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Je suis une jeune femme passionnée de littérature... Mon blog sera surtout un concentré de ma plus grande passion : la lecture... Il y aura aussi quelques touches de peintures, de cinéma, de musiques et un peu de ma vie aussi... L'Or des Chambres pour un hommage à la très grande Françoise Lefèvre dont j'emprunte le titre d'un de ses livres.

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Grand-père - Marina Picasso

Grand-père

Ce livre est encore un récit. Il est écrit par Marina Picasso qui est la petite fille du grand peintre Picasso. Son enfance a été désastreuse et toxique. J'ai été un peu partagée en lisant ce livre, je pense qu'il fait partie de la catégorie des livres qui font plus de bien à l'auteur qu'au lecteur. Ce qui m'a un peu déplu c'est qu'avec ces pages on a un peu l'impression de passer du côté des voyeurs. Comme si vous étiez là, à regarder par le trou de la serrure, quelque chose qui ne vous regarde en rien. Il y a là l'amertume et la colère qui dérange et d'un autre côté il y a l'admiration pour Marina qui s'en sort d'une très belle façon. En effet j'ai trouvé la fin de cet ouvrage lumineuse et positive.
En préface une phrase de Picasso qui est une très bonne introduction pour la suite du livre :

" Pour faire une colombe il faut d'abord lui tordre le cou."

Premières lignes :
" On ne s'évade pas de Picasso. Je le sais. Je n'y suis jamais parvenue mais, à l'instant où tout à basculé, je l'ignorais encore."

Le livre commence par Marina adulte, qui craque un après-midi, alors qu'elle est au volant de sa voiture pour accompagner ses enfants à l'école. Elle a un malaise, suffoque, étouffe et stoppe sa voiture au beau milieu de la circulation. Au bout d'une demi-heure d'angoisse et de terreur elle parvient à se garer et a appeler à l'aide.
A partir de ce moment là elle comprend qu'elle ne s'en sortira pas seule et prend la décision de consulter, de voir un psy.
Son analyse durera quatorze ans...
Quatorze longues années où elle se battra contre ses démons et son mal être.

"Quatorze ans à me perdre dans mes larmes, à m'évanouir, à hurler, à me tordre de douleur, à remonter goutte à goutte le fil du temps, à revivre ce qui m'a détruite, à taire, à balbutier puis à exprimer tout ce que la petite fille puis l'adolescente avait été au plus profond d'elle-même... Ce qui l'avait rongée.
Quatorze ans de malheur pour tant d'années de disgrâce.
A cause de Picasso. "

Bien sûr on peux y lire de la haine et y voir un règlement de compte nauséabond mais ce n'est pas cela du tout. La suite vous le dira.
Et le livre tout entier tourne, finalement, autour de cette question là, qui me semble tout à fait pertinente :

" Les créateurs ont-ils le droit d'engloutir et de désespérer tout ceux qui les approchent ? Leur quête d'absolu doit-elle passer par une implacable volonté de puissance ? Leur oeuvre, fût-elle lumineuse, mérite-t-elle un aussi grand sacrifice de vies humaines ?"

Je trouve qu'elle pose là les bonnes questions... Et qui pourrait être, il me semble, relatives aux artistes en général.
D'autres diront aussi ; encore un livre sur la pauvre petite fille riche ! Et bien pas du tout. Marina Picasso et son frère ont vécu leur enfance dans la pauvreté, aussi incroyable que cela puisse paraître :

" Les jours après les jours, les semaines après les semaines, les mois après les mois... et toujours les vaches maigres. Faire attention à tout.
- Pablito, prends soin de tes vêtements, Marina, n'abîme pas tes chaussures. Pour le dessert, une banane pour deux.
Les repas irréguliers, les tartines sans beurre trempées dans le lait chaud, les oeufs brouillés à la pulpe de tomate, les pâtes sauce misère, le riz des sans-le-sou."

Le livre continue donc sur les souvenirs d'enfance de Marina.
Leur père, le fils de Picasso doit mendier pour avoir le droit de voir "le maître" :

" Mon père sonne à la grille. J'ai peur comme à chaque fois. Un bruit de pas, une clef que l'on tourne dans la serrure, et apparaît, dans l'entrebâillement d'un des vantaux de la grille, le concierge de "la californie", un viel Italien usé par l'âge et par la servitude. Il nous jauge du regard et dit à mon père ;
- Monsieur Paul, vous aviez rendez-vous à cette heure ?
- Oui, bredouille mon père.
Il a laché ma main pour que je ne sente pas à quel point la paume de la sienne est devenue moite.
- C'est bien, répond le vieux concierge, je vais voir si le maître peut vous recevoir."

