ce jour-la, je regretterai sûrement cette homme que j'aurai délaissé pour toi

{au Refrain}

J'ai juste envie de tout foutre en l'air
Peu importe la haine qu'il y a sur terre
Au diable le malheur des gens
Plus rien me tente, face a ma feuille blanche"
 
 
Diams
 
J'aime Diam's et je l'assume
Cette jeune femme c'est un diamant... brut...
Une jeune femme moderne, de notre temps.
Je me reconnais dans ce qu'elle dit (et oui...)
C'est une femme qui se bat pour être vraie, sincère, vivante...
Elle est forte et fragile à la fois.
Elle est sûre d'elle mais elle doute aussi... 
Ses textes sont magnifiques et je m'arrête pas au fait qu'elle dit quelques gros mots...
J'ai beaucoup d'admiration pour elle, elle s'est battue pour être là ou elle est. Elle n'est pas née dans la soie ni dans la facilité et le monde du rap est plutôt masculin...
Ce n'est pas facile d'entrer de plein fouet dans le show-biz et de rester soi, surtout à l'âge qu'elle avait quand elle a eu son premier succès. Elle est, à la fois, aimée et détestée...
Malgré toutes les attaques elle est restée debout et digne.
Elle a ployé mais elle n'est pas tombée.
 
Cette chanson : "Ma feuille blanche" me parle particulièrement mais je ne vous en dirais pas plus parce que c'est très intime.
 
Message personnel : Mélanie, reste telle que tu es !
          
 
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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 21:22

schiele embrace[2]

 

 

Le voilà donc mon peintre préféré (et de loin...).

Un peintre que j 'aime depuis ma découverte, d'un de ses tableaux, lorsque j'avais 20 ans (ben non, c'est pas si loin...)

Je l'idolâtre, je l'aime et je le chéris...

Un superbe tableau pour accompagner les mots de Ghérasim Luca.

 

Evidemment ce n'est que le début d'une longue série.

Il vous faut, dès maintenant,  vous habituer à sa présence.

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 12:51

Une fois n'est pas coutume, mais aujourd'hui je vais participer au dimanche poétique de Celsmoon. J'ai eu un véritable coup de coeur pour ce poète roumain : Ghérasim Luca :

                                                

 

Extrait de : La fin du monde - Paralipomènes

 

" ... Tu me vertige

tu m'extase

tu me passionnément

tu m'absolu

je t'absente

tu m'absurde..."

 

"... je te narine je te chevelure

je te hanche

tu me hantes

je te poitrine

je buste ta poitrine puis te visage

je te corsage

tu m'odeur tu me vertige

tu glisses

je te cuisse  je te caresse

je te frissonne

tu m'enjambes

tu m'insuportable

je t'amazone

je te gorge je te ventre

je te jupe

je te jarretelle je te bas je te Bach

oui je te Bach pour clavecin sein et flûte..."

 

"... je te mains

je te sueur

je te langue

je te nuque

je te navigue

je t'ombre je te corps et te fantôme

je te rétine dans mon souffle

tu t'iris

 

je t'écris

tu me penses..."

 

Extrait de : L'écho du coeur - Héros Limite

 

" ... entre la nuit de ton nu et le jour de tes joues

entre la vie de ton visage et la pie de tes pieds

entre le temps des tempes et l'espace de ton esprit

entre la fronde de ton front et les pierres de tes paupières

entre le bas de tes bras et le haut de tes os...

 

...entre le han de tes hanches et le halo de ton haleine

entre la haine de ton aine et les aines de tes veines

entre les cuisses de tes caresses et l'odeur de ton coeur

entre le génie de ton genoux et le nom du nombre

du nombril de ton ombre"

 

Sublime n'est ce pas ?

Moi ça me bouleverse littéralement...

Un vrai, vrai coup de coeur !

 

coeur[1]

Coup de coeur

 

 

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  • : Je suis une jeune femme passionnée de littérature... Mon blog sera surtout un concentré de ma plus grande passion : la lecture... Il y aura aussi quelques touches de peintures, de cinéma, de musiques et un peu de ma vie aussi... L'Or des Chambres pour un hommage à la très grande Françoise Lefèvre dont j'emprunte le titre d'un de ses livres.
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Challenges 2013

tour-du-monde-1

Le tour du monde en 8 ans

 

Challenge Irlande : illimité !!

