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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 16:05


J'insiste peut-être mais surtout NE L'OUBLIEZ PAS !!!
Il vient de sortir en poche et ça serait dommage de le rater !
Une petite merveille, un bijou !

Un très beau livre, un éloge de la nature et de la littérature.
L'histoire d'une solitude et d'une vengeance aussi.

Mon billet ici.
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 16:12


"Quand j'n'aurai plus le temps
De trouver tout l'temps du courage
Quand j'aurai mis vingt ans
A voir que tout était mirage
Je tire ma révérence
Ma révérence

Quand mon fils sera grand
Qu'il n'aura plus besoin de moi
Quand les gens qui m'aimaient
Seront emportés loin de moi
Je leur tire ma révérence
Ma révérence

Et ma vie, endormie, doucement
Et mon cœur sera froid
Il ne saura même plus s'affoler
Il ne deviendra
Qu'une pauvre horloge à réparer
Il n'aura plus de flamme
Il n'aura plus de flamme
Il n'y aura plus de femmes

Et mes amis fidèles
Auront disparu un à un
Trouvant que j'étais belle
Que j'aurais bien fait mon chemin
Alors j'aurai honte de mes mains
J'aurai honte de mes mains

Quand j'n'aurai plus le temps
De trouver tout l'temps du courage
Quand j'aurai mis vingt ans.
A voir que tout était mirage
Alors j'entends au fond de moi
Une petite voix qui sourd et gronde
Que je suis seule au monde. "

Parole et musique : Véronique Sanson



Véronique Sanson est une auteur compositeur.
Quand elle a commençé, elle était une des seules.
Son piano ne la quitte pas
C'est une femme incroyable qui écrit des textes sublimes...
Elle est inclassable et unique.
Son énergie est incroyable, ses textes sont intimes et d'une force peu commune.
C'est une femme qui se bat avec ses mots, avec son souffle.
Elle écrit sa vie en musique d'une façon très personnelle.
Une femme qui aime la vie...

C'est Michel Berger qui avait produit son premier album en 1972.
Ils ont été un couple quelque temps, jusqu'à ce que Véronique Sanson rencontre Stephen Stills et le suive au Etats Unis.
Elle quitte donc Michel Berger pour ce musicien américain.
Je pense qu'elle le regrettera toute sa vie...
Et ce n'est pas moi qui le dit, c'est elle
Il y a d'ailleurs de superbes échanges de chansons entre elle et Michel Berger

A la chanson de "Seras tu là" de Berger, Véronique répondra " Je serais là".
Et il y a cette superbe chanson qu'elle écrit et qui dit tout :



"Lui, si délicat dans sa tendresse,
Si raffiné dans ses caresses,
Que j'ai tenu dans mes bras
Quand il avait besoin de moi.
Je l'ai quitté pour d'autres mains,
Pour des briseurs de destin
Et des empêcheurs d'exister :
Bien fait pour moi.
Si vous saviez comme je l'aimais.
Plus qu'aucun autre, je l'admirais.

Depuis, dans un brouillard,
Je n'sais plus où je vais,
Et je me rattatine à petits pas.
Et je bous de le revoir
Pour apaiser mon désespoir.
Je voudrais fuir vers d'autres nuits
Et j'ai chanté seulement pour lui
Les souvenirs qui nous ressemblent
Et qui nous hantent
Et qui s'en vont vers le soleil

Lui, qui m'a dit d'un ton vainqueur
qu'il n'y a plus de doute ni de douleur
Dans la musique et dans mon cœur.
Je le tuerais d'avoir pensé ça.
Et s'il y a des choses qu'il ignore,
Il n'a qu'à m'écouter plus fort
Jusqu'à ce que la mort de l'un ou bien de l'autre
Souffle la bulle de nos amours.

Lui, sans qui je ne serais rien au monde,
Je l'aimerais toujours, à genoux.
Je vis ma vie... oh... comme tout le monde :
Le temps dessèche ce qu'il inonde.
Et pour avoir connu l'immonde
Je voudrais vivre le meilleur
Ce qui n'arrive que dans les contes
Qu'on dit sur l'heure
Où notre lune s'en va très haut
Et quand les dieux sont au repos..."

Parole et musique de Véronique Sanson

         

Une des plus belles chansons d'amour, pour moi, jamais écrite...
Mais il y aurait encore tellement à dire...
Si vous avez envie d'écouter une femme.
D'une femme qui vit, une femme amoureuse, une femme qui fait des erreurs mais qui se relève, une femme entière, dynamique et passionnante...
Si vous avez envie d'écouter une voix vraie, sincère et terriblement émouvante alors....
Ecoutez là...
Oui écoutez là....

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 09:58
42823900 p[1]

Comme Abeille, j'ai envie de faire un petit bilan de mes résultats pour cet objectif PAL dont l'idée venait d'Antigone.
J'ai donc commençé ça en septembre, trois mois avant de tenir mon blog.

