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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 19:25

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Source

 

Ce blog se met en pause pour une petite quinzaine de jours.

Passez un très bel été !!!!

Et je vous souhaites de très très belles lectures !! 

 

" De l'autre côté, c'étaient les champs. D'abord un grand champ d'orge, dont les épis poilus vibrant dans la chaleur donnaient une impression de flou qui faisait me frotter les yeux. Au-delà, une route partait vers des fermes et des prairies fauchées, toutes jaunes. Quelques châtaigniers le long du ruban de goudron faisaient des taches noires dans le soleil.

J'ai contourné le champ pour rejoindre la route.
Je n'avais rien dans la tête. Rien d'autre que du soleil en flaques chaudes. Je ne trimbalais pas mes rêves, mes amis de fiction étaient restés dans leurs livres. Mon imagination faisait grève. Trop chaud.

J'ai bientôt atteint la route goudronnée qui montait vers les fermes. Je l'ai prise en marchant sur le bas-côté, d'une ombre d'arbre à une autre. La rivière ressortait par là, de sous un petit pont de pierre, minuscule comme un ornement de jardin japonais. Le long du ruisseau, des fleurs à longues tiges se penchaient, accablés. Les bruits du village avaient disparu, on n'entendait plus que les grillons. On aurait dit La Provence, tout un Sud à la Giono qui aurait migré là, emportant ses cigales. Des collines à perte de vue, le bruit des insectes, les fleurs, les abeilles autour. Mais avec du sapin au lieu de lavande pour parfumer l'air."

Extrait (p52) de : "Le premier été" d'Anne Percin Le premier été

A bientôt !!! 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 13:18

 

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Source

 

" Je savais qu'il s'agirait aussi d'un voyage littéraire, une histoire d'amour pour la mer, indissociable de l'amour des livres, et d'un voyage intellectuel, évoquant l'emprise qu'à "l'idée du surf" sur son imaginaire ; il y aurait là une tentative de mariage entre vie du corps et vie de l'esprit. Je me disais que n'importe qui pourrait s'identifier à cette femme, ou du moins, tous ceux qui connaissent l'insatisfaction de la vie dans une ville moderne où la nature est réduite à ces petits espaces verts nommés parcs, que Freud appelait "des réservoirs d'air frais", ou à ces espaces verts encore plus petits que sont nos jardins ; l'insatisfaction qu'on ressent à rouler dans des voitures climatisés, à travailler dans des bureaux climatisés et à se couper de tout ce qui nous lie à la sauvagerie sublime des élements. Le voyage qui ramène cette femme à l'eau, la redécouverte de cette partie de sa personnalité qu'elle avait remisée en même temps que sa planche de surf seraient aussi la redécouverte d'une côte qu'elle avait connue et aimée dans sa jeunesse, mais qui lui était devenue étrangère?

Cette femme, c'est moi, bien sûr."  

 

"Ce sentiment océanique" de Fiona Capp, extrait de l'avant-propos (P13)

 

Quelques mots sublimes dans lesquels je me retrouve tout à fait....

Très bon dimanche !

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 15:31

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Source

 

".../... Une fois dans l'eau, tous ces soucis disparaissent. La grande secousse de l'océan fait son oeuvre. Au moment de rentrer chez moi, je suis nettoyée, récurée comme un coquillage, intérieur et extérieur. Je sens l'eau de mer. Des grains de sel s'accrochent à mes cils et ma tête est miraculeusement vidée de toute l'électricité statique qu'elle hébergeait à l'aller. J'ai fait ce que j'avais besoin de faire. Je peux m'en retourner en ville, provisoirement satisfaite.../..."

 

".../... Loin de la mer, j'avais toujours l'impression de ne vivre qu'à moitié. Les vagues hantaient mes rêves. Je me voyais au bord de l'océan ou pataugeant dans quelques centimètres d'eau quand tout à coup, sans prévenir, une chaîne de montagnes surgissait de l'océan et s'avançait au ralenti vers la plage. Je me sentais aspirée, entraînée par les vagues qui me tiraient par les jambes alors que je tentais de regagner la plage avant que le premier mur d'eau ne s'écroule. Je me réveillais avant d'être engloutie mais, curieusement, je n'étais pas terrorisée. Comme après chaque rêve maritime, il me restait un peu d'espoir, un semblant d'envie.../..."