 

Fin : 31 Juillet 2013

 

objectif-pal-001[1]

Objectif PAL Noire by L'Or et George ; illimité

 

http://img15.hostingpics.net/pics/279733ILEDESERTE2.jpg

Fin : 01 Août 2013 (ou plus)

 

   

Fin : 30 septembre 2013

 

Fin : 30 juin 2013

 

Il viaggio

Fin : 31 Octobre 2013

 

Fin : Décembre 2013 (prolongation) 

 

Challenge littéraire

Repris par Anne 

Fin 31 décembre 2013     

 

Liste des participants

Fin : novembre 2013  

 

challenge gilmore girls 2013

Repris par Touloulou

Date de fin : 08 octobre 2014 

 

challengeQuatreSaisons    

Prolongation jusqu'au 21 décembre 2013

 

dc3a9fi_scandinavie_blanche

            3/5 Ici et  et

Fin : 31 décembre 2013 Repris par Lystig 

 

Fin : 28 Juillet 2013

 

logonaturewriting1 

-/5

Fin : décembre 2012 (Folfaerie m'a donné une prolongation pour cette année, merci à elle !!)

 

  Challenge Colette

-/3

Fin : 23 Septembre 2013 (Prolongation) 

 

Ici, et là 

3/3

Fin : 21 Juin 2013

 

Femmes du mondel ogo  

Cent ans Wassmo

La terre fredonne en si bémo l- Strachan

Les femmes du braconnier - Pujade Renaud

Fin : décembre 2012 (renouvelable)    

 

2/10 Re-Prolongation du challenge :

Fin : 05 avril 2014  

 

Prolongation du challenge

Fin : 30 septembre 2013    

Index auteurs


Agus Milena - Battement d'ailes

Ahern Cecelia - Un cadeau du ciel

Beckett Bernard - Genesis

Benameur Jeanne - Les insurrections singulières

Bertholon Delphine - L'effet Larsen

Brisac Geneviève - 52 ou la seconde vie

Cabasson Armand - La reine des mots

 Calvetti Paola -L'amour secret

Chabrol Caroline - Sous les cahiers, la mort

Cohen Welgryn Myriam - Mères - Myriam Cohen Welgryn
Constantine Barbara - A mélie, sans mélo

Delaflotte Mehdevi Anne - Fugue

Dickens Charles - Un chant de Noël
Divakaruni Chitra Banerjee -Ma soeur, mon amour

Donovan Gérard -Julius Winsome

Estibal Sylvain - Le dernier vol de Lancaster
Ferney Alice - Paradis conjugal
Giraudeau Bernard - Cher amour

Girerd Jacques Rémy, Benoît Chieux - L'enfant au grelot  (album enfant)
Glass Julia - Jours de juin

Guelfenbein Carla - Le reste est silence

Haasse Hella S. -La source cachée
Hannah Kristin - La magie du bonheur

Henrichs Bertina -La joueuse d'échecs 

Herry Jeanne - 80 étés

Hobbie Holly - Juste à temps pour Noël - Holly Hobbie (album enfant) 
Holder Eric - Mademoiselle Chambon

Kamimura Kazuo - Lorsque nous vivions ensemble 1
Kamimura Kazuo - Lorsque nous vivions ensemble 2

Kingsolver Barbara - Un été prodigue

Kortepeter Paul et Susan Wheeler - Youpi, pas d'école  (album enfant)
Lemoine Annie - Les heures chaudes

Lethielleux Maud - Dis oui, Ninon
Levraud Murielle - Le soir autour des maisons 

Malte Marcus - Garden of love

Martinez Carole - Le coeur cousu

Matheson Richard - Je suis une légende

Mazurel Claire et Marie H. Henry - Demain c'est Noël (album enfant)
Mégnin Jean-Philippe - La voie marion

Meyer Stephenie - Les âmes vagabondes

Miller Rebecca - Les vies privées de Pippa Lee 

Moning Karen Marie - Fièvre noire

Mosse Kate - Les fantômes d'hiver

Picasso Marina - Grand-père
Rice Luanne - Les carillons du bonheur
Ryan Carrie -La forêt des damnés

Sampioro Dominique - La petite présence
Scholes Katherine - Les amants de la terre sauvage

Setterfield Diane - Le treizième conte
Sigurdardottir Steinnunn - Le Cheval Soleil
Tardieu Laurence - Comme un père

Vann David - Sukkwan Island   
Vigan Delphine De - No et moi

Woolf Virginia - Mrs Dalloway