Livres lus avant le blog donc pas de billets :

Septembre 2009 
 1 - La dame n°13 - José Carlos Samoza
 2 - Un brillant avenir - Catherine Cusset
 3 - Un pianiste vu de dos - Catherine Mézan (coup de coeur) 
 4 - Le liseur - Bernhard Schlink (coup de coeur)

Octobre 2009
 5 - Bazar Magyar - Vivianne Chocas
 6 - Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer
 7 - De pierre et de cendre - Linda Newbery
 8 - Comme une mère - Karine Reysset  
 9 - A l'abri de rien - Olivier Adam
10 - De cendres et de braises - Geneviève et Michel Delpech
11 - L'usure des jours - Lorette Nobécourt (coup de coeur)

Novembre 2009
12 - J'aimerais tant te retrouver - Fanny Brucker
13 - Une maison de rêve - Rachel Hore

Livres lu avec le blog :

Décembre 2009
14 -Le cheval soleil - Steinunn Sigurdardottir
15 - Les carillons du bonheur - Luanne Rice

Janvier 2010
16 -La petite présence - Dominique Sampioro
17 - Grand père - Marina Picasso
18 -Mères - Myriam Cohen Welgryn

Février 2010
19 - Dis oui Ninon - Maud Lethielleux
20 - Le treizième conte - Diane Setterfield (coup de coeur)

Mi-Mars 2010
21 -La source cachée - Hella S. Haasse (coup de coeur)
22 - Vingt-quatre heures de la vie d'une femme - Stefan Zweig (billet à suivre)
23 - Syngué Sabour Pierre de patience - Atiq Rahimi (coup de coeur) déjà lu en février 2009
            (billet à suivre)

Ce qui nous fait un total de 23 livres !!!
Petite précision : ne sont comptabilisés en livres PAL que les livres acquis avant le défi d'Antigone. Donc avant septembre 2009. Les autres seront comptabilisés à part, dans une nouvelle PAL. .
Je suis bien obligé de faire comme ça, sinon ma PAL ne descendrait jamais.
Bon, j'ai fait moins bien qu'Abeille mais tout de même, c'est pas mal...
Je ferais à nouveau un petit bilan dans 6 mois !

(P.A.L. = Pile de livres A Lire)

Syngué Sabour, pierre de patience  Un pianiste vu de dos   Le liseur   L'usure des jours   Le cheval de soleil
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 13:31
La source cachée


" Recommencer. Recommencer ailleurs. Prendre congé de Rina, dire adieu au monde dans lequel j'ai vécu jusqu'ici. Etre libre, et me prouver à moi-même que je suis digne de cette liberté . Etre seul, dans la solitude que j'ai moi-même choisie, qui est un bouillon de culture pour les forces de l'âme. Croître, mûrir, et porter des fruits. M'arracher à cette existence dans laquelle la partie vitale de mon être dépérit de jour en jour. J'aime mon métier, il me passionne, mais ce travail, cette étude ne sont pas l'alpha et l'oméga de mon désir ; en moi s'étend une vaste terre en friche prête à être exploitée. Ce qui m'a manqué jusqu'ici c'était le courage de franchir le pas. Je pense trop, je tue chaque impulsion à force de peser le pour et le contre. Comment sais-je, au fond, que je ne peux pas faire ce que je voudrais pouvoir faire ? D'innombrables fois, j'ai en effet créé des mondes, dans mon imagination, et dans ces mondes, placé des créatures dont les conflits intérieurs et les rapports mutuels peuvent s'assembler et former un tout équilibré, comme les pierres d'une voûte soigneusement conçue. J'ose dire que je maîtrise la construction, cette cohérence intérieure de l'essentiel et de l'irréel. Mais jusqu'ici, j'ai douté de ma capacité à convertir en mots ces mondes imaginaires. J'étais convaincue qu'il me manquait la maîtrise de la langue.
Le crépuscule bleu du milieu de l'été possède un singulier pouvoir de persuasion. Avec la fraîcheur, le vent du soir m'apporte le lointain écho d'une voix insistante, passionnée, suggestive. Je n'ai pas eu le courage d'engager la lutte : la lutte pour la créativité qui est en même temps une luttte contre le mensonge actif et la contrevérité intérieure passive. "


Ce texte parle d'une très belle façon de la créativité.
De ce que écrire veut dire.
De ce qui nous freine.
De nos désirs que l'on a n'a pas sû concrétiser.
De notre liberté à faire ce dont nous avons vraiment envie.

Bon, je vous rassure, ce sera le dernier extrait de ce roman.
Bon dimanche à vous.

Billet sur "La source cachée" ici
Autres extraits "La source cachée" ici
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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 15:34

La source cachée

Cela ne vous étonnera pas si je vous dis que l'auteur est néerlandaise... Et oui, toujours cette attirance pour ces pays  nordiques.
En tout cas je peux vous dire que là, j'ai été bluffée...
Le style de cet auteur est une pure merveille, j'ai vraiment adorée la lire.
L'histoire est, en plus, très originale et c'est la voix d'un homme que l'on entend là. Cet homme se relève d'une maladie qui l'a épuisé.
Pour se ressourcer il part pour la propriété familiale, de sa femme, pour vider les lieux, la vendre peut-être. Sa femme, Rina ne l'accompagne pas. Elle veut rester en retrait de tout cela, ne veut pas en entendre parler. Son histoire familiale est lourde, ceci explique cela.
J'ai notée tellement de passages qu'il faudra que je me retienne pour ne pas tout reproduire ici. Le début vous le connaissez déjà si vous avez lu l'extrait que j'avais donné dans ce billet.
Cet homme arrive donc dans cette maison et il est conquis par les lieux, on pourrait même dire qu'il est comme envouté.
Il ne connait rien sur la famille de sa femme, ni de son passé.