Une enfance douloureuse pour Marina et son frère :

"Dès le départ, nos biberons ne contenaient pas du lait mais un venin que l'on nous distillait chaque jour davantage : celui de Picasso, de la puissance de Picasso, celui d'un surhomme qui pouvait tout se permettre et nous écrasait tous, celui de ce génie dont nous étions les otages. Comment se construire à travers de telles images ? Comment se sentir sereins devant un grand-père qui occupe tout l'espace ? Devant un père qui baisse l'échine ? Devant une mère qui, tout à l'heure, lorsque nous rentrerons, nous harcelera de  questions sur la "visite du siècle" à laquelle, bien sûr, "personne n'a voulu la convier" ?

Marina, parlant de son père :

"Aujourd'hui, je devine ses affres lorsqu'il venait affronter mon grand-père. Lui qui avait été adulé et choyé aux jeunes heures de sa vie, ne représentait plus grand-chose aux yeux de Picasso. Qu'était devenu "l'Arlequin" qui avait posé pour lui dans son costume en losanges jaunes et bleus, une ruche de tulle autour du cou ? Les inconditionnels de Picasso ont-ils remarqué à quel point cet "Arlequin" est triste sur la toile ? A quel point son regard mendie un peu d'amour ? A quel point, à l'époque, il savait qu'il ne devait pas grandir ?" 

 Picasso - Paul en arlequin[1] " Paul en Arlequin" Picasso

La seule à leur offrir l'affection dont ils ont besoin, Marina et Pablito, c'est leur grand-mère Olga. Une femme pour qui Marina a beaucoup de respect :

" Ma grand-mère Olga reste pour moi l'idéal des grand-mères, une sorte de magicienne qui avait le don d'aplanir toutes les difficultés, d'apprivoiser les démons de ma mère, de rehausser l'image de mon père, de nous apporter l'harmonie et le calme. Nous aimions le parfum de son eau de toilette, son accent mélodieux, ses gestes élégants, ses yeux pleins de caresses et son respect des autres. "
1917-1927-ballerina-Olga-Khokhlova--1891-1955--02-2-.jpg Olga peinte par Picasso

Quelle opinion avoir de Picasso quand il est votre grand-père et qu'il ne vous voit pas...

" - Monseigneur ne veut pas qu'on l'ennuie.
Tête basse, nous rebroussions chemin. Grand-père appartenait aux autres. Il n'était pas pour nous.
Nous n'arrivions pas à comprendre pourquoi tant de gens l'admiraient. A t-on le droit d'admirer une personne qui refuse sa porte à des enfants ?"

Marina et Pablito grandissent. Pablito et elle sont très proches l'un de l'autre !  Mais Pablito devient fugueur et cela se renouvele de plus en plus.

" Avec l'analyse, j'ai compris bien plus tard, hélas bien trop tard, qu'il n'avait plus d'espoir. Incapable de mettre des mots sur sa souffrance, il avait besoin de sortir du carcan de cette souffrance. Marcher à l'infini, dormir dans le creux d'un rocher, repartir au hasard des chemins le déchargeait du fardeau du réel. La recherche du vide. Le désir d'un ailleurs impalpable. "

Heureusement Marina s'accroche, elle a un but. Elle veux faire sa médecine et devenir pédiatre.

" Après une analyse, les voies que l'on a choisies cessent d'être impénétrables.
Ce n'est pas un hasard si j'ai fait ce travail. Ce n'est pas un hasard si l'on part au Viêt-nam aider des enfants en détresse."

Dimanche 8 avril 1973 : la mort de Picasso. C'est à la radio que Marina et Pablito apprennent la mort de Picasso. Ils n'ont pas revu leur grand-père depuis bien longtemps. Pablito se précipite pour voir le corps de son grand-père et lui dire adieu. Jacqueline, la dernière compagne de Picasso a donnée des ordres et on lui refuse l'entrée.
Quelques jours plus tard Pablito se suicide à l'eau de javel.
Il mourra le 12 Juillet après avoir agonisé trois longs mois.
Sa sépulture sera payé par l'argent collecté par des étudiants, ses amis du cours Chateaubriand...
La mère de Marina a ces mots, terribles :

" - Il n'y a pas de justice. C'est toi qui aurais dû mourir. "
 
L'ironie de la situation voudra que c'est Marina qui hérite de Picasso une fortune.