 

Ce sentiment océanique  P26 et P50 de : "Ce sentiment océanique" de Fiona Capp...

Je suis en pleine immersion dans ce texte qui me parle énormément...

Moi qui ressens le manque de la mer, de l'eau, comme l'agacement d'une toute petite épine dans ma chair et qui ne se fait jamais oublier...

Je ne peux que frémir et vibrer intensément à ces mots...

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 13:02
Y☮u have an electric smile Love is all we need
Untitled Facebook
 
" - Raconte moi encore, lança Della Lee dans l'obscurité au moment où Josey allait sombrer dans le sommeil.
- Il m'a embrassée.
- Non, dis-le comme tout à l'heure.
Josey sourit.
- C'était le meilleur premier baiser de toute l'histoire des premiers baisers. C'était doux comme du sucre. Et chaud, chaud comme une bonne tarte. Le monde entier s'est ouvert et j'ai basculé. Je ne savais plus où j'étais, mais je m'en moquais. Parce que la seule personne qui comptait était là, avec moi.
Il y eut un long silence. Josey était presque endormie lorsque Della Lee déclara :
- Je crois que le paradis, ce sera comme un premier baiser.
- J'espère, murmura Josey.
- Moi aussi."
 
Extrait de " La reine des délices" de Sarah Addison Allen, éditions Pocket, page 257
 
Très bon dimanche à vous...
 
 
 
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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 13:59

LOST IN DREAMS AND REALITY » ANGEL.GE - გილოცავთ ახალ წელს! {Video} How to Make Simple Fondant or Gum Paste Shapes (& Wintry New Years Cookies) | Sweetopia

Teenage Girl, Your Heart Is On Fire 500px / Photo "Wintery time" by Natalinka Górska

!@#$% Life and Times of RessBenn.

Source

 

" Lorsque Josey découvrit à son réveil ses fenêtres couvertes de givre, elle sourit. Enfin ! Il faisait assez froid pour porter de longs manteaux et des collants. Assez froid pour des écharpes et plusieurs couches de tee-shirts, comme un camouflage. Assez froid pour son cardigan rouge porte-bonheur, assurément doté d'un pouvoir magique. Elle adorait cette saison.../...

Elle s'approcha de la fenêtre. Tout le paysage était recouvert d'une délicate pellicule nacrée, tel le glaçage d'un gâteau, et de la fumée blanche s'élevait des cheminées dans la vallée au pied de la station de ski. Tout excitée, elle ouvrit la guillotine, mais le châssis se coinça à mi-parcours et elle dut finir de le remonter en tapant dessus avec la paume de la main. Lorsqu'elle réussit enfin à ouvrir, elle accueillit une rafale de cet air frais de début novembre qui allait mettre la ville en ébullition, dans l'attente des touristes que la neige ne manquait pas d'attirer dans ces hautes montagnes de Caroline du Nord.

Elle sortit la tête et inspira longuement. Si elle avait pu manger l'air glaçé, elle l'aurait fait. Elle trouvait que les vagues de froid ressemblaient à des cookies ou des biscuits au gingembre. Elle les imaginait tels de gros morceaux de chocolat blanc nappés d'une couche de vanille fraîche et croustillante."

 

La reine des délices, Sarah Addison Allen, extrait.

 

J'ai grand besoin de douceur et de tendresse pour ce mois de Janvier...

Pour mon grand bonheur, j'en trouve de belles tranches dans ce livre des délices...

A tous et à toutes un très bon dimanche...

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 12:45
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Nous nous connaissons déjà d'Anne Marie Garat (extrait)
".../... En cela semblable au lecteur qui, par l'expérience intime de la lecture invente au livre le sens illisible qu'il ne peut avoir que pour lui seul, le libère de l'infinité de ses autres lectures, du classement des bibliothèques comme des prescriptions ou des jugements, et reconnaît sa propre langue, sa voix dans celle de l'écrivain, ainsi écoutons-nous vraiment les invraisemblables histoires comme étant les nôtres, comme si quelqu'un marchait sur notre tombe.../..."
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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 15:55
Francine Van Hove - Liseuse
 
 
Retrouvée dans un de mes vieux agendas quelques phrases d'une lecture qui date de 2002 : "Colloque sentimental" de Julie Wolkensten.
 