" Comment étaient-ils, ceux qui ont habité ici autrefois, ta mère, tes grands parents ? Que sais tu d'eux, Rina ? As-tu des lettres, des portraits, des souvenirs ? Pourquoi ne parles-tu jamais d'eux ? Jusqu'ici, je n'ai pas éprouvé le besoin de connaître ton passé. j'ai toujours eu le sentiment que des images de ton enfance ne me renseigneraient guère plus sur toi et ta vie que ce que je savais déjà pour t'avoir vue vivre. Lorsque tu m'as dit que tu n'avais plus ni parents ni grands-parents et que le reste de ta famille ne signifiait rien pour toi ou si peu de chose, je l'ai accepté purement et simplement et me suis abstenu de te poser des questions, parce qu'il me semblait que tu n'en parlais pas  volontiers. "

Dans ce couple, c'est lui qui est sensoriel et intuitif. Il est très conscient de l'atmosphère très spéciale de cette demeure.

" Car tu es réaliste, Rina, si réaliste, si dénuée d'imagination qu'il m'arrive de ne pas comprendre comment il m'est possible de vivre avec toi. Personne n'est aussi éloigné de moi que toi justement, avec ton regard clair, impitoyable, ton sens des réalités, ton esprit exercé aux mathématiques. C'est incroyable en vérité que tu sois partiellement originaire de cette vieille maison pleine d'odeurs de roses et d'herbes cuisant au soleil, avec le murmure du vent entre les murs. Ta mère est née ici, dis-tu, tes grands parents y ont vécu toute leur vie. Serais-tu telle que tu es aujourd'hui si tu avais connu ce cadre ? Je ne sais. L'idée de ta présence ici m'effraie. Tu voudras en faire une demeure confortable, débarrassée de tout le superflu. D'une manière presque scientifique, tu couperas quelques roses et tu les mettras dans les vases sphériques en verre dépoli qui font songer aux lampes éclairant une table d'opération."

En fouilllant, Jurjen, trouve des carton remplis de feuilles de papier à dessin. Les dessins sont d'Eline (la mère de Rina). Ce sont des esquisses au crayon de la forêt, du jardin, de la maison. Il y a aussi un autoportrait d'Eline en Dryade signé : "Et in Arcadia ego - E.B.; Aout 19..." Eline est une artiste.

Très vite Jurjen est contacté par un certain Meinderts, un médecin. Celui ci lui confie qu'il était très proche d'Eline. Cet homme lui fait certaines confidences, il affirme qu'en fait Eline se serait suicidée. Jurjen comprend très vite que Meinderts était fou amoureux d'Eline (qui en a épousé un autre) et qu'il ne s'est jamais remis de sa disparition. Jusqu'à l'obsession...
Ce livre est un encore une histoire de secrets de famille, de mystères, de douleurs cachées et de trahisons... Il ne servirait à rien de vous en dire plus. Sachez seulement que vous devez lire ce livre, oui, devez... Parce qu'il est vraiment une merveille. C'est un magnifique éloge de la nature comme vous n'en avez jamais lue, j'en suis sûre. 
Un petit trésor de verdure et de fraicheur.
Une belle introduction au printemps...
Il y a deux parties très distinctes dans ce roman à mon sens. La première est cette description superbe de la fôret, du jardin, de la maison et des alentours. Et la deuxième est plus concentrée sur les liens qui relie Jurjen et sa femme (Jurjen trouve sa femme trop distante et trop froide) et sur la créativité. Il y a d'ailleurs, sur ce thème de très beaux passages. Comme je l'ai déjà dit je voudrais pouvoir recopier tout le livre et c'est très difficille de choisir lesquelles je vais encore vous donner... (et ici, un autre extrait sur la créativité)

" Les saisons triomphaient, l'odeur de l'herbe et des roses faisait insensiblement place à l'arôme épicé non moins torturant des champignons, mais cela aussi était emporté par le vent lorsque le brouillard et la neige arrachaient à la terre un parfum plus fugace. En été, le feuillage murmure, il semble qu'il n'existe pas de plus riche mélodie pour celui qui est allongé dans l'herbe tiède ; mais l'on change d'avis en automne, lorsque les feuilles roussâtres bruissent dans le vent ; et pendant les longs mois d'hiver l'on entend, encore plus ému, le bois gelé craquer et le givre tomber de branche en branche. Infinie est la diversité des images d'un solstice à l'autre ; celui qui observe d'un regard aiguisé par un si grand désir voit comment, à chaque seconde, naît une nouvelle situation sans rapport avec tout ce qui précédait et différente de tout ce qui suivra. Jamais une tache d'ombre n'est deux fois le même sur une feuille ou sur le sol ; comment puis-je conserver l'image de la courbe décrite par une volée d'oiseaux fendant le ciel comme une flèche ? " 

" Je n'aurai de repos qu'après avoir couché sur le papier ce qui ne cesse de hanter mon esprit depuis mon aventure dans le bois : le fait d'attribuer à Eline Breskel, que je  n'ai jamais connue, des pouvoirs et des penchants que je voudrais pouvoir posséder. Je tente de recréer cette ombre, de la transformer en un autre moi plus doué, capable de vivre plus intensément. Jamais je ne vendrais, comme Faust, mon âme au diable pour connaître la jeunesse éternelle, mais je serais prêt à la sacrifier en échange d'une étincelle de génie. Pour pouvoir vivre un seul instant cette décharge libératrice, je renoncerais à toutes les autres certitudes, la puissance créatrice est un don du ciel, une grâce, le seul miracle que je reconnaisse.
Il y a plus. Au fond de mon coeur est enfoui un voeu : celui d'avoir le droit de briser les liens qui m'empêchent de progresser dans mon développement jusqu'à atteindre cet idéal. Si je pouvais croire pour moi-même au droit à la liberté, je saurais choisir ma voie sans hésiter. Mais je n'y crois pas. Je ne suis pas sûr de pouvoir payer le prix de cette liberté : l'idée parvenue à sa plénitude, l'oeuvre d'art. "

dryade[1]   En bonus une Dryade, nymphe des bois trouvé ici.

