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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 12:04
Encore une idée fabuleuse trouvée sur le blog du journal de Chrys link. Elle renvoie vers le blog de Madame Kevin link. C'est un  jeu d'écriture. Il s'agit de faire un texte d'après une photo.
La photo (de Lizly) est celle-là :

Automne-1 Lizly.jpg

Je trouve que c'est une idée vraiment très intéressante. Pour avoir de plus amples renseignements allez faire un petit tour chez elle.
Vous avez jusqu'au 02 fèvrier pour faire votre texte.
Moi, je me lance. Oui je sais c'est pas raisonnable, avec tout les billets que j'ai en retard...
Et, dites, où êtes vous passées les filles, je ne reçois plus aucun commentaires...???
Bises.
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 16:11
Le premier n'est pas vraiment un TAG, c'est juste une idée très intéressante trouvée sur le blog de mango:lien qui elle-même avait vue cela sur le blog du journal de Chrys:lien

Edit du 23 janvier : Chrys les a tous réunis et c'est ici : link 



Elle s'intitule "Une idée pour un billet".
Il s'agit de faire un acrostiche à partir du mot: Bloguer
Si cela vous dit de participer. Attention, la date limite pour cela est le 22 Janvier!
En fait, je me suis tellement amusée que j'en ai fait deux:

Bal
ade au gré des envies,
Léviter en dehors du temps, perdue dans l '
Onirisme et notre faculté des rêves.
Guérir de la folie du monde,
Unifier nos forces vives,
Ecouter les murmures des autres et
Reconnaître d'autres, Comme un miroir de soi

Boire au gré de sa soif,
Longer le chemin de l '
Ouverture vers le monde,
Gamberger et ne pas oublier que l '
Union fait la force.
Et prendre  tout simplement un
Radeau pour le grand large

Maintenant l'autre ...
Keisha,lien  m'a décernée ce certificat d'amitié sincère:

http://idata.over-blog.com/1/67/44/37/Images-2/Tag-de-l-amitie.jpg
Et cela me fait très plaisir! Merci Keisha ...
Donc je dois designer 7 blogueuses À qui délivrer le même certificat.
Voici donc:

Allie  lien Qui a une voix si particulière, sincère et émouvante et
 
Aifelle lien Parce que dès les premiers balbuciements de ce blog elles ont été là pour m'encourager et me soutenir.

Bel Gazou lien Parce que j'adore son blog définitivement et qu'elle est très proche de ma sensibilitée.

Sylvie lien Parce que c'est un des premiers blogs que j'ai découverts et que ses billetts sont magnifiques.

George
lien et

Dominique lien Qui m'ont accueillie dans la blogosphère avec beaucoup de gentilhesse ( J'adore leurs blogs, découverts il n'y un pas si longtemps ...)

Antigone lien, Parce qu'elle est  aussi une des premières, découverte quand j'ai commencée à surfer et que nous avons souvent les mêmes goûts.

Et je vais passer aux très belles rencontres que j'ai faite grâce à mon blog.

Pascale
lien  avec qui j'ai aussi beaucoup de goûts communs

Et celles qui ne tiennent pas vraiment des blogs de lectures Mais qui font parties des inclassables:

Laila lien qui a une belle voix particulière

Lily L.lien qui Répond toujours présente à mes réflexions

Et les dernières que je ne veux pas oublier parce que je les adore:

Anne lien, Bellesahi lien,Leiloona lien et Keisha lien !

Bon, il y en a que plus 7 (je sais compter ... quand même ...)
Tant pis!
Je sais, pour l'avoir vue sur les blogs, que je ne suis pas la seule a avoir trichée ...

J'espère n'avoir oubliée personne !

Si !!! J'ai oubliée Saxaoul link et Mélopée link, pardon à toutes les deux mais l'erreur est réparé...
Il faut dire pour mon excuse que j'ai fini mon billet hier soir à minuit et demie et que je n'étais plus très claire...
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 10:52
Voilà, ça y est, mon choix est fait.

Voilà les heureux gagnants :

L'absence d'oiseaux d'eau          L'absence d'oiseaux d'eau d'Emmanuelle Pagano

Pour l'avoir feuilletée je pense qu'il sera une petite merveille ! 
Une écriture superbe...

Les âmes soeurs          Les âmes soeurs de Valérie Zenatti

Pour avoir adorée d'elle " En retard pour la guerre ", pour le sujet et là aussi le style.


Le reste est silence             Le reste est silence de Carla Guelfenbein

Pour le titre sublime et la couverture magnifique. Et puis parce que je fais confiance aux éditions Actes Sud. Je me rends compte que mes livres préférés sont souvent de cet éditeur. En particulier la collection " Un endroit où aller ". Une collection dont les parutions commençent à se faire rare d'ailleurs.


Et le dernier, que vous auriez été dans l'incapacité de trouver pour la seule et bonne raison qu'il ne faisait pas parti de ma sélection :

Les femmes du braconnier                 Les femmes du braconnier de Claude Pujade-Renaud


Parce que la vie de Sylvia Plath me fascine.

Mot de l'éditeur :

"Dans Chers disparus, je m’interrogeais : comment vivre avec un écrivain ?
Dans Les Femmes du braconnier, la question se modifie : comment deux écrivains peuvent-ils vivre ensemble ? A quel prix, pour eux, leurs proches, leurs enfants ? Deux couples, Ted et Sylvia, David et Assia, liés par la passion de la poésie, se croisent, s’affrontent, se détruisent.
Dans la seconde moitié du vingtième siècle, Sylvia Plath et Ted Hughes furent des figures importantes de la poésie américaine et anglaise. David et Assia Wevill sont beaucoup moins connus, en France du moins. Leurs histoires mêlées sont narrées par plusieurs voix alternées : mère, frère, sœur, témoins multiples, concierge ou critique littéraire, sage-femme ou ami fidèle, médecins. Chacun raconte, s’interroge, commente, interprète, invente, élabore sa propre fiction. Une fiction rythmée par de multiples “traversées”, entre l’Amérique et l’Angleterre notamment.
Le roman commence et s’achève par le terme “zoo” : les animaux – chevaux, ours, abeilles, cerfs, loups, chats, oiseaux – interviennent tout au long du récit, réels mais aussi fantasmatiques, convoqués sinon domestiqués par les poèmes des principaux protagonistes, passionnés du langage comme de l’animalité. Certains animaux accèdent au statut de quasi personnages. Quant au “braconnier” il devient la figure du prédateur poète : prédateur de gibier, de mots, de femmes. Et sur les deux héroïnes aux destins jumeaux planent les ombres de la Seconde Guerre mondiale et de l’Holocauste, ainsi que l’interrogation : qu’en est-il de “l’espèce humaine” ?