" C'est lorsque j'ai commençé à écrire que j'ai vu pour la première fois cet empilement en moi : j'étais jeune à l'époque, mais j'avais déjà lu quasiment tout ce qui m'a faite. Il y a peu de lectures importante depuis"
 
" Je n'étais que la somme des livres que j'avais lus et aimés, ils s'étaient entassés, l'un sur l'autre, sans jamais écraser sous leurs poids nouveau leurs prédécesseurs.../... je n'échapperais pas de toute façon à cette humanité là faite de papier et d'encre.../... Depuis que j'ai arrêté d'écrire, je lis encore plus qu'avant"
 
" Je crois aux histoires comme si c'était une religion. Je crois qu'elles obeissent à des lois propres, qu'on peut leur faire confiance, qu'elles se fabriquent toutes seules, pour peu qu'en les laissant faire, ou plutôt qu'elles attendent toutes d'être écrites, qu'il n'y a qu'a les écouter, et j'aime ça."
 
 
Un billet chez Clochette et chez Sophie.
 
A bientôt, pour une reprise, cette fois, réelle et sérieuse !!!!!
A suivre pleins, pleins de billets lectures.
Une sélection de poches pour la rentrée.
Et un nouveau challenge (ou deux :0)
Bon week end
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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 15:40

J'ai nom sans bruit

 

 

Extrait de "J'ai nom sans bruit " d'Isabelle Jarry :

 

" J'ai toujours écrit des poèmes. Aussi loin que je puisse me souvenir, je me revois bataillant avec les pieds et les rimes, petite cela m'amusait beaucoup, j'étais assez systématique, poèmes  à trois vers,à quatre, à cinq, à six, rimes en on, en eille, en aire, je m'enivrais d'alexandrins, mais aussi d'octosyllabes, de décasyllables et même de monosyllabes. J'écrivais des sonnets, des rondeaux, des villanelles et quantité de choses qui n'ont pas de nom parce qu'elles ne répondent à aucune règle enregistrée.

J'ai voulu très tôt y consacrer ma vie. Ce que j'ai fait, durant les années de lycée, puis à l'université où je me suis penchée avec émerveillement sur de très vieux poètes, morts depuis des siècles. Je noircissais dans le même temps carnets et blocs avec entrain, mon inspiration se mélangeant à l'enthousiasme des premières découvertes. Non seulement je ne doutais de rien concernant la source où je puisais inlassablement et qui me paraissait intarissable, puisque les mots eux-mêmes servaient de réservoir, mais je ne me demandais pas non plus quel avenir était réservé aux poètes et à leur production. Me préoccuper de cela me semblait inutile et vain, voire complètement déplacé dans le mouvement que j'avais engagé, et qui dépassait largement les contingences matérielles de la vie quotidienne.

Je n'ai jamais eu l'intention de faire autre chose qu'écrire. Je niais farouchement la réalité qui veut que l'on doive gagner sa vie, travailler, avoir un métier. Je refusais d'en tenir compte, persuadée que l'on pouvait tenir à distance cette contrainte, pour peu qu'on en eût la ferme résolution. De la même façon, je ne voulais en aucun cas subir la tyrannie de l'argent et envisager l'existence sous l'angle unique d'un compte en banque à remplir. L'exercice de l'art et celui de la liberté sont en liance étroite et serrée, ils se pratiquent dans la même ascène et le même refus des aliénations de toutes sortes. Je ne me posais pas la question de savoir comment les choses se passeraient réellement, tout simplement parce que je ne concevais pas que le matériel puisse venir se mettre en travers de mon chemin. "

Isabelle Jarry

 

 

 

Vous êtes plusieurs dont la curiosité à été aiguisés par le titre d'Isabelle Jarry : "J'ai nom sans bruit ".  Voilà donc de quoi vous rassasier en attendant mon billet.