Définition des Dryades trouvé ici  :
 

"Les Dryades sont des nymphes qui président aux bois et aux arbres. Elles ressemblent à de très belles jeunes filles dont les bras et les jambes dessinent des arabesques imitant le tronc d'un arbre. Elles sont les filles des dieux des montagnes, les Ouréa et les sœurs des Oxyloi (les bois). Elles vivent dans les forêts inaccessibles et inhabitées situées aux flancs des montagnes là ou aucun humain ne pourra venir les importuner et abattre les arbres.

La dryade et son arbre ne forment qu'une seule entité, une relation fusionelle les unis. Elle a souvent le teint pâle, semblable au coeur de l'écorce et la peau lisse de la couleur du bois. Sa chevelure est légère et teintée de reflets vert feuille ou marron noisette. Elles sont aussi grandes que leurs arbres et possèdent une grande souplesse pour se balancer dans le vent. Elles sont toutes de sexe féminin. "


La source cachée
Hella S. Haasse
Editions Babel et Actes Sud

42823900 p[1] Objectif PAL

 

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 13:58
Sukkwan island

Lecture commune avec Laila.

Alors là je suis bien embétée pour faire ce billet, cela n'a pas été le coup de coeur auquel je m'attendais. Je m'attendais à un livre coup de poing et j'ai été a peine soufflée.
Mais c'est peut-être de ma faute, j'ai peut-être gardée une certaine distance, une certaine froideur par rapport à ce livre, connaissant la fameuse scène. Par malchance, (je feuillete beaucoup les livres avant de me décider à les lire) je tombe sur la page 116 et là, évidemment je savais tout...
Mais il n'y a pas que ça...
Je m'attendais à de somptueuses descriptions de la nature sauvage de l'Alaska et j'ai été très déçue. Là aussi, lire ce livre après les superbes descriptions du livre de Hella S. Haasse n'était pas l'idéal.
Mais il y a aussi ce style assez terne et l'histoire tout de même très répétitive : ils coupent du bois, ils chassent, ils pêchent... En bref il ne se passe pas grand chose.
Si encore il y avait eu une psychologie des personnages plus poussées, ça aurait pû racheter tout ça à mes yeux. Mais là aussi je suis restée sur ma faim.
Je ne dirais pas de ce livre qu'il n'est pas bon (loin de moi cette idée) mais tout simplement
qu'il n'était pas fait pour moi !
La meilleuse chose que je puisse vous conseiller c'est d'aller lire des avis plus positifs, la majorité des billets que j'ai pû lire étaient bien plus enthousiastes.
Je pense que tout le monde (ou presque) connait maintenant le sujet de ce livre mais je vous donne tout de même la 4ième de couverture :

"Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.
      Sukkwan Island est une histoire au suspense insoutenable. Avec ce roman qui nous entraîne au cœur des ténèbres de l’âme humaine, David Vann s’installe d’emblée parmi les jeunes auteurs américains de tout premier plan."

Je pense aussi avoir ressenti une trop grande colère envers ce père pour pouvoir apprécier ce livre.
C'est vrai que, lorsque l'on connait l'histoire de l'auteur, le livre s'éclaire d'une autre façon. Je vous conseille d'ailleurs d'allez lire l'excellent interview
qu'In Cold Blog a fait de l'auteur. Mais seulement après avoir lu le livre...


L'histoire est, évidemment, bouleversante et cela est indéniable...

Alaska

Voilà l'île de Sukkwan Island telle quelle est décrite au tout début du livre :

" Elle était blottie dans un fjord, une minuscule baie du Sud-Est de l'Alaska au large du détroit de Tvevak, au nord-ouest du parc national de South  Prince of  Wales et à environ quatre vingts kilomètres de Ketchikan. Le seul accès se faisait par la mer, en hydravion ou en bateau. Il n'y avait aucun voisin. Une montagne de six cents mètres se dressait juste derrière eux en un immense tertre relié par des cols de basse altitude à d'autres sommets jusqu'à l'embouchure de la baie et au-delà. L'île où ils s'installaient, Sukkwan Island, s'étirait sur plusieurs kilomètres derrière eux, mais c'étaient des kilomètres d'épaisse forêt vierge, sans route ni sentier, où fougères, sapins, épicéas, cèdres, champignons, fleurs des champs, mousse et bois pourrissant abritaient quantité d'ours, d'élans, de cerfs, de mouflons de Dall, de chèvres de montagne et de gloutons. Un endroit semblable à Ketchikan, où Roy avait vécu jusqu'à l'âge de cinq ans, mais en plus sauvage et en plus effrayant maintenant qu'il n'y était plus habitué. "

Ce qui m'a mise mal à l'aise et en colère,c'est que Roy, alors que cela devrait être l'inverse, porte à lui seul la responsabilité de son père :

" Ils partirent en direction de la crête, de nouveau exposés au vent. Roy luttait pour rester à la hauteur de son père et ne pas être séparé de lui. Il savait que s'il le perdait de vue l'espace d'une minute, son père ne l'entendrait pas crier, qu'il s'égarerait et ne retrouverait jamais le chemin de la cabane. Observant l'ombre noire qui bougeait devant lui, il prit conscience que c'était précisément l'impression qu'il avait depuis trop longtemps ; que son père était une forme immatérielle et que s'il détournait le regard un instant, s'il l'oubliait ou ne marchait pas à sa vitesse, s'il n'avait pas la volonté de l'avoir là à ses côtés, alors son père disparaîtrait, comme si sa présence ne tenait qu'à la seule volonté de Roy. Roy était de plus en plus effrayé et fatigué, il avait le sentiment de ne plus pouvoir continuer et il commença à s'apitoyer sur son sort, à se répéter : Je ne peux plus supporter ça."