C’est en 1956, à Cambridge, que Sylvia Plath fait la connaissance du jeune Ted Hughes, poète prometteur, homme d’une force et d’une séduction puissantes. Très vite, les deux écrivains entament une vie conjugale où vont se mêler création, passion, voyages, enfantements. Mais l’ardente Sylvia semble peu à peu reprise par sa part nocturne, alors que le “braconnier ” Ted dévore la vie et apprivoise le monde sauvage qu’il affectionne et porte en lui. Bientôt ses amours avec la poétesse Assia Wevill vont sonner le glas d’un des couples les plus séduisants de la littérature et, aux yeux de bien des commentateurs, l’histoire s’achève avec le suicide de l’infortunée Sylvia.
Attentive à la rémanence des faits et des comportements, Claude Pujade-Renaud porte sur ce triangle amoureux un tout autre regard. Réinventant les voix multiples des témoins – parents et amis, médecins, proches ou simples voisins –, elle nous invite à traverser les apparences, à découvrir les déchirements si mimétiques des deux jeunes femmes, à déchiffrer la fascination réciproque et morbide qu’elles entretiennent, partageant à Londres ou à Court Green la tumultueuse existence du poète.
L’ombre portée des oeuvres, mais aussi les séquelles de leur propre histoire familiale – deuils, exils, Holocauste, dont elles portent les stigmates –, donnent aux destins en miroir des “femmes du braconnier” un relief aux strates nombreuses, dont Claude Pujade-Renaud excelle à lire et révéler la géologie intime. "

Bon, vous savez tout !

Qui avait deviné ?
Pour " L'absence d'oiseaux d'eau " : Clarabel et Pascale
Pour " Les âmes soeurs " : Mélopée, Aifelle, Clarabel et Laila
Et pour " Le reste est silence " : Clarabel, Pascale et Laila

Clarabel a donc trouvée 3 titres (en même temps elle n'a pas pris beaucoup de risques puisqu'elle a choisi 5 titres sur 7)

Et Pascale et Laila 2 titres. C'est assez logique puisqu'elles me suivent depuis le début.
Merci à toutes d'avoir jouée le jeu !!!
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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 14:56

D'après une super idée de Lisa (link) qui dévoilait son bureau et proposait de voir les nôtres, voilà quelques photos de mon petit coin à moi. Comme vous pourrez le constater l'ordinateur n'y a pas sa place. Mon bureau est uniquement consacré à l'écrit...
L'ordi est en bas, dans le salon.

Alors voilà mon bureau tel qu'il est d'habitude (sauf que là, il est super bien rangé !) :

P1170591P1170605

P1170598P1170596
P1170609
P1170600



En bonus : ma fée des livres que j'aime d'amoûûûûr......

Et un (tout petit) morceau de ma bibliothèque !!!

Rien ne vous empêche de participer à votre tour si l'envie vous en prend...


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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 13:07
Mères

Mères
Myriam Cohen-Welgryn
Editions Arléa

Mon billet sera très bref parce que je n'ai pas aimée ce livre.
Et je parle très mal des livres que je n'ai pas appréciée.
Pourtant le sujet était très intéressant, extrèmement émouvant.
Le livre est découpé en deux parties.
Deux parties, deux femmes.
L'une désire un enfant plus que tout.
L'autre ne supporte pas d'être enceinte.
Qu'est ce qui m'a déplu dans ce roman ?
Bonne question mais je ne peux pas y apporter une réponse sensée. Tout simplement, je n'ai pas pû m'immerger dans ce roman.
Je n'ai pas ressentie d'empathie avec aucune de ces deux femmes.
Le seul problème est le style de l'auteur auxquel je n'ai pas réussi à adhérer. Mais cela ne veut pas dire que vous ne l'apprécierez pas. Je parle uniquement de mon ressentie.
J'en parlais justement dans une de mes réponses à un commentaire.
Je m'interroge souvent, ces derniers temps, sur ce qui fait qu'un livre va vous engloutir, vous prendre dans ses filets et vous éblouir totalement alors que d'autres, à l'inverse, n'auront aucun effet sur vous et ne réussiront pas du tout à vous émouvoir. Et que nous serons incapable d'un saisir le coeur.
Qu'est ce qui fait que nous restons totalement imperméables à certains livres ?
Quel écho peuvent-ils rencontrer en nous ?
Pourquoi certains livres nous parlent tellement, et d'autres pas du tout ?
Certainement une résonnance en certains points sensibles que nous portons en nous...
Bon, je n'ai pas de réponse mais ce que je sais c'est que je déteste passer à côté d'un livre sans en avoir saisi tout le sens.
Peut-être, dans celui là, une écriture un peu froide, un style trop policé...