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 13:53


"Elle avait, en regardant passer les taxis, le sentiment d'être loin, loin, quelque part en mer, toute seule ; elle avait perpétuellement le sentiment qu'il était très, très dangereux de vivre, ne fût-ce qu'un seul jour. Elle n'avait pas pour autant le sentiment d'être particulièrement intelligente, ni d'avoir quoi que ce soit de spécial. Comment avait-elle pu faire son chemin dans la vie armée des seuls rudiments que lui avait inculqués Fraülein Daniels, elle se le demandait. Elle ne savait rien : pas de langues étrangères, pas d'histoire ; il lui arrivait rarement de lire un livre, si ce n'est des Mémoires, avant de s'endormir ; et pourtant, elle trouvait tout cela absolument fascinant ; les taxis qui passaient ; et elle refusait de dire de Peter, ou d'elle même, je suis ceci, je suis cela.
Son seul don, se disait-elle en poursuivant son chemin, c'était de connaître les gens par une sorte d'instinct, pour ainsi dire. Vous la mettiez dans une pièce avec quelqu'un, et elle faisait le gros dos, comme un chat ; ou alors elle ronronnait."



"Le hall d'entrée était frais comme un caveau. Mrs Dalloway porta la main à ses yeux. Lucy, la femme de chambre, referma la porte, et, en entendant le bruissement de ses jupes, Clarissa eut l'impression d'être une religieuse qui a quitté le monde et sent se refermer sur elle les voiles familiers et les antiennes de l'office traditionnels. La cuisinière sifflotait dans la cuisine. Elle entendit le cliquetis de la machine à écrire. C'était sa vie, et inclinant la tête vers la table du hall d'entrée, comme dans une attitude de soumission, elle se sentit bénie, purifiée, et se dit, tout en prenant le bloc-notes où était inscrit un message téléphoné, que des moments comme celui-ci sont des bourgeons sur l'arbre de la vie ; ce sont des fleurs de l'ombre, se dit-elle (comme si une rose ravissante s'était ouverte pour ses seuls yeux)"

Mrs. Dalloway

" La paix descendait sur elle, le calme, la sérénité, cependant que son aiguille, tirant doucement sur le fil de soie jusqu'à l'arrêt sans brutalité, rassemblait les plis verts et les rattachait, en souplesse, à la ceinture. C'est ainsi que par un jour d'été les vagues se ressemblent, basculent, et retombent ; se rassemblent et retombent ; et le monde entier semble dire : "Et voilà tout", avec une force sans cesse accrue, jusqu'au moment où le coeur lui même, lové dans le corps allongé au soleil sur la plage, finit par dire lui aussi : "Et voilà tout" Ne crains plus dit le coeur. Ne crains plus, dit le coeur, confiant son fardeau à quelque océan, qui soupire, prenant à son compte tous les chagrins du monde, et qui reprend son élan, rassemble, laisse retomber. Et seul le corps écoute l'abeille qui passe ; la vague qui se brise ; le chien qui aboie, au loin, qui aboie, aboie."

      

Septimus :
" Mais quand à lui, il restait perché sur son rocher, comme un marin naufragé. Je me suis penché par-dessus le bord du bateau, et je suis tombé, pensa-t-il. Je suis allé au fond de la mer. J'étais mort, et pourtant maintenant je suis vivant, mais laissez moi encore me reposer, supplia-t-il.../..."

" Car maintenant que tout était terminé, l'armistice signé, les morts enterrés, il avait, surtout le soir, de foudroyants accés de panique. Il ne ressentait rien.../...
.../... "Magnifique" murmurait Rezia, en donnant un petit coup de coude à Septimus pour qu'il regarde. Mais la beauté était derrière une vitre. Même ce qu'il goûtait (Rezia aimait les glaces, les chocolats, les sucreries) était pour lui insipide. Il reposait sa tasse sur le petit guéridon de marbre. Il regardait les gens dehors. Ils avaient l'air heureux, à se rassembler au milieu de la rue, à crier, à rire, à criailler pour des riens. Mais il ne goûtait rien, il ne ressentait rien. Dans le salon de thé, au milieu des tables et des serveurs jacassant, la panique le saisissait, il ne ressentait rien. Raisonner, cela il le pouvait. Il pouvait lire, Dante par exemple, sans difficulté
(" Septimus, sois gentil, pose ton livre" disait Rezia, en refermant doucement "l'Enfer"), il arrivait à compter son addition. Son cerveau était intact. Ce devait, par conséquent, être la faute du monde, s'il ne ressentait rien."