Un autre exemple du père qu'est Jim :

"Ecoute dit son père. L'homme n'est qu'un appendice de la femme. Elle est entière, elle n'a pas besoin de l'homme. Mais l'homme a besoin d'elle. Alors c'est elle qui décide. C'est pour ça que les règles n'ont aucun sens et qu'elles changent sans cesse. On ne les établit pas ensemble.
Je ne suis pas sûr que ce soit vrai, fit Roy.
C'est parce que tu as grandi avec ta mère et ta soeur, et que je n'étais pas là. Tu es tellement habitué aux règles établies par les femmes que tu les trouves logiques. Cela te facilitera sûrement la tâche, mais ça veut aussi dire qu'il y a des choses que tu ne verras jamais clairement.
C'est pas comme si j'avais eu le choix.
Tu vois ? ça, c'est un exemple. J'essayais de faire passer un argument, mais tu l'as retourné pour me culpabiliser, pour me faire comprendre que je n'avais pas fait mon devoir, que j'avais enfreint les règles et n'avais pas été un bon père.
Eh bien, peut-être que tu ne l'as pas été. Roy commençait à pleurer à présent, mais il aurait voulu se retenir.
Tu vois ? fit son père. Tu ne connais que la manière féminine de te disputer. Tu chiales toutes les larmes de ton corps, putain.
Seigneur, fit Roy.
Peu importe, dit son père. Il faut que je sorte d'ici. Même si une putain de tornade souffle dehors, je vais marcher un peu.
Il enfila son équipement, Roy faisait face au mur et s'efforçait de calmer ses pleurs, mais il ne pouvait plus s'arrêter tant la situation lui semblait injuste et brutale. Il pleurait encore après le départ de son père, puis il se mit à parler à haute voix. Qu'il aille se faire foutre. Putain, va te faire foutre, Papa. Va te faire foutre. Ses sanglots redoublèrent et il émit un étrange couinement en essayant de les ravaler. Arrête de chialer, putain, dit-il.
Il s'arrêta enfin, se lava le visage, mit une bûche dans le poêle, s'allongea dans son sac de couchage et lut. Quand son père revint, plusieurs heures s'étaient écoulées. Il tapa ses bottes contre le porche, rentra et ôta son équipement, puis il s'approcha du poêle et prépara le diner.
.../...
Et je ne vais pas m'excuser, dit son père. Je le fais trop souvent.
OK."

Alaska
(Photos magnifiquestrouvés ici)

Je vais donc, de ce pas, lire le billet de Laila.
Rajout : il faut que vous alliez la lire, elle en a fait un très beau billet !

Sukkwan Island
David Vann
Editions Gallmeister             


image_c1r    Challlenge 1er roman.

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l'or des chambres - dans Littérature
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 12:33


Un petit livre dont je n'attendais pas grand chose ayant lue quelques billets, plutôt tièdes, sur la blogosphère. Pourtant il a été une très belle surprise.
Je n'ai, malheureusement, pas eu l'occasion de voir le film. Mais j'ai bien l'intention de le voir très vite...
Bon, l'histoire, je pense que tout le monde la connaît. Je vous mets tout de même le 4ième de couverture :

" Antonio est maçon, il mène une vie tranquille en compagnie de sa femme Anne-Marie et de leur fils Kevin. Un jour, il va chercher Kevin à l'école et rencontre l'institutrice, mademoiselle Chambon. Entre eux, peu de mots, mais ils sont de ces êtres qui se reconnaissent sans se parler. Quelque temps après, elle lui demande de venir remplacer une fenêtre chez elle...
Magnifique roman d'amour, tragique et dérisoire réalité de la vie : il est toujours trop tôt, ou trop tard, et l'on passe à côté de l'essentiel. Le drame, c'est d'en être conscient. "

La dernière phrase est une bonne introduction à ce roman.
C'est un livre délicat, pudique et très émouvant. Une histoire d'amour tout en retenue et en finesse.
Il m'a fallu quelques pages pour pouvoir entrer dans ce livre. Je n'ai pas, tout de suite, été convaincue. Mais quelques pages plus loin j'étais cuite.
C'est un très beau livre que je vous conseille vraiment de lire. Et je pense que, d'avoir vu le film, n'est pas du tout un frein à cela. Au contraire... Les personnages n'en auront que plus de chair et de clarté. J'avais, tout du long de ma lecture, l'image de Sandrine Kiberlain, je trouve qu'elle fait une très émouvante Mademoiselle Chambon. Tout en délicatesse... 
C'est un tout petit livre (157 pages) que j'ai lue en un week end. Me retenant de ne pas le lire trop vite pour faire durer le plaisir.

Champs de blé
 Champagne-Ardenne - Montmirail - Marne

Tout se passe dans un petit village, un petit bourg de province :

" Le soleil de cette fin d'après midi, printanière avant l'heure, jetait un éclat joyeux sur les facades en brique rouge, les durs balcons de ciment. Antonio, quoiqu'il eût connu Montmirail depuis l'enfance, n'aimait pas la ville sans grâce. Il ressentait parfois, à la faveur d'un souvenir ou d'un instant comme celui-ci, une espèce de sympathie pour l'endroit. Cela s'arrêtait vite là.
Il faut avoir grandi, puis vivre dans un même bourg de la province profonde pour éprouver le poids de l'enlisement, les grandes espérances ramenées aux proportions d'un compte bancaire, l'ennui auquel on n'échappe plus que par d'infimes détails : un magasin qui ouvre, la fermeture d'un ancien, le vote, au conseil municipal, d'une nouvelle fontaine"

La première fois qu'ils se retrouvent seuls tout les deux, c'est lorsque Antonio vient réparer la fenêtre de Mademoiselle Chambon :

" Non, il ne voulait pas de vin. Il examinait à présent la fenêtre. Vous feriez mieux d'appeler une entreprise, mademoiselle, disait-il, vous auriez au moins un devis et qui sait, sur présentation de la facture, si vous n'arriveriez pas à vous faire rembourser, ne serait-ce qu'une partie ?
Elle, elle observait sa nuque, son cou tellement droit dans le contre-jour, ses épaules larges. Seigneur, l'envie de se nicher là-dedans.../...
Il osait la regarder, elle n'éprouvait plus le besoin de rire nerveusement, il aimait ses yeux redevenus graves, elle se disait qu'il fallait faire quelques chose, tout de suite, pour casser ce lien entre eux.
Lui s'étonnait de pouvoir constater qu'elle avait des cernes, une peau presque diaphane, un visage aigu, des cheveux tirés, et, simultanément, de ne pas en tenir compte. Au contraire, la regardant, il pensait à l'été. Elle rirait, et les cheveux dénoués, tout autour d'elle, brouilleraient le soleil d'une fin d'après midi.../...
Quand il fut parti, elle s'empara bravement de la bouteille de vin, et en but une rasade, à même le goulot. Trois mille balles. Ce n'est rien. J'emprunterai.
Et stop, de se mentir.
Cette fois, c'est clair, je suis amoureuse. "

Et pourtant il ne s'est absolument rien passé entre eux. Mais l'attirance qu'ils ressentent est indéniable.
Et il reviendra chez elle, continuer son travail. Lors du repas frugal qu'il a apporté dans sa gamelle (il refusera qu'elle lui fasse un repas) :

" Le dessert : trois figues sèches dans du papier suiffé. Il se tourna vers elle pour lui en proposer une, qu'elle refusa dans un geste absent. Le papier crissait comme s'il avait enfermé des fruits de grande valeur. Regardant Antonio mordre dedans, elle avait des visions de jardins, de caves fraîches en été, d'ombre sous les tilleuls, de rivières. "

Va suivre alors ce superbe passage :

" Vous savez ce qui me plairait ? demanda-t-il.
Une bière ? Un alcool ? Elle levait les yeux de son livre. Elle avait attendu ce moment. Elle n'avait rempli le Frigidaire, deux jours auparavant, qu'en prévision de ça.
C'est stupide... Il souriait. J'ai presque fini, et je pensais... Ce serait un air... Enfin, vous n'appelez peut-être pas ça un air... Il montrait le violon. Je n'ai jamais vu ça qu'à la télévision.
D'accord, dit-elle.
Elle ne travaillait plus, depuis des années, que sur le violon muet. Bon, dit-elle encore, tandis qu'elle resserrait le crin de l'archet, et, dans le même temps qu'elle vérifiait la tenue sous le menton, accordait l'instrument, oui, je vais vous jouer quelque chose.

Quand il partit, en fin d'après-midi, elle tira d'une pile de livres une minicassette et la lui offrit. Elle l'avait enregistrée, dans le temps, lors d'une diffusion sur France-Musique. Sur la boite, tracé de sa belle écriture scolaire, on pouvait lire Bartok, sonate pour violon seul. Elle venait de lui en interpréter un morceau, pas la chaconne, cependant, et pas l'adagio, trop difficiles.
Lorsqu'il eut fini de ranger ses outils dans la voiture et qu'il s'assit au volant, il la glissa dans l'autoradio.
Deux ou trois kilomètres seulement le séparaient de chez lui. Au moment où il reconnut le passage qu'elle avait joué, un petit chemin de terre s'ouvrait à droite de la route. Il s'y engouffra. C'était un de ces sentiers dont même les cadastres ne gardent pas la trace, et qui ne servent qu'à amener les tracteurs un champ plus loin. Il n'aboutissait à rien, c'est à dire au sommet de la colline, d'où l'on pouvait voir, au-delà de l'étendue du blé qui commençait à se former, Montmirail.
Le vent, ridait le blé comme de l'eau. Montmirail d'ici, tenait dans la main, une cité fragile, tout à coup, flanquée sous tant de ciel bleu. Il rembobina la cassette, moteur à l'arrêt cette fois, appuya sur "play" quand il jugea qu'il y était. Augmenta le volume.
Plus tard, souvent, il reviendra au bout de ce chemin. Le blé mûrira, des orages autont crée des verses dans les épis. Puis, la moissonneuse passée, ce sera sur les chaumes que planera la sonate pour violon seul, toutes portières ouvertes, tandis qu'il verra les cheveux courts et noir effleurer l'instrument, enfin ce sera sur la terre nue, remuée à grosses mottes, épaisse, huileuse presque, des corbeaux s'y abattront, mais là, ce sera l'hiver, et la chape posée sur le souvenir de mademoiselle Chambon regardant comme lui les champs en juillet. Montmirail, au loin, s'allume, la nuit tombe. "