Quelques extraits de la première partie :


" Attendre est un mot tout en temps. J'attends et, ce faisant, je me heurte aux heures qui fuient, aux limites de mon corps, de nos corps. Je bute aux angles de nos envies sans pourtant ressentir de douleur. Car attendre est tendre aussi, et regorge de bonheur. Le bonheur d'être tendue vers un but : notre enfant. "

" J'ai laissé couler le sang et, à mesure que s'écoulait le sang, monter la tristesse. Encore un mois perdu ! Je me suis repliée sur le bidet de faïence blanche en observant les gouttes rebondir et se casser. Les larmes pourpres ont progressé lentement, comme si le grain de la céramique faisait obstacle à leur cheminement. Elles se sont peu à peu rejointes en un mince filet rouge avant de disparaître dans le trou d'évacuation.
J'ai observé fuir la vie en écoutant le battement sourd de mon coeur, tandis que ma tristesse coulait le long de mes joues, en  silence. "

" Depuis deux jours, j'ai cessé d'être grosse. Ou plutôt, depuis deux jours, je suis encore grosse mais sans l'être plus. Il y a les femmes qui tombent enceintes et celles qui tombent tout court. Il y a les femmes qui donnent la vie et celles qui accouchent de la mort. Il y a toi et il y a moi. Et voilà qu'il s'est fait la belle, sans prendre la peine de me faire signe : il m'a laissée plantée là. Désemparée. "

Et cette phrase :
"  Est-ce possible tout cet amour et pas d'enfant ?
J'ai si peur ! "

Comme si l'amour ne pouvait pas avoir lieu d'être, qu'il ne pouvait avoir de réalité qu'avec la naissance d'un enfant. Comme si l'amour était complètement inutile s'il n'y avait pas au bout la concrétisation d'un enfant.

Et quelques extraits de la seconde partie :

" Je ne voulais pas d'un homme. Ni dans ma vie, ni dans mon corps. Il s'est imposé. Il est resté près de moi après avoir montré patte blanche. Longtemps, il a gardé ses distances : surtout ne pas m'effrayer. Pas d'exigences, pas d'attentes. Il s'est fait minuscule. Il s'est fondu dans le décor pour que j'oublie de le jeter, de le faire sortir de ma vie. Il s'est frayé un chemin jusqu'à moi et m'a prise par surprise.../... " C'est à l'usure qu'il m'a eue. Au bout de quelques temps, j'ai même oublié sa présence. Je me suis habituée à le trouver, là, dans ma maison, toujours, comme le lit ou le tapis, à sa place. Et dans mon corps de temps et temps. "

" Il voulait m'émouvoir, me toucher. Il pensait accéder à mon coeur et le dégeler. Il n'y a en moi rien à découvrir. Je n'ai pas de coeur. J'ai voulu croire que j'étais autre chose qu'une sans-coeur. Il faut me rendre à l'évidence. Et faire cesser cette imposture. "

Et, quand elle tombe enceinte :

" J'ai cru. J'ai cru que la haine suffirait à le tuer, qu'il ne pourrait passer à côté, ni au travers. Je lui ai parlé. J'ai été dure, plus tranchante qu'un laser, plus féroce qu'une hyène, plus haineuse encore, et rien.../... J'ai sauté, j'ai dansé, dévalé les escaliers quatre à quatre, je me suis tapé sur le ventre. J'ai tourné à l'estourbir. Puis, parce que rien ne se produisait parce que j'avais besoin de concret, de palpable, j'ai fouillé avec mes doigts. A tâtons, mes ongles ont tenté de le dénicher. Ils n'ont rencontré que de la muqueuse molle. Consentante.
C'est pour ça que j'ai mangé à le faire éclater; J'ai englouti à le vomir. J'ai bu, aussi, pour le saouler, le noyer. Mais il s'est accroché comme une moule têtue, lové au fond de moi. Il a lutté contre les vagues qui se déversaient en flots bien décidés à l'emporter. Il a survécu. "

Pour finir, ces phrases, terribles :
" Jamais  je n'accepterai que ce parasite, cette mauvaise graine ait  décidé, contre mon gré, de vivre, de grandir et d'anéantir le travail acharné que je mène sur mon corps : ma seule réussite. Je me sens faible. Dépossédée. "

Ne cherchez aucune lueur d'espoir dans ce livre. C'est noir, sinistre et glaçant.

42823900 p[1]   
Ce livre fait parti de ma PAL.
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 16:10
Grand-père

Ce livre est encore un récit. Il est écrit par Marina Picasso qui est la petite fille du grand peintre Picasso. Son enfance a été désastreuse et toxique. J'ai été un peu partagée en lisant ce livre, je pense qu'il fait partie de la catégorie des livres qui font plus de bien à l'auteur qu'au lecteur. Ce qui m'a un peu déplu c'est qu'avec ces pages on a un peu l'impression de passer du côté des voyeurs. Comme si vous étiez là, à regarder par le trou de la serrure, quelque chose qui ne vous regarde en rien. Il y a là l'amertume et la colère qui dérange et d'un autre côté il y a l'admiration pour Marina qui s'en sort d'une très belle façon. En effet j'ai trouvé la fin de cet ouvrage lumineuse et positive.
En préface une phrase de Picasso qui est une très bonne introduction pour la suite du livre :

" Pour faire une colombe il faut d'abord lui tordre le cou."

Premières lignes :
" On ne s'évade pas de Picasso. Je le sais. Je n'y suis jamais parvenue mais, à l'instant où tout à basculé, je l'ignorais encore."

Le livre commence par Marina adulte, qui craque un après-midi, alors qu'elle est au volant de sa voiture pour accompagner ses enfants à l'école. Elle a un malaise, suffoque, étouffe et stoppe sa voiture au beau milieu de la circulation. Au bout d'une demi-heure d'angoisse et de terreur elle parvient à se garer et a appeler à l'aide.
A partir de ce moment là elle comprend qu'elle ne s'en sortira pas seule et prend la décision de consulter, de voir un psy.
Son analyse durera quatorze ans...
Quatorze longues années où elle se battra contre ses démons et son mal être.