Et le dernier :
" Et il y a chez les gens une dignité ; une solitude ; même entre mari et femme, un abîme ; et c'est quelque chose qu'il faut respecter, se dit Clarissa, le regardant ouvrir la porte ; car on ne s'en séparerait pas soi-même, on ne l'enlèverait pas, contre son gré, à son mari, sans perdre son indépendance, sa dignité personnelle, choses qui, en fin de compte, sont sans prix."
 
      


    



















Virginia et Léonard Woolf

  

Virginia Woolf

Le bureau de Virginia Woolf, dans une construction en bois, attenant sa maison en Sussex dans lequel elle vivait avec son mari Léonard.

Je me rends compte, en relisant les passages que j'avais notés, qu'ils sont d'une fulgurance beauté. Et que je reprendrais certainement ce texte un jour.
C'est étrange mais c'est plus par petits morceaux que pour l'intégralité du roman, que j'ai aimé l'écriture de Virginia.

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 13:31
La source cachée


" Recommencer. Recommencer ailleurs. Prendre congé de Rina, dire adieu au monde dans lequel j'ai vécu jusqu'ici. Etre libre, et me prouver à moi-même que je suis digne de cette liberté . Etre seul, dans la solitude que j'ai moi-même choisie, qui est un bouillon de culture pour les forces de l'âme. Croître, mûrir, et porter des fruits. M'arracher à cette existence dans laquelle la partie vitale de mon être dépérit de jour en jour. J'aime mon métier, il me passionne, mais ce travail, cette étude ne sont pas l'alpha et l'oméga de mon désir ; en moi s'étend une vaste terre en friche prête à être exploitée. Ce qui m'a manqué jusqu'ici c'était le courage de franchir le pas. Je pense trop, je tue chaque impulsion à force de peser le pour et le contre. Comment sais-je, au fond, que je ne peux pas faire ce que je voudrais pouvoir faire ? D'innombrables fois, j'ai en effet créé des mondes, dans mon imagination, et dans ces mondes, placé des créatures dont les conflits intérieurs et les rapports mutuels peuvent s'assembler et former un tout équilibré, comme les pierres d'une voûte soigneusement conçue. J'ose dire que je maîtrise la construction, cette cohérence intérieure de l'essentiel et de l'irréel. Mais jusqu'ici, j'ai douté de ma capacité à convertir en mots ces mondes imaginaires. J'étais convaincue qu'il me manquait la maîtrise de la langue.
Le crépuscule bleu du milieu de l'été possède un singulier pouvoir de persuasion. Avec la fraîcheur, le vent du soir m'apporte le lointain écho d'une voix insistante, passionnée, suggestive. Je n'ai pas eu le courage d'engager la lutte : la lutte pour la créativité qui est en même temps une luttte contre le mensonge actif et la contrevérité intérieure passive. "


Ce texte parle d'une très belle façon de la créativité.
De ce que écrire veut dire.
De ce qui nous freine.
De nos désirs que l'on a n'a pas sû concrétiser.
De notre liberté à faire ce dont nous avons vraiment envie.

Bon, je vous rassure, ce sera le dernier extrait de ce roman.
Bon dimanche à vous.

Billet sur "La source cachée" ici
Autres extraits "La source cachée" ici
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  • Le blog de l'or
  • : Je suis une jeune femme passionnée de littérature... Mon blog sera surtout un concentré de ma plus grande passion : la lecture... Il y aura aussi quelques touches de peintures, de cinéma, de musiques et un peu de ma vie aussi... L'Or des Chambres pour un hommage à la très grande Françoise Lefèvre dont j'emprunte le titre d'un de ses livres.
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Challenges 2013

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Le tour du monde en 8 ans

 

Challenge Irlande : illimité !!