N'est ce pas là un passage magnifique ???
Je vous l'ai dit ; c'est un petit livre tout en finesse, tout en délicatesse.
Je trouve que c'est là une superbe image de l'amour.
L'amour qui est là, mais qui ne demande rien...
Un des plus beaux passages du roman.
J'espère vous avoir vraiment donné envie de lire ce livre. C'est une petite merveille dont il serait dommage de passer à côté.
Moi, j'ai été séduite.
Il n'y a aucune raison de vous en priver, le nombre de pages fait que vous le lirez très vite. Et son prix est tout petit (en poche, "j'ai lu").
Très belle lecture.
Je ne résiste pas à l'idée de vous offrir ce morceau de violon :
 

Bartok, sonate pour  violon seul.
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l'or des chambres - dans Littérature
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 10:48

 

Suite à l'appel d'une blogueuse habitant la région touchée par la tempête Xynthia, elle fait appel à votre générosité et solidarité pour aider à votre façon les sinistrés de sa région.

Vous pouvez vous rapprocher d'elle en cliquant sur le lien afin de vous manifester et voir les modalités d'envoi comme des vêtements ou des jouets pour les enfants qui ont tout perdus...

Merci pour elle, merci pour eux ...

Inondations en Vendée, le 1er mars 2010

(merci à Pascale pour l'info)

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l'or des chambres - dans Humeurs
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 15:37
La source cachée

(Extrait d'une lettre de Jurgen Siebeling à sa femme Rina dans l'été de 1937)

"... La maison est cachée dans la lumière incertaine des bois, comme un coquillage au fond de l'océan. Entre les murs flotte un bruissement de vent dans la cime des arbres, de gouttes de pluie sur le sable, de fuites invisibles d'animaux à travers les fourrés. La maison est séparée du bois de trois côtés par un fossé profond, couvert de lentilles d'eau ; un pont mène à la cour intérieure, pavée de pierres plates, grises, entre lesquelles pousse l'herbe. Les fenêtres, qui emprisonnent le reflet des arbres, semblent aussi vertes qu'eux. Le lierre s'accroche au mur et au toit, et la balustrade de la terrasse est envahie par une prolifération de roses. Derrière la maison s'étend une combe avec ses ondulations de terrains herbus, un vallon plein de bouleaux, je présume que des violettes y poussent encore en automne, à part cela, seulement la forêt, rien que la forêt ombreuse et verte. J'étais debout entre les troncs, parmi les fougères et les halliers qui m'arrivaient aux genoux et je me croyais au fond de la mer. Chose curieuse, il y a peu d'oiseaux. J'ai écouté intensément mais je n'ai rien entendu d'autre que le frémissement des feuilles dans le vent et les battements de mon coeur. Par instants, j'avais l'impression de rêver, l'un de ces rêves remplis d'une magie lointaine à demi oubliée, et qui me donnent la sensation d'avoir déjà tout vécu antérieurement. C'est ce que je ressentis ici aussi, lorsque, me retournant sur la terrasse, je contemplai le jardin et la sylve devant moi, dans l'éclat intense de cet après midi d'été : le vent s'était couché, toutes les couleurs semblaient gorgées de lumière et plus profondes qu'ailleurs, les roses et l'herbe dégageaient une odeur douceâtre qui montait à la tête. Les lions de pierre des deux derniers piliers en forme de vase de la balustrade posaient sur moi un regard ironique par-dessus les écus armoriaux détériorés qu'ils enserraient entre leurs griffes ; nulle part le moindre bruit, et partout la sensation d'être observé par quelque chose d'invisible, comment puis je te faire comprendre ce que je ressens ? ... "


Claude Monet
Le bassin aux nymphéas 1899
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l'or des chambres - dans Extraits
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 17:11

                                                          Tamara de Lempicka - Polish Girl - 1933

Un très beau mois de lectures pour moi...
Un mois très riche en découvertes et en sensations...

Trois coups de coeur :

- Julius Winsome de Gérard Donovan  Julius Winsome
Un très beau livre, un éloge de la nature et de la littérature.
L'histoire d'une solitude et d'une vengeance aussi.

- Le reste est silence de Carla Guelfenbein  Le reste est silence
Un livre très émouvant et bouleversant. Les déchirures d'un petit garçon et de sa famille, suite à la révélation d'un secret.

- Le treizième conte de Diane Setterfield   Le treizième conte
Un très belle surprise, un vrai roman avec des mystères et des rebondissements. Un bel éloge de la lecture.

J'ai vraiment beaucoup aimé aussi :

- Dis oui Ninon de Maud Lethielleux   Dis oui, Ninon
Un livre d'une belle tendresse et d'une grande fraicheur. La voix très particulière de Ninon.

- Mademoiselle Chambon de Eric Holder  Mademoiselle Chambon
Une histoire d'amour très douce, très pudique, très délicate. Une histoire tout en retenue et en finesse. Une écriture très belle, qui m'a vraiment surprise. Une superbe lecture.

- Les âmes soeurs de Valérie Zénatti   Les âmes soeurs
(billet à suivre)
 
- Lorsque
nous vivions ensemble Volume 3   Lorsque nous vivions ensemble - Lorsque nous vivions ensemble, T3
Un manga. Le dernier de la série.
(billet à suivre)

Aucune déception pour ce mois.
Je suis ravie de mes choix. Pourvu que ça dure...
Je vais faire au plus vite pour les billets à suivre.
Bonne soirée à vous.

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l'or des chambres - dans Bilan du mois
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  • Le blog de l'or
  • : Je suis une jeune femme passionnée de littérature... Mon blog sera surtout un concentré de ma plus grande passion : la lecture... Il y aura aussi quelques touches de peintures, de cinéma, de musiques et un peu de ma vie aussi... L'Or des Chambres pour un hommage à la très grande Françoise Lefèvre dont j'emprunte le titre d'un de ses livres.
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Challenges 2013

tour-du-monde-1

Le tour du monde en 8 ans

 

Challenge Irlande : illimité !!

 

Fin : 31 Juillet 2013

 

objectif-pal-001[1]

Objectif PAL Noire by L'Or et George ; illimité

 

http://img15.hostingpics.net/pics/279733ILEDESERTE2.jpg

Fin : 01 Août 2013 (ou plus)

 

   

Fin : 30 septembre 2013

 

Fin : 30 juin 2013

 

Il viaggio

Fin : 31 Octobre 2013

 

Fin : Décembre 2013 (prolongation) 

 

Challenge littéraire

Repris par Anne 

Fin 31 décembre 2013     

 

Liste des participants

Fin : novembre 2013  

 

challenge gilmore girls 2013

Repris par Touloulou

Date de fin : 08 octobre 2014 

 

challengeQuatreSaisons    

Prolongation jusqu'au 21 décembre 2013

 

dc3a9fi_scandinavie_blanche

            3/5 Ici et  et

Fin : 31 décembre 2013 Repris par Lystig 

 

Fin : 28 Juillet 2013

 

logonaturewriting1 

-/5

Fin : décembre 2012 (Folfaerie m'a donné une prolongation pour cette année, merci à elle !!)

 

  Challenge Colette

-/3

Fin : 23 Septembre 2013 (Prolongation) 

 

Ici, et là 

3/3

Fin : 21 Juin 2013

 

Femmes du mondel ogo  

Cent ans Wassmo

La terre fredonne en si bémo l- Strachan

Les femmes du braconnier - Pujade Renaud

Fin : décembre 2012 (renouvelable)    

 

2/10 Re-Prolongation du challenge :

Fin : 05 avril 2014  

 

Prolongation du challenge

Fin : 30 septembre 2013    

Index auteurs


Agus Milena - Battement d'ailes

Ahern Cecelia - Un cadeau du ciel

Beckett Bernard - Genesis

Benameur Jeanne - Les insurrections singulières

Bertholon Delphine - L'effet Larsen

Brisac Geneviève - 52 ou la seconde vie

Cabasson Armand - La reine des mots

 Calvetti Paola -L'amour secret

Chabrol Caroline - Sous les cahiers, la mort

Cohen Welgryn Myriam - Mères - Myriam Cohen Welgryn
Constantine Barbara - A mélie, sans mélo

Delaflotte Mehdevi Anne - Fugue

Dickens Charles - Un chant de Noël
Divakaruni Chitra Banerjee -Ma soeur, mon amour

Donovan Gérard -Julius Winsome

Estibal Sylvain - Le dernier vol de Lancaster
Ferney Alice - Paradis conjugal
Giraudeau Bernard - Cher amour

Girerd Jacques Rémy, Benoît Chieux - L'enfant au grelot  (album enfant)
Glass Julia - Jours de juin

Guelfenbein Carla - Le reste est silence

Haasse Hella S. -La source cachée
Hannah Kristin - La magie du bonheur

Henrichs Bertina -La joueuse d'échecs 

Herry Jeanne - 80 étés

Hobbie Holly - Juste à temps pour Noël - Holly Hobbie (album enfant) 
Holder Eric - Mademoiselle Chambon

Kamimura Kazuo - Lorsque nous vivions ensemble 1
Kamimura Kazuo - Lorsque nous vivions ensemble 2

Kingsolver Barbara - Un été prodigue

Kortepeter Paul et Susan Wheeler - Youpi, pas d'école  (album enfant)
Lemoine Annie - Les heures chaudes

Lethielleux Maud - Dis oui, Ninon
Levraud Murielle - Le soir autour des maisons 

Malte Marcus - Garden of love

Martinez Carole - Le coeur cousu

Matheson Richard - Je suis une légende

Mazurel Claire et Marie H. Henry - Demain c'est Noël (album enfant)
Mégnin Jean-Philippe - La voie marion

Meyer Stephenie - Les âmes vagabondes

Miller Rebecca - Les vies privées de Pippa Lee 

Moning Karen Marie - Fièvre noire

Mosse Kate - Les fantômes d'hiver

Picasso Marina - Grand-père
Rice Luanne - Les carillons du bonheur
Ryan Carrie -La forêt des damnés

Sampioro Dominique - La petite présence
Scholes Katherine - Les amants de la terre sauvage

Setterfield Diane - Le treizième conte
Sigurdardottir Steinnunn - Le Cheval Soleil
Tardieu Laurence - Comme un père

Vann David - Sukkwan Island   
Vigan Delphine De - No et moi

Woolf Virginia - Mrs Dalloway