"Quatorze ans à me perdre dans mes larmes, à m'évanouir, à hurler, à me tordre de douleur, à remonter goutte à goutte le fil du temps, à revivre ce qui m'a détruite, à taire, à balbutier puis à exprimer tout ce que la petite fille puis l'adolescente avait été au plus profond d'elle-même... Ce qui l'avait rongée.
Quatorze ans de malheur pour tant d'années de disgrâce.
A cause de Picasso. "

Bien sûr on peux y lire de la haine et y voir un règlement de compte nauséabond mais ce n'est pas cela du tout. La suite vous le dira.
Et le livre tout entier tourne, finalement, autour de cette question là, qui me semble tout à fait pertinente :

" Les créateurs ont-ils le droit d'engloutir et de désespérer tout ceux qui les approchent ? Leur quête d'absolu doit-elle passer par une implacable volonté de puissance ? Leur oeuvre, fût-elle lumineuse, mérite-t-elle un aussi grand sacrifice de vies humaines ?"

Je trouve qu'elle pose là les bonnes questions... Et qui pourrait être, il me semble, relatives aux artistes en général.
D'autres diront aussi ; encore un livre sur la pauvre petite fille riche ! Et bien pas du tout. Marina Picasso et son frère ont vécu leur enfance dans la pauvreté, aussi incroyable que cela puisse paraître :

" Les jours après les jours, les semaines après les semaines, les mois après les mois... et toujours les vaches maigres. Faire attention à tout.
- Pablito, prends soin de tes vêtements, Marina, n'abîme pas tes chaussures. Pour le dessert, une banane pour deux.
Les repas irréguliers, les tartines sans beurre trempées dans le lait chaud, les oeufs brouillés à la pulpe de tomate, les pâtes sauce misère, le riz des sans-le-sou."

Le livre continue donc sur les souvenirs d'enfance de Marina.
Leur père, le fils de Picasso doit mendier pour avoir le droit de voir "le maître" :

" Mon père sonne à la grille. J'ai peur comme à chaque fois. Un bruit de pas, une clef que l'on tourne dans la serrure, et apparaît, dans l'entrebâillement d'un des vantaux de la grille, le concierge de "la californie", un viel Italien usé par l'âge et par la servitude. Il nous jauge du regard et dit à mon père ;
- Monsieur Paul, vous aviez rendez-vous à cette heure ?
- Oui, bredouille mon père.
Il a laché ma main pour que je ne sente pas à quel point la paume de la sienne est devenue moite.
- C'est bien, répond le vieux concierge, je vais voir si le maître peut vous recevoir."

Une enfance douloureuse pour Marina et son frère :

"Dès le départ, nos biberons ne contenaient pas du lait mais un venin que l'on nous distillait chaque jour davantage : celui de Picasso, de la puissance de Picasso, celui d'un surhomme qui pouvait tout se permettre et nous écrasait tous, celui de ce génie dont nous étions les otages. Comment se construire à travers de telles images ? Comment se sentir sereins devant un grand-père qui occupe tout l'espace ? Devant un père qui baisse l'échine ? Devant une mère qui, tout à l'heure, lorsque nous rentrerons, nous harcelera de  questions sur la "visite du siècle" à laquelle, bien sûr, "personne n'a voulu la convier" ?

Marina, parlant de son père :

"Aujourd'hui, je devine ses affres lorsqu'il venait affronter mon grand-père. Lui qui avait été adulé et choyé aux jeunes heures de sa vie, ne représentait plus grand-chose aux yeux de Picasso. Qu'était devenu "l'Arlequin" qui avait posé pour lui dans son costume en losanges jaunes et bleus, une ruche de tulle autour du cou ? Les inconditionnels de Picasso ont-ils remarqué à quel point cet "Arlequin" est triste sur la toile ? A quel point son regard mendie un peu d'amour ? A quel point, à l'époque, il savait qu'il ne devait pas grandir ?" 

 Picasso - Paul en arlequin[1] " Paul en Arlequin" Picasso

La seule à leur offrir l'affection dont ils ont besoin, Marina et Pablito, c'est leur grand-mère Olga. Une femme pour qui Marina a beaucoup de respect :

" Ma grand-mère Olga reste pour moi l'idéal des grand-mères, une sorte de magicienne qui avait le don d'aplanir toutes les difficultés, d'apprivoiser les démons de ma mère, de rehausser l'image de mon père, de nous apporter l'harmonie et le calme. Nous aimions le parfum de son eau de toilette, son accent mélodieux, ses gestes élégants, ses yeux pleins de caresses et son respect des autres. "
1917-1927-ballerina-Olga-Khokhlova--1891-1955--02-2-.jpg Olga peinte par Picasso

Quelle opinion avoir de Picasso quand il est votre grand-père et qu'il ne vous voit pas...

" - Monseigneur ne veut pas qu'on l'ennuie.
Tête basse, nous rebroussions chemin. Grand-père appartenait aux autres. Il n'était pas pour nous.
Nous n'arrivions pas à comprendre pourquoi tant de gens l'admiraient. A t-on le droit d'admirer une personne qui refuse sa porte à des enfants ?"

Marina et Pablito grandissent. Pablito et elle sont très proches l'un de l'autre !  Mais Pablito devient fugueur et cela se renouvele de plus en plus.

" Avec l'analyse, j'ai compris bien plus tard, hélas bien trop tard, qu'il n'avait plus d'espoir. Incapable de mettre des mots sur sa souffrance, il avait besoin de sortir du carcan de cette souffrance. Marcher à l'infini, dormir dans le creux d'un rocher, repartir au hasard des chemins le déchargeait du fardeau du réel. La recherche du vide. Le désir d'un ailleurs impalpable. "

Heureusement Marina s'accroche, elle a un but. Elle veux faire sa médecine et devenir pédiatre.

" Après une analyse, les voies que l'on a choisies cessent d'être impénétrables.
Ce n'est pas un hasard si j'ai fait ce travail. Ce n'est pas un hasard si l'on part au Viêt-nam aider des enfants en détresse."