Les dernières pages du livre se termine pourtant d'une manière optimiste. Marina s'en sortira  d'abord grâce à son analyse. Et elle puise sa force avec ses enfants, deux naturels et trois adoptés. Même sa colère envers Pablo Picasso s'apaisera :

" Muré dans son oeuvre, il avait perdu tout contact avec la réalité et s'était replié dans un monde intérieur impénétrable. Cette oeuvre était son seul langage, sa seule vision du monde.../...
Lui qui a traversé son siècle ne vivait pas comme ses contemporains. D'ailleurs, il ne les voyait pas. La vie n'était pour lui qu'un carnet de dessins, un livre d'images "croquées" au fil de sa fulgurante créativité.../... 
Qui étions nous pour prétendre violer l'arène  dans laquelle il combattait.../...
A la fin de sa vie, pour rester seul et créer avec ses dernières forces, il avait rejeté tout le monde. Nous en faisions partie. "
 
Ce qui importe, finalement, c'est ce qu'elle fera de l'héritage de Picasso, comme pour l'alléger...
L' argent servira à construire une fondation au Viêt-nam, elle fera batir un village qui accueillera des enfants dévaforisés, c'est là qu'elle y adoptera ses trois derniers enfants.

Son action ne s'arrête pas là, elle fait creuser des puits, s'occupe des retraités et des anciens combattants et fait percevoir des bourses à deux cents étudiants. Elle fait restaurer des hopitaux, ect...
Au final, devient une femme formidable...