 

Fin : 31 Juillet 2013

 

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Objectif PAL Noire by L'Or et George ; illimité

 

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Fin : 01 Août 2013 (ou plus)

 

   

Fin : 30 septembre 2013

 

Fin : 30 juin 2013

 

Il viaggio

Fin : 31 Octobre 2013

 

Fin : Décembre 2013 (prolongation) 

 

Challenge littéraire

Repris par Anne 

Fin 31 décembre 2013     

 

Liste des participants

Fin : novembre 2013  

 

challenge gilmore girls 2013

Repris par Touloulou

Date de fin : 08 octobre 2014 

 

challengeQuatreSaisons    

Prolongation jusqu'au 21 décembre 2013

 

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            3/5 Ici et  et

Fin : 31 décembre 2013 Repris par Lystig 

 

Fin : 28 Juillet 2013

 

logonaturewriting1 

-/5

Fin : décembre 2012 (Folfaerie m'a donné une prolongation pour cette année, merci à elle !!)

 

  Challenge Colette

-/3

Fin : 23 Septembre 2013 (Prolongation) 

 

Ici, et là 

3/3

Fin : 21 Juin 2013

 

Femmes du mondel ogo  

Cent ans Wassmo

La terre fredonne en si bémo l- Strachan

Les femmes du braconnier - Pujade Renaud

Fin : décembre 2012 (renouvelable)    

 

2/10 Re-Prolongation du challenge :

Fin : 05 avril 2014  

 

Prolongation du challenge

Fin : 30 septembre 2013    

Index auteurs


Agus Milena - Battement d'ailes

Ahern Cecelia - Un cadeau du ciel

Beckett Bernard - Genesis

Benameur Jeanne - Les insurrections singulières

Bertholon Delphine - L'effet Larsen

Brisac Geneviève - 52 ou la seconde vie

Cabasson Armand - La reine des mots

 Calvetti Paola -L'amour secret

Chabrol Caroline - Sous les cahiers, la mort

Cohen Welgryn Myriam - Mères - Myriam Cohen Welgryn
Constantine Barbara - A mélie, sans mélo

Delaflotte Mehdevi Anne - Fugue

Dickens Charles - Un chant de Noël
Divakaruni Chitra Banerjee -Ma soeur, mon amour

Donovan Gérard -Julius Winsome

Estibal Sylvain - Le dernier vol de Lancaster
Ferney Alice - Paradis conjugal
Giraudeau Bernard - Cher amour

Girerd Jacques Rémy, Benoît Chieux - L'enfant au grelot  (album enfant)
Glass Julia - Jours de juin

Guelfenbein Carla - Le reste est silence

Haasse Hella S. -La source cachée
Hannah Kristin - La magie du bonheur

Henrichs Bertina -La joueuse d'échecs 

Herry Jeanne - 80 étés

Hobbie Holly - Juste à temps pour Noël - Holly Hobbie (album enfant) 
Holder Eric - Mademoiselle Chambon

Kamimura Kazuo - Lorsque nous vivions ensemble 1
Kamimura Kazuo - Lorsque nous vivions ensemble 2

Kingsolver Barbara - Un été prodigue

Kortepeter Paul et Susan Wheeler - Youpi, pas d'école  (album enfant)
Lemoine Annie - Les heures chaudes

Lethielleux Maud - Dis oui, Ninon
Levraud Murielle - Le soir autour des maisons 

Malte Marcus - Garden of love

Martinez Carole - Le coeur cousu

Matheson Richard - Je suis une légende

Mazurel Claire et Marie H. Henry - Demain c'est Noël (album enfant)
Mégnin Jean-Philippe - La voie marion

Meyer Stephenie - Les âmes vagabondes

Miller Rebecca - Les vies privées de Pippa Lee 

Moning Karen Marie - Fièvre noire

Mosse Kate - Les fantômes d'hiver

Picasso Marina - Grand-père
Rice Luanne - Les carillons du bonheur
Ryan Carrie -La forêt des damnés

Sampioro Dominique - La petite présence
Scholes Katherine - Les amants de la terre sauvage

Setterfield Diane - Le treizième conte
Sigurdardottir Steinnunn - Le Cheval Soleil
Tardieu Laurence - Comme un père

Vann David - Sukkwan Island   
Vigan Delphine De - No et moi

Woolf Virginia - Mrs Dalloway