Dimanche 8 avril 1973 : la mort de Picasso. C'est à la radio que Marina et Pablito apprennent la mort de Picasso. Ils n'ont pas revu leur grand-père depuis bien longtemps. Pablito se précipite pour voir le corps de son grand-père et lui dire adieu. Jacqueline, la dernière compagne de Picasso a donnée des ordres et on lui refuse l'entrée.
Quelques jours plus tard Pablito se suicide à l'eau de javel.
Il mourra le 12 Juillet après avoir agonisé trois longs mois.
Sa sépulture sera payé par l'argent collecté par des étudiants, ses amis du cours Chateaubriand...
La mère de Marina a ces mots, terribles :

" - Il n'y a pas de justice. C'est toi qui aurais dû mourir. "
 
L'ironie de la situation voudra que c'est Marina qui hérite de Picasso une fortune.

Les dernières pages du livre se termine pourtant d'une manière optimiste. Marina s'en sortira  d'abord grâce à son analyse. Et elle puise sa force avec ses enfants, deux naturels et trois adoptés. Même sa colère envers Pablo Picasso s'apaisera :

" Muré dans son oeuvre, il avait perdu tout contact avec la réalité et s'était replié dans un monde intérieur impénétrable. Cette oeuvre était son seul langage, sa seule vision du monde.../...
Lui qui a traversé son siècle ne vivait pas comme ses contemporains. D'ailleurs, il ne les voyait pas. La vie n'était pour lui qu'un carnet de dessins, un livre d'images "croquées" au fil de sa fulgurante créativité.../... 
Qui étions nous pour prétendre violer l'arène  dans laquelle il combattait.../...
A la fin de sa vie, pour rester seul et créer avec ses dernières forces, il avait rejeté tout le monde. Nous en faisions partie. "
 
Ce qui importe, finalement, c'est ce qu'elle fera de l'héritage de Picasso, comme pour l'alléger...
L' argent servira à construire une fondation au Viêt-nam, elle fera batir un village qui accueillera des enfants dévaforisés, c'est là qu'elle y adoptera ses trois derniers enfants.

Son action ne s'arrête pas là, elle fait creuser des puits, s'occupe des retraités et des anciens combattants et fait percevoir des bourses à deux cents étudiants. Elle fait restaurer des hopitaux, ect...
Au final, devient une femme formidable...

                                                                   Image manquante
Grand-père
Marina Picasso
Editions Denoel et Folio

42823900 p[1]
    Ce livre fait parti de ma PAL



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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 22:09

9782742788361[1]    Sortie poche  Babel Actes Sud prévue en Janvier 2010 

Portrait de Alice FerneyAlice Ferney.

Un livre que j'ai lue en 2008 que je vous recommande vivement. C'est un livre que je relirais avec plaisir. J'ai ressortie mon carnet 2008 et je lui avais donné la note de 8/10. 
J'ai déjà beaucoup lue Alice Ferney et je n'ai jamais été déçue. 
C'est un mode très romanesque mais d'une écriture parfaite, un peu désuet, presque trop onctueuse. L'auteur assène quelques vérités sur le couple et la vie conjugale. Bon, il faut être attentive, ne pas s'éparpiller dans sa lecture. 
Une femme, Elsa, regarde le même film depuis plusieurs soirs. Elle attend le retour de son mari et elle doute après une dispute et une phrase qu'il a prononcé, une phrase net et tranchante : 
" Demain soir et les soirs suivants prépare toi à dormir seule je ne rentrerais pas " 

Ce film c'est : " Chaines conjugales " un film existant dans la réalité. Un film de Joseph L. Mankiewicz des années 1949.

Alice Ferney alterne donc sur Elsa qui visionne le film et qui attend et d'autre part elle décrit le film, plan par plan, dialogues par dialogues. C'est les chapitres du livre que j'ai préférées. J'ai trouvée très émouvantes ces histoires de femmes et de couples. L'auteur leur redonne vraiment une autre vie, en dehors du film. 
Cela m'a vraiment donné envie de voir ce film et je l'ai déjà regardée plusieurs fois. Je l'ai beaucoup appréciée aussi.


chaines_conjugales-1-.jpg    

letter-to-three-wivesPDVD 009new[1]  

Je vous conseille donc à la fois le livre et le film. 

Paradis Conjugal
Alice Ferney
Editions Actes Sud ou Babel

et 

Chaines conjugales
de Joseph L. Mankiewicz

Rajout : Comme Marie L. link me l'a fait remarquer ce livre fait partie du challenge de fashion  link :
" lunettes noires sur pages blanches" dont voici le très joli logo :
logolunettesnoires.jpg
Voilà, donc celui là, c'est fait !!!
                                                                                 
       

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 10:46

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P1090575
P1090571
P1090576
Photos : moi

Promenade dans la poudreuse,
Descentes en luge,
Joues rouges et nez de lutin,
Eclats de rires et bonheur. 
Retour au chaud,
Cheminée qui ronronne,
enfants en pyjama,
vêtements qui sèchent,
Thé et chocolat brûlant !!! 

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 17:12


Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom
        Scoop : Le nouveau de Barbara Constantine en Janvier 2010

Mot de l'éditeur :
Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home déglingué avec Joss, sa mère (plûtot jeune : elle l'a eu à treize ans et demi). Comme Joss aime beaucoup sortir tard, tomber amoureuse et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent tout seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va dans les potagers de ses voisins, pique les carottes, leurs pommes de terre... Mais comme il a très peur de se faire prendre et d'être envoyé à la Ddass (c'est Joss qui lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention, efface soigneusement les traces de son passage, replante derrière lui, brouille les pistes. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), couchée par terre au milieu de ses choux, en train de pleurer, toute seule, sans pouvoir se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom, (petit homme) n'était pas passé par là...

Tom petit Tom tout petit homme Tom
Barbara Constantine
Editions Calmann-Levy                  Nina l'a lue et l'a aimée : link
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Les âmes soeursLe mot de l'éditeur :
" Rien ne doit gâcher la journée qui s'ouvre, telle une fleur fragile et rare. Le temps s'écoule seconde après seconde et il devient précieux. 9 heures 05." 

Ce matin-là, Emmanuelle a décidé de tout envoyer promener : enfants, mari, travail… et de prendre sa journée. Pour elle, pour vivre quelques heures de liberté absolue. Et pour lire le roman qu’elle vient de commencer et que nous découvrons avec elle : la confession d’une photographe, une passion fulgurante, des images de guerre.

Elle marche dans Paris, obsédée par cette femme qu’elle ne connaît pas mais qui touche en elle ce qu’elle a de plus intime, des peines assourdies et des amours non vécues. Son errance se double alors d’un voyage intérieur à travers les fragments d’un passé soudainement libéré.

Après le succès de son premier roman, En retard pour la guerre, adapté au cinéma sous le titre Ultimatum, Valérie Zenatti s’impose ici en romancière à l’écriture vive et subtile.

Traductrice d’Aharon Appelfeld, Valérie Zenatti est aussi auteur de livres pour la jeunesse, dont Une bouteille dans la mer de Gaza.

Les âmes soeurs
Valérie Zenatti
Editions de l'Olivier                Clarabel l'a déjà lue là
:
link
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L'absence d'oiseaux d'eau
Mot de l'éditeur

Ce roman était à l'origine un échange de lettres avec un autre écrivain. Emmanuelle Pagano et lui se l'étaient représenté comme une œuvre de fiction qu'ils construiraient chaque jour, à deux, et dans laquelle ils inventeraient qu'ils s'aimaient. Évidemment, ils ne savaient pas jusqu'où le pouvoir du roman les amènerait . Ils ne connaissaient pas la fin de l'histoire.

Il est sorti de sa vie brutalement, abandonnant ce texte en cours d'écriture.

En partant, il a repris ses lettres.

Il y a donc des vides, des ellipses cruelles dans ce roman, des ellipses dans lesquelles il faut imaginer ces lettres, qu'il publiera peut-être un jour, une autre fois, ailleurs, séparément. Ces ellipses sont un des éléments dramatiques important : par elles s'insinue le doute sur la réciprocité et puis la douleur du silence qui peu à peu s'installe.


L'absence d'oiseaux d'eau
Emmanuelle Pagano
Editions P.O.L.                      

                                                           Antigone l'a lue et c'est un coup de coeur : link

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Le premier amour Mot de l'éditeur
Cette histoire d'amour s'ouvre étrangement : une femme, qui prépare un charmant dîner pour fêter son anniversaire de mariage, descend dans sa cave pour y chercher une bouteille de vin. Celle-ci est enveloppée dans un vieux journal où figure une petite annonce - qu'elle lit. Aussitôt, elle remonte chez elle, éteint son four, prend sa voiture, et s'en va…
Qu'y avait-il donc dans cette petite annonce ? Pourquoi cette fuite ? On l'apprendra au fil du roman, un très beau et très poignant roman où les saveurs de l'enfance se mêlent au désarroi des adultes… L'héroïne de ce livre arrivera bientôt à Gênes, en Italie. Dans une belle maison, l'attend une femme - et un homme qui, semble-t-il, a perdu la mémoire. A moins qu'il ait choisi de seulement se taire…
Flash-back : cet homme (très beau, très poétique) a été, longtemps avant, le " premier amour " de la narratrice. Puis, à la suite d'un épisode qui ne sera révélé qu'à la fin, il a choisi de devenir amnésique. Son épouse, soucieuse de raviver sa mémoire morte, et sachant qu'il avait aimé la narratrice, a fait publier cette petite annonce destinée à confronter son époux à un cher souvenir d'enfance. Cette ruse suffira-t-elle ? Et pourquoi cet homme, béni par la vie, a-t-il ainsi choisi de se murer en lui-même ?
Dans ce roman, tissé de passé, et dont l'intrigue est haletante, Véronique Olmi brasse la plupart des thèmes qui lui sont chers : l'amour, la folie, les chansons, la fidélité des sentiments, l'ineffaçable empreinte des premiers émois. Elle atteint, avec ce livre, le sommet de son art romanesque

Le premier amour
Véronique Olmi
Editions Grasset
                                       La lecture de Clarabel :link
                                       Celle d'Antigone qui n'est pas convaincue : link
                                   
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Le reste est silence Mot de l'éditeur :

Tommy a douze ans, et une maladie cardiaque qui lui interdit les jeux turbulents des garçons de son âge. Caché sous une table, il s’amuse à enregistrer sur son Mp3 le joyeux verbiage d’un banquet nuptial. Et voilà que l’on parle de sa mère, brutalement disparue dix ans plus tôt. Une brèche s’ouvre dans les secrets si bien gardés d’une famille recomposée, comme il en existe tant.
La vie que tous croyaient ordonnée et paisible dérape, et les liens se distendent à mesure que l’histoire se tisse. Dans les non-dits de l’autre, chacun cherche sa propre vérité. L’enfant découvre à travers la mort violente de sa mère l’improbable “faute” de la judéité. Le père voit se raviver l’abyssale impuissance à protéger ceux qu’il aime. Et la belle-mère d’affronter une fragilité qui lui vient de l’enfance, une incapacité d’aimer et d’être aimée.
Le reste est silence explore avec grâce la part d’ombre de chacun – cet infime espace intime auquel même l’amour ne peut donner accès – pour rappeler que c’est l’addition de toutes ces blessures qui constitue la pierre angulaire de l’édifice familial.

Carla Guelfenbein est née en 1959 à Santiago du Chili. Exilée en Angleterre après le coup d’Etat de Pinochet, elle y étudie la biologie, puis le dessin. De retour au Chili, elle travaille dans des agences de publicité. Le reste est silence est son troisième roman, en cours de traduction dans une dizaine de langues. Actes Sud a publié en 2007 Ma femme de ta vie (Babel n° 963).

Le reste est silence
Carla Guelfenbein
Editions Actes Sud              Clarabel en a déjà parlé là
:
link
                                                        Bellesahi l'a lue aussi et l'a aimée : link
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Un cri pour deux Le mot de l'éditeur :
"Celui là, il crie pour deux ! Lorsque ma mère entend cette réflexion d’une infirmière au sortir de l’anesthésie, mon destin est scellé. Ma jumelle est morte, et je resterai à jamais seul dans le double berceau qui a été prévu. Ainsi dès que je commence à respirer suis-je investi d’un devoir dont je comprends inconsciemment l’importance : être à la fois moi et quelqu’un d’autre, crier pour deux, parler pour deux, vivre pour deux."

Au fil d’un roman intimiste bouleversant, Joël Schmidt imagine l’histoire d’un amour absolu autant qu’improbable. Un frère séparé de sa sœur à la naissance croit reconnaître, des années plus tard, celle qu’il n’a pas eu le temps de découvrir et d’aimer. Attiré par cette femme à la fois inconnue et familière, il va tout faire pour la rejoindre et réparer la déchirure originelle qui a brisé son existence.
Dans la grande tradition romantique, un récit troublant, hanté par la quête d’infini.

Un cri pour deux
Joël Schmitt
Editions Albin Michel
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Un jeune garçon Le mot de l'éditeur : 
Une photo montre un jeune garçon : il est souriant et très beau ; la vie l’épargne encore. Le document n’est pas récent. La sœur du jeune garçon naît l’année de la photo, elle n’a jamais connu cette douceur. De ce frère aîné elle a subi les accès de colère et d’égoïsme, la fréquentation quotidienne des drogues douces puis dures qui l’ont vieilli prématurément, ravageant sa dentition et son visage, les séjours en prison. Elle a connu un être imprévisible et charmeur, magnétique et manipulateur, qui distilla, dans une famille vivant en huis clos, sa douloureuse violence.
Elle a terriblement souffert de ne pouvoir lutter ; elle n’a pourtant jamais rompu le lien, au fil des années, rattrapant les mauvais coups du frère, l’accompagnant jusqu’au dernier hôpital. Lorsqu’il est parti, il lui a semblé qu’elle pouvait souffler. Respirer, avec culpabilité.
Longtemps la colère fut une protection. Une colère fortement, longuement rentrée. Une colère qui est une douleur gardée pour soi. Jusqu’au jour où elle a cherché à retrouver le visage de l’enfance, le sien, celui d’un être disparu, sinon pour lui pardonner, du moins faire la paix à travers l’écriture.

Un jeune garçon
Catherine Vigourt
Editions Stock

Je crois que c'est tout !!!!!!
Alors, à votre avis, pour lesquelles je vais craquer ????

Je mets au défi, toutes celles qui me lisent avec régularité, de trouver !!!
(en sachant que j'en choisirais au moins 3 ou 4)

Et je tague : Aifelle, Antigone, l'Insatiable lectrice, Bel Gazou, Allie, Dominique, Leiloona, Clarabel, Bellesahi, George, Pascale, Laila, Sylvie, Mélopéé et Gio... et toutes celles qui en auront envie, de faire comme moi : faire un billet sur ce qui les tentes dans toutes les nouveautés !!!

George est la première à répondre à mon TAG et c'est ici :  link
Pascale est la seconde et en plus, elle en a fait un jeu avec un lot à gagner, c'est ici : link 

Laila a jouée le jeu, elle aussi et c'est ici : link
Leiloona a fait son billet et c'est ici : link
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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 12:57
A Mélie sans mélo           Sortie poche janvier 2010
                                       -----------------------------------

A l'occasion de sa sortie en poche, ce mois, je vous encourage vivement à lire ce livre.

Il fait parti de mes livres bonbons au miel. Ainsi que de mes coups de coeur 2008

C'est une belle douceur pour le début d'année.

C'est un livre d'une très grande tendresse. Un livre qui rend heureux. Un livre qui donne envie de croquer la vie à pleine dents et de se délecter des petites choses que le quotidien nous offre. Des pages qui nous ouvre les yeux sur l'essentiel, le sel et le ciment de la vie.

Cette grand mère, Mélie soixante douze ans, est une mamie formidable. Elle est resté une petite fille espiègle et pleine d'enthousiasme. Elle croque la vie à pleine bouchée et carbure à l'optimisme.
Sa petite fille, Clara, vient passer ses vacances chez elle et elle est bien décidée à lui faire passer le plus beau des étés et de lui offrir les plus beaux  des souvenirs.
Il y a une foule de personnages succulents qui gravitent autour d'elles.
Sa fille d'abord ; Fanette. Le copain de Clara, Antoine, orphelin de mère et qui est un petit garçon adorable. Et il y a Marcel, qui aura mis si longtemps à lui avouer son amour, à Mélie...
Mélie qui découvrira avoir encore du temps devant elle finalement.
Un livre que je relirait bien tout de suite. Comme le dit le résumé :

" Mélie, le mélo s'est pas son truc."

Et ça va se confirmer ! Quel bel été elles passent, Clara et sa mamie...
Un été magnifique !
Elles regardent pendant plusieurs heures pousser les bambous, ou une araignée tisser sa toile dans le jardin...
Elles s'installent sur des chaises longues pour admirer le ciel et écouter la traviata, Bénabar, Grand corps malade..

" Elles se sont installées dans des fauteuils, avec de quoi manger, boire, et écouter la Traviata en entier. Mélie adore la Callas. Pour regarder pousser les bambous, c'est pas mal, l'opéra... Il y a juste que, des fois, pour mieux écouter, on ferme les yeux. ET là, c'est possible que ce soit pile le moment où il se passe des choses... "
 
Elles font du vélo :

" C'est l'été, l'air est lourd comme du sirop et la route sent le goudron. "
 
D'autres extraits :

" L'orage a fini par s'apaiser, et elles sont sorties toutes les deux, avec leurs bottes et leurs cirés. Plus d'éclairs, plus de tonnerre, juste la pluie, qui continuait de tomber. Bien dru.
Elles ont chanté la chanson de Nougaro :

           La pluie fait des cla-quet-tes
           Sur le trottoir, à mi-nuit
           Parfois je m'y a-rrê-te
           Je l'admi-re
           J'applaudis   

Et puis surtout, la fin de la chanson, que Clara adore brailler, en menaçant le ciel du poing, comme une boxeuse :

           Salut ! Pourquoi tu pleures ?
           Parce que je t'aim-e, sale eau !
( " La pluie fait des claquettes" paroles de Claude Nougaro, musique de Maurice Vander et Nougaro. ) "       

Ce n'est que du bonheur ce livre.
Un bonheur simple et chaleureux comme du bon pain.
Un livre qui donne envie d'aimer les jours comme ils viennent, fort, fort !
Un délice !!!

A Mélie sans mélo              A mélie, sans mélo
                                         Barbara Constantine

                                         Editions Calmann-lévy              

                                     ou Le livre de poche

coeur[1]
                    Coup de coeur 2008
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l'or des chambres - dans Littérature
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  • Le blog de l'or
  • : Je suis une jeune femme passionnée de littérature... Mon blog sera surtout un concentré de ma plus grande passion : la lecture... Il y aura aussi quelques touches de peintures, de cinéma, de musiques et un peu de ma vie aussi... L'Or des Chambres pour un hommage à la très grande Françoise Lefèvre dont j'emprunte le titre d'un de ses livres.
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Challenges 2013

tour-du-monde-1

Le tour du monde en 8 ans

 

Challenge Irlande : illimité !!

 

Fin : 31 Juillet 2013

 

objectif-pal-001[1]

Objectif PAL Noire by L'Or et George ; illimité

 

http://img15.hostingpics.net/pics/279733ILEDESERTE2.jpg

Fin : 01 Août 2013 (ou plus)

 

   

Fin : 30 septembre 2013

 

Fin : 30 juin 2013

 

Il viaggio

Fin : 31 Octobre 2013

 

Fin : Décembre 2013 (prolongation) 

 

Challenge littéraire

Repris par Anne 

Fin 31 décembre 2013     

 

Liste des participants

Fin : novembre 2013  

 

challenge gilmore girls 2013

Repris par Touloulou

Date de fin : 08 octobre 2014 

 

challengeQuatreSaisons    

Prolongation jusqu'au 21 décembre 2013

 

dc3a9fi_scandinavie_blanche

            3/5 Ici et  et

Fin : 31 décembre 2013 Repris par Lystig 

 

Fin : 28 Juillet 2013

 

logonaturewriting1 

-/5

Fin : décembre 2012 (Folfaerie m'a donné une prolongation pour cette année, merci à elle !!)

 

  Challenge Colette

-/3

Fin : 23 Septembre 2013 (Prolongation) 

 

Ici, et là 

3/3

Fin : 21 Juin 2013

 

Femmes du mondel ogo  

Cent ans Wassmo

La terre fredonne en si bémo l- Strachan

Les femmes du braconnier - Pujade Renaud

Fin : décembre 2012 (renouvelable)    

 

2/10 Re-Prolongation du challenge :

Fin : 05 avril 2014  

 

Prolongation du challenge

Fin : 30 septembre 2013    

Index auteurs


Agus Milena - Battement d'ailes

Ahern Cecelia - Un cadeau du ciel

Beckett Bernard - Genesis

Benameur Jeanne - Les insurrections singulières

Bertholon Delphine - L'effet Larsen

Brisac Geneviève - 52 ou la seconde vie

Cabasson Armand - La reine des mots

 Calvetti Paola -L'amour secret

Chabrol Caroline - Sous les cahiers, la mort

Cohen Welgryn Myriam - Mères - Myriam Cohen Welgryn
Constantine Barbara - A mélie, sans mélo

Delaflotte Mehdevi Anne - Fugue

Dickens Charles - Un chant de Noël
Divakaruni Chitra Banerjee -Ma soeur, mon amour

Donovan Gérard -Julius Winsome

Estibal Sylvain - Le dernier vol de Lancaster
Ferney Alice - Paradis conjugal
Giraudeau Bernard - Cher amour

Girerd Jacques Rémy, Benoît Chieux - L'enfant au grelot  (album enfant)
Glass Julia - Jours de juin

Guelfenbein Carla - Le reste est silence

Haasse Hella S. -La source cachée
Hannah Kristin - La magie du bonheur

Henrichs Bertina -La joueuse d'échecs 

Herry Jeanne - 80 étés

Hobbie Holly - Juste à temps pour Noël - Holly Hobbie (album enfant) 
Holder Eric - Mademoiselle Chambon

Kamimura Kazuo - Lorsque nous vivions ensemble 1
Kamimura Kazuo - Lorsque nous vivions ensemble 2

Kingsolver Barbara - Un été prodigue

Kortepeter Paul et Susan Wheeler - Youpi, pas d'école  (album enfant)
Lemoine Annie - Les heures chaudes

Lethielleux Maud - Dis oui, Ninon
Levraud Murielle - Le soir autour des maisons 

Malte Marcus - Garden of love

Martinez Carole - Le coeur cousu

Matheson Richard - Je suis une légende

Mazurel Claire et Marie H. Henry - Demain c'est Noël (album enfant)
Mégnin Jean-Philippe - La voie marion

Meyer Stephenie - Les âmes vagabondes

Miller Rebecca - Les vies privées de Pippa Lee 

Moning Karen Marie - Fièvre noire

Mosse Kate - Les fantômes d'hiver

Picasso Marina - Grand-père
Rice Luanne - Les carillons du bonheur
Ryan Carrie -La forêt des damnés

Sampioro Dominique - La petite présence
Scholes Katherine - Les amants de la terre sauvage

Setterfield Diane - Le treizième conte
Sigurdardottir Steinnunn - Le Cheval Soleil
Tardieu Laurence - Comme un père

Vann David - Sukkwan Island   
Vigan Delphine De - No et moi

Woolf Virginia - Mrs Dalloway