                                                                   Image manquante
Grand-père
Marina Picasso
Editions Denoel et Folio

42823900 p[1]
    Ce livre fait parti de ma PAL



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M
Beaucoup d'émotion en voyant la photo de Pablito sur la table de nuit de Marina,car j'ai vécu son départ avec une grande douleur et son ressenti vis a vis du peintre est aussi celui que, je ressent. J'aimerai pouvoir parler avec elle de tout cela car je vais avoir bientot 77ans et je voudrai lui faire un cadeau que j'ai toujours conservé depuis 50 ans. MICHEL de la colline de GOLFE JUAN
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J
c'était l'émission d e Mireille Dumas qui parlait des célèbres héritiers<br /> A bientôt<br /> JA
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A
Picasso... Un PN , pervers narcissique. Ce n'est pas un homme, mais un toxique et néfaste individu, sans sentiment, sans émotion, sans compassion. Rien, aucun éclat, aucune beauté ; il EST VIDE. <br /> Je vis une histoire semblable à celle de Marina, Madame Marina. Un malade qui vous paralyse, humilie, blesse, ment, manipule, fait douter de vous-même, transforme tout à son avantage, affabule, sans scrupule, abuse, utilise, trompe, utilise jusqu'à, ou vous perdez votre âme, vos sens, vous devenez vulnérable, fragile, sensible, démunie et seule... C'est aussi violent que horrible... J'ai mis 5 ans à comprendre, à fuir, à me reconstruire. Je pleurs encore de cette malheureuse expérience. Encore fragile et triste. Le livre de Marina est le reflet de ce MALADE pICASSO. PETIT picasso. Elle écrit avec pudeur et délicatesse sa douleur tellement grande, c'est tellement inhumain... Et je la comprends tellement bien, et je sais parfaitement de quoi parle t elle... C'est un livre à lire absolument. Merci à Marina.
L
<br /> <br /> Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me répondre  Je vais voir si je peux revoir ça en replay.<br /> <br /> <br /> Bonne soirée JA, et à bientôt<br /> <br /> <br /> <br />
J
j'ai vu ce soir un reportage sur Marina; cette femme est intelligente on sent qu'elle a vraiment souffert<br /> bravo pour votre article<br /> A bientôt<br /> JA
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L
<br /> <br /> Merci pour votre passage chez moi JA, sur quelle chaine était cette émission ?? Et quel en était le titre ? Je l'ai loupé mais je pourrais essayer de le voir de le net, merci d'avance<br /> pour votre réponse. Une femme admirable oui, qui a fait de cet héritage une réusssite !<br /> <br /> <br /> L'or<br /> <br /> <br /> <br />
P
Ici Pierrot<br /> Rêveur équitable du Québec<br /> <br /> très émouvant cet hommage<br /> à Picasso par Marina sa petite fille<br /> merci:)))<br /> <br /> Dans le cadre de mon vagabondage poétique<br /> blogues-musée pertinents mais aléatoires<br /> pour mon oeuvre littéraire pertinente mais aléatoire<br /> <br /> Permettez-moi<br /> de vous offrir une de mes chansons<br /> <br /> MON AMI LE PEINTRE<br /> <br /> COUPLET 1<br /> <br /> mon ami le peintre<br /> mon ami le peintre<br /> <br /> Luc Lavoie<br /> du lac à beauce<br /> <br /> tout le Québec<br /> un jour saura<br /> <br /> que t’es un vrai<br /> un immense<br /> coloriste<br /> secret<br /> <br /> REFRAIN<br /> <br /> à moi les murs<br /> la terre m’abandonne<br /> <br /> toute ta peinture<br /> me révolutionne<br /> <br /> ta signature<br /> enflamme la mienne<br /> au bout d’mon écriture<br /> <br /> ta signature<br /> enflamme la mienne<br /> au bout d’mon écrtiture<br /> <br /> COUPLET 2<br /> <br /> à 20 ans<br /> le peintre cézanne<br /> savait déja<br /> <br /> qu’après sa mort,<br /> il serait reconnu<br /> <br /> comme le plus grand<br /> du 19ème siècle<br /> <br /> quand il eut du succès<br /> à la fin de sa vie<br /> <br /> dans une exposition<br /> tenue à Paris<br /> <br /> il resta<br /> bien sagement<br /> <br /> dans son village<br /> chez lui<br /> <br /> COUPLET 3<br /> <br /> à 20 ans<br /> le vagabond que je suis<br /> savait déjà<br /> <br /> qu’après sa mort<br /> il serait reconnu<br /> <br /> comme l’un des plus nus<br /> du 21ème siècle<br /> <br /> avec les mains tendues<br /> vers son doux créatreur<br /> <br /> dont les mots disparus<br /> ont fait danser les heures<br /> <br /> en marchant tendrement<br /> entre deux océans<br /> <br /> la porte du paradis<br /> celle des petits enfants<br /> <br /> FINALE<br /> <br /> Ozias Leduc<br /> serait fier de nous<br /> <br /> mon génial ami Luc<br /> <br /> car ma vie disait-il<br /> est mon unique<br /> aventure<br /> <br /> Pierrot<br /> vagabond céleste<br /> <br /> www.enracontantpierrot.blogspot.com<br /> www.reveursequitables.com<br /> <br /> www.demers.qc.ca<br /> chansons de pierrot<br /> paroles et musique<br /> <br /> sur google,<br /> Simon Gauthier, conteur, video vagabond celeste<br /> <br /> merci<br /> <br /> Pierrot, rêveur équitable du Québec
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L
<br /> <br /> Merci Pierrot, bienvenue chez moi et merci pour ta chanson <br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Je n'ai pas lu ce livre, mais quand il est arrivé à la bibliothèque j'ai été à deux doigts de l'emprunter. Pour la même raison que toi : le parcours d'une femme qui tente de panser les blessures<br /> d'une enfance en manque d'affection et qui s'en sort finalement. Affronter ses blessures est chemin de guérison lorsqu'on peut aller jusqu'au bout, enfin, le plus loin possible.<br /> Personnellement, j'apprécie Picasso, toute sa recherche picturale et le renouveau qu'il a apporté dans la peinture et plus largement. Je suis loin d'en être une spécialiste, mais j'aime ses œuvres,<br /> même quand elles me dérangent un peu. Elles me font creuser par delà les apparences du "beau", quelque chose de plus profond : l'être avec sa force vitale et ses contradictions, l'être souvent<br /> écorché qui transcende ses blessures par une recherche effrénée d'une vérité qui lui échappe sans cesse, mais qui lui est indispensable. Donc, j'aime l'œuvre de Picasso, mais j'ai du mal à admettre<br /> qu'il ait été si froid et distant avec ses propres enfants et petits-enfants.La vie quotidienne, toute simple, se révèle souvent compliquée lorsqu'on atteint un tel niveau de recherche intérieure<br /> et de génie. Il n'y a pas de réponse à cela. Et en même temps, n'est-ce pas rassurant de voir qu'il n'existe pas de surhomme qui pourraient réussir dans tous les domaines. Beaucoup en seraient très<br /> jaloux. Là, on s'aperçoit qu'il a usé de sa liberté à un moment, qu'il a fait un choix, et qu'après d'autres ont du avec lui en assumer les conséquences.<br /> Tout comme Servanne, je me retrouve bien dans ta façon d'analyser. Un gros travail !<br /> <br /> <br />
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L
<br /> La guérison est possible mais pas seule je pense. Elle a quand même fait quatorze années d'analyse...<br /> Quand à Picasso, je ne lui cherche pas des excuses, mais je pense qu'il était tellement dans son monde et concentré sur ce qu'il devait faire (avait-il d'autres choix que d'exprimer son art ?)<br /> qu'il n'a même jamais eu conscience du mal qu'il a fait à sa famille...<br /> Je te remercie pour l'attention que tu portes à mes billets. Bonne nuit et à bientôt Lily !<br /> <br /